‹ Le livre (volume 5)Chapitre 28 sur 173 · ACADÉMIE DBS SCIENCES MORALES ET POLITIQUES · texte numérisé non relu

ACADÉMIE DBS SCIENCES MORALES ET POLITIQUES

Séance du 21 janvier.

Ouvrage présenté, — Ch. Grad : Les assurances ouvrières en Allemagne.

Lecture. — E. Bontrouz : Le philosophe allemand Jacob Bahme.

Séance du 28 janvier.

Ouvrage présenté, — Boumais et Pauius : La France en Indo-Chine,

Lecture, — Beaussire : Questions du droit des gens. — Burin des Roziers : Note sur un Manuel de V administration des mines.

Communication. — Note sur V Album de statistique graphique de 1886, publié par le ministère des ira vaux publics.

Séance du 4 février.

Ouvrages présentés. — Lehr : Manuel théorique et pratique des agents diplomatiques et consulaires français et étrangers. — Lagasse : Les sociétés coopératives belges.

Lecture. — J. Levallois : Une évolution philosophique au commencement du xix* siècle (Senancour).

Séance du 11 février.

Lectures. — - J. Levallois : Senancour. — £. Rendu : Le comte Sclopis.

Au cours de la séance, l'Académie a nommé, dans la section de morale, un membre ordinaire, à la place vacante par suite du décès de M. Caro.

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

Voici, avec les noms des candidats, le résultat du scrutin auquel Sy votants ont pris part :

MM. Charles Waddington .

Edmond de Pressensc.

Funk-Brentano . . . .

Ludovic Carrau. . . .

Gabriel Compayré . .

19 voix. Élu.

SOCIÉTÉS SAVANTES

Académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen, — Cette académie décernera en 1889 le prix Lair à l'auteur de la meilleure Étude sur Thomas Corneille. Ce travail devra comprendre les traductions du poète, ses ouvrages de grammaire et ses travaux géographiques. Le prix est de 2,000 francs. Les' mémoires devront être envoyés le 3o juin 1889, dernier délai.

BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES ET PRIVÉES

FRANGE

Archives nationales. — Par décret en date du 25 janvier 1888, M. Gustave Servois, archiviste paléographe, inspecteur général des archives et des bibliothèques, ancien préfet, est nommé garde général des Archives nationales, en remplacement de M. Alfred Maury, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Bibliothèque de VArsenal. — Par décret en date du 25 janvier 1888^ M. Georges Robertet, ancien professeur de rUniversité, chef du bureau des bibliothèques au ministère de ^instruction publique, des cultes et des beaux-arts, est nommé administrateur de la bibliothèque de l'Arsenal, en remplacement de M. Edouard Thierry, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

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Bibliothèque de V Union centrale des Arts décoratifi, — > L'Union centrale des Arts décoratifs a décidé de donner un plus grand développement aux collections de la bibliothèque qu'elle possède place des Vosges, 3. En même temps qu'elle exposait, dans la galerie des conférences de cet établissement, un choix de modèles propres à renseignement du dessin fait dans le fonds de son atelier de moulages, elle entreprenait la création d'un recueil de gravures d'ornement anciennes et modernes et de reproductions photographiques.

La première partie des collections est dès maintenant mise à la disposition du public. Elle comprend une suite de modèles classés chronologiquement, dans laquelle on trouve les aspects successifs de la décoration intérieure de l'habitation avec tous les détails qui composent son ameublement. D'autres portefeuilles montrent l'histoire de la ferronnerie et de la serrurerie, celle de la bijouterie et de la joaillerie ainsi que celle de l'orfèvrerie civile et religieuse. Une division destinée à prendre un développement considérable est consacrée à la décoration du livre et comprend la suite des frontispices, des encadrements, des culs-de-lampe et des vignettes, depuis les impressions xylographiques du xv* siècle, jusqu'aux gra-

cieuses illustrations du dernier siècle et jusqu'à notre époque.

Par suite du développement donné à ces séries de gravures, la bibliothèque de l'Union centrale sera désormais en mesure de répondre aux demandes qui lui seraient adressées pour l'étude des diverses manifestations de la production artistique.

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ETRANGER

Suisse. — Bibliothèque de la ville de Zurich. — M. Tiesing vient d'être nommé conservateur de la bibliothèque de la ville de Zurich.

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Angleterre. — La Bibliothèque nationale et leBritish Muséum. — Le Temps a publié tout récemment un article qui a fourni matière à une intéressante polémique. Il s'agit d'une comparaison entre le mérite et les avantages du British Muséum et de la Bi* bliothèque nationale. Ces deux grandes bibliothèques rivales, celle de Paris et celle de Londres, ont publié récemment la statistique du chiffre de lecteurs qu'elles reçoivent en un an et du nombre de livres qu'elles communiquent aux lecteurs. Le Temps affirme que cette statistique n'est nullement à la gloire de notre établissement national. Il en résulte, dit-il, que le British Muséum communique dans l'année environ cinq fois plus de livres que notre Bibliothèque, et cela, à trois fois plus de lecteurs. Un tel phénomène mérite, à coup sûr, qu'on le remarque et qu'on en recherche les causes.

Ces causes sont fort simples — toujours d'après le Temps, Elles se réduisent, en somme, à ce fait que le British Muséum facilite de toutes façons au public lettré l'accès de ses trésors, tandis que notre Bibliothèque semble prendre à tâche de rebuter ce public. Les détails de la comparaison sont instructifs :

« Le British Muséum est ouvert de neuf heures du matin à huit heures du soir en toute saison (grâce à la lumière électrique établie dans sa salle de travail depuis neuf ans déjà). La Bibliothèque nationale n'est ouverte que de dix heures du matin à quatre heures après midi, et pendant ce court espace de

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temps tout ce qui peut être imaginé pour rebuter le lecteur est mis en usage par les employés. Non seulement il faut attendre très longtemps pour obtenir un livre (parfois plusieurs jours), mais chaque lec* teur est considéré à priori comme un malfaiteur, et, pour prévenir les effets de la manie du vol qu'on semble supposer innée chez lui, il n'est pas de combinaisons compliquées auxquelles on n'ait recours. A peine entrez-vous dans la salle du travail, qu'un fonctionnaire en uniforme vous met dans la main un bulletin personnel, sur lequel vous avez à inscrire votre nom et votre adresse, en vous gardant avec soin d'y ajouter la moindre mention des livres que vous désirez. Vous remettez ce bulletin à un sous-conservateur, qui vous largue alors un bjtlletin de demande ou deux au plus, pour y inscrire à nouveau vos nom et adresse et cette fois, le titre du volume demandé. Si ce livre ne se trouve pas dans le catalogue des ouvrages historiques, ou dans un pauvre petit catalogue des livres publiés dès 1881 — les seuls qui soient accessibles au public, vous devrez porter avec soin sur votre bulletin le lieu et la date de publication du volume, ou vous vous exposez à l'attendre indéfiniment.... Mais supposons le volume trouvé. Croit-on qu'il arrive immédiatement au lecteur/ Il s'en faut d^ beaucoup : le volume est d'abord remis à un employé qui en inscrit le titre, le numéro, etc., sur le bulletin n® i, qui l'abandonne à lui-même. Alors seulement, et en prenant ses aises, un nouveau fonctionnaire en uniforme l'emporte avec une pile d'autres volumes et finit par vous le remettre en faisant sa tournée.

a Voulez-vous partir, c'est toute une affaire. Il faut rapporter le volume au détenteur du bulletin n*' i et bien s'assurer qu'on le marque rendu. Le cerbère qui veille à la porte ne vous laisserait point passer sans ce document. Il y a plus : il ne vous laissera pas sortir, même avec ce document, si vous emportez un objet quelconque ressemblant à un livre, que ce soit un portefeuille, une serviette d'avocat ou un simple cahier de deux sous : cela nécessite un lais» ser*passer spécial, signé par un conservateur.

a Ajoutons que pendant tout le cours de vos travaux vous avez l'avantage de vous voir surveillé par un gardien en uniforme et chapeau à claque, qui ne vous perd pas de l'œil.

« Si le livre que vous demandez a une valeur particulière, vous ne pourrez le consulter qu'à la table de la réserve, où siège, sur un fauteuil élevé, un autre employé qui a pour fonction de vous surveiller.

« On ne vous fournit ni plumes ni papier buvard : tout ce qu'une administration paternelle vous alloue, c'est de l'encre; cette encre est contenue dans un récipient octogone, très lourd et difficile à glisser dans la poche; sans quoi on peut tenir pour certain qu'il serait enchaîné.

« Outre la salle de travail, il y a une salle publique ouverte au public sans carte et contenant environ 80,000 volumes. Là aussi les précautions les plus minutieuses sont prises pour que le lecteur n'emporte pas la moindre portion de la fortune publique.

a Enfin les bulletins de la Bibliothèque nationale sont gardés par elle au lieu d'être rendus au lecteur, ce qui l'oblige à renouveler ses écritures vingt fois de suite si vingt fois de suite il a besoin du même volume. »

On peut se demander, continuait le Temps, ce que la Bibliothèque nationale fait de ces précieux bulletins, si elle les collectionne et les classe par séries. Elle pourrait au moins, dans ce cas, s'en servir pour faire la statistique des ouvrages les plus fréquemment demandés et la communiquer au public. Mais sa seule préoccupation paraît être d'empêcher ce malheureux public d'arriver aux livres dont elle a la garde.

Ajoutons, comme dernier détail, que notre Bibliothèque nationale n'a pas à sa disposition la moffiê de la somme annuelle que le British Muséum peut consacrer à à&s achats de livres et de manuscrits. De telle sorte qu'au lieu de conserver sa supériorité, au moins pour la beauté de ses collections, elle tend de plus en plus à perdre cette avance. Le Temps disait encore qu'il ne faut pas* oublier tous les perfectionnements introduits depuis cinq ou six ans au British Muséum^ la salle spéciale des « journaux et périodiques B, si commode pour les travailleurs; son admirable collection de « dessins originaux », qui s'arrondit tous les jours; son «cabinet des estampes», déjà plus complet que le nôtre, même en ce qui touche aux artistes français.

PUBLICATIONS NOUVELLES Ouvrages récemment parus. — Bibliographie du mois»

Paris. — Province. — Etranger»

FRANGE

— Une nouvelle édition '— la troisième — du Dietionnaire d*étymologie française, par A. Scheler, a paru chez Vievveg.

— Les questions d'économie rurale intcresàcnt en France un grand nombre de personnes, et cela doit être, puisque l'agriculture constitue une des branches les plus importantes de la richesse nationale. Un traité des Bâtiments ruraux, à la fois clair et technique, conçu sur les données les plus neuves, coiï\-

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

prenant la description des habitations des cultivateurs, des logements d'animaux, des locaux destinés à Femmagasinement des récoltes ou des produits, des constructions propres à recueillir et conserver les fumiers et engrais divers, est inséré dans la 1 17* livraison de la Grande Encyclopédie f(\\i\ contient en outre un article intéressant sur le Battage des céréales, — On souscrit à roavrage complet au prix de 5oo' francs, payables 10 francs par mois.

— La Musique de Rollinat. — « C^est le prolongement de la poésie », s'écria un jour Leconte de Lisle après Paudition de quelques mélodies du poète des Névroses et de P Abîme, chantées au piano par Tauteur* I^s musiciens — de métier — se complaisent à reprocher à ces mélodies ce quMls appellent des incorrections de style. Nous leur répondrons : Si vous le voulez, cela n'est pas de la musique, c'est plus beau que de la musique! Toujours greffée sur de précises paroles de nature ou sur de profondes et souvent cruelles analyses du cœur de Thomme, elle semble constamment doubler la valeur des mots et les rend en quelque sorte lumineux» Ne cherchez rien de comparable à aucun maître connu. Tâchez d'imaginer les plus beaux vers des Fleurs du mal ou des Névroses dégageant leur âme en ondes sonores, soudain violentes comme les plus violentes passions, soudain plus douces que Tamour, plus bleues que les yeux bleus, plus fraîches que les roses, toujours ensorcelantes. De la musique étrange ! pense-t-on d'abord. De la musique naturiste, vient-on à se dire après quelques auditions. De la musique toute nue! et prodigieusement mariée cependant aux transparentes et miroitantes pierreries d'une harmonie qui enveloppe et côtoie la mélodie, comme feraient d'autres mélodies sœurs de la mélodie première. Qui interprétera de tels chants? Des initiés, des curieux d'art d'abord, et un jour, par fatigue des éternelles sérénades d'opéras, après une tentative heureuse d'un amateur audacieux, les salons parisiens tout entiers, plus dilettantes, plus avides que Ton ne pense, de subtiles sensations, mais paresseux de découvertes et ne croyant qu'avec méfiance à l'apparition d'un talent réel, surtout s'il est dénoncé comme original.

Après les trente mélodies«déjà parues chez Hartmann et Lemoine, dix autres sont mises en vente par Félix Mackar, 22, passage des Panoramas : la Chan^' son des yeux, la Neige, Nuit tombante, Tranquillité, les Deux serpents, r Aboiement des chiens dans la nuit, les Yeux morts, la Maladie, la Folie, les Larmes du monde.

C'est là un événement artistique sur lequel nous attirons l'attention des lecteurs du Livre,

" M. l'abbé Fabre, auquel ses études littéraires sur le xvii" siècle ont valu une récompense de l'Académie française, vient de consacrer un volume aux Ennemis de Chapelain. Le livre a paru chez Thorin,

— Vient de paraître le 14* fascicule du 2* Supplément au grand Dictionnaire universel du XIX' siècle de Pierre Larousse.

Les 41? articles de ce fascicule sont. d'un intérêt tout actuel. Parmi les très nombreuses biographies qu'il renferme, nous citerons notamment celles de Claude Bernard, de Paul Bert, de Bersot, de Berthelot, de Bidel, du peintre Besnard,de Sarah Bernhardt et du comte de Beust, dont les Mémoires viennent de paraître en Autriche. Le traité de Berlin, dont la violation par les Bulgares agite depuis deux ans les chancelleries, est méthodiquement expliqué dans chacune de ses dispositions essentielles, et la conférence africaine, tenue dans la capitale de la Prusse en 1884-85, fait l'objet d'un article spécial. Citons aussi deux longues études sur le Benthamisme et le Berkeleyisme, un remarquable travail sur la benzine, des renseignements nouveaux sur les bibliothèques, etc. — Prix du fascicule : i fr. 10.

—' M. Lintilhac, agrégé de l'Université, vient de consacrer une étude à Beaumarchais. Le volume a paru à la librairie Hachette, sous ce titre : Beaumar» chais et ses œuvres; précis de sa vie et histoire de son esprit, diaprés des documents inédits.

— La cinquième livraison de l'Age du romantisme vient de paraître; elle est consacrée à Prosper Mérimée.

— M. Jules Lemaître fait paraître à la librairie Lecène et Oudin la première série de ses Impressions de théâtre. Voici le sommaire 'de ce volume : Corneille, Molière, Racine, Shakespeare, A. Vacquerie, Murger, G. Sand, A. de Musset, A. Dumas fils, Meilhac et Halévy, Meilhac, Gondinet, Renan; la décora' tion des comédiens; les ballets; Tolstoï, Crémieux, Gyp et /a Vie Parisienne.

— Signalons l'apparition d'un nouveau volume de M. Imbert de Saint-Amand. Ce livre est une étude sur M^' de Girardin.

^- Les membres de la Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France viennent de recevoir le tome XIV des Mémoires de la Société, ainsi qu'une planche photogravée représentant le Pont-au-Change et le Palais en 1787.

— Sous ce titre : Un érudit au xix* siècle, M. le docteur Ch. Dufay, sénateur, vient de publier chezRouquette une très importante étude in-8* de 3oo pages (prix : 6 francs) sur notre très cher et regretté collaborateur Armand Baschet et son œuvre.

Ce livre n'est pas une sèche et froide biographie. C'est une véritable résurrection.

Par un procédé physio-psychologique qui décèle tout d'abord la profession de Fauteur, M.leD'Dufay fait apparaître aux yeux de tous ceux qui ont connu Baschet; le iettré original, le chercheur infatigable, le camarade amusant qui savait se faire aimer de tous — même de ses créanciers.

Compatriote d^Armand Bkschet) l'auteur le prend dès son enfance et montre la maison paternelle, dont les fenêtres avaient pour horizon Télégante façade François I*' du château de Blois. Il attribue aux premières impressions qu'en reçut l'enfant, le développement de son goût passionné pour les merveilles de la Renaissance.

Par une évolution naturelle, il arriva que Thistoire du XVI" siècle séduisit plus tard cet esprit curieux et amoureux des grandes choses de la littérature et des beaux-arts.

De là ses excursions à travers l'Europe, ses séjours dans les bibliothèques et les archives, en Angleterre, en Allemagne, en Autriche, en Italie, — à Venise surtout, qui était devenue pour lui une seconde patrie.

C'est là qu'il fît la découverte des documents qui furent Torigine de ses ouvrages les plus importants. C'est a Taide des Relarioni des ambassadeurs vénitiens, ces investigateurs perspicaces, auxquels rien n'échappait, que Baschet a écrit l'histoire secrète des événements et des hommes de cette époque prodigieuse. Récit cent fois plus intéressant qu'un roman d'aventures, et dont M. le D' Dufay a fait une analyse qu'aimeront à parcourir ceux qui n'ont pas à leur portée les livres d'Armand Baschet déjà devenus rares.

L'auteur raconte, non sans émotion, les derniers moments de son ami, et termine son travail par un résumé bibliographique des œuvres de cet erudit du XIX* siècle.

— M. R. Cagnat vient de faire paraître à la librairie Vieweg la troisième livraison de la traduction de VHistoire romaine de Mommsen.

— Le directeur de la Revue rétrospective, M. Paul Cottin, vient de faire paraître la Correspondance inédite du marquis d'Éguilles, d'après les autographes originaux conservés à la bibliothèque de l'Arsenal et au ministère des affaires étrangères. Cette correspondance s'étend de l'année 1745 à 1748. Une étude historique sur le protégé de Bachaumont ouvre ce volume.

— M. Darantière, l'imprimeur-éditeur dijonnais, vient de faire paraître une nouvelle plaquette : les Volontaires du canton de Nuits de 17 g i à ijgS* L'auteur de cet opuscule est M. Emile Bergeret, de Nuits.

— M.Ch.d'Héricault fait paraître en livraisons illustrées et de format in-4*, à la librairie Didier, une his-

toire de la France révolutionnaire. La compétence de M. d'Héricault, pour tout ce qui touche à cette période de notre histoire, nous est un sûr garant du succès qui accueillera cet ouvrage.

— La librairie de la Revue indépendante vient de publier une nouvelle œuvre de M. Francis Poictevin : Paysages,

— Le septième fascicule de l'ouvrage de M. H. Béraldi sur les Graveurs du xix" siècle vient de paraître. Ce fascicule, qui contient 90 noms, va de Gavarni à Guérard,

— M. René Kerviler vient de faire paraître le quatrième fascicule de son Répertoire général de btûbibliographie bretonne. Il comprend les lettres BAR- BEC.

ETRANGER

Allemagne. — En ces temps derniers, les traductions de livres français ont fait fureur en Allemagne; nous citerons entre autres : Tentation et Zita, de H. Malot, chez Eugelhorn, à Stuttgart; Poésies d'Alfred de Musset, chez S. Schottlaender, à Breslau; Un violon russe, de H. Gréville, chez Reichel frères, à Augsbourg; Histoire d'hiver, de Melchior de Vogué; Renée Mauperin, de Concourt, chez Reclam, à Leipzig.

— La librairie Asher et C< de Berlin (Peelman et C*, à Paris, 18, rue de l'Ancienne-Comédie), annonce une nouvelle édition du grand Webster* s Dictionnary of the english language. La publication sera complète en i5 livraisons et achevée cette année.

— Nous signalons avec empressement à tous ceux de nos lecteurs qui aiment la lecture attentive et instructive des grandes œuvres, la nouvelle édition que donne la librairie Henninger, de Heilbronn (Paris, Peelman et C'*, 18, rue de TAncienne-Comédie), du Faust de Gœthe, avec introductions, notes, commentaires, variantes et glossaire, par K.-J. Schroer.

Faust ainsi annoté ne forme pas moins de deux volumes, qui d'ailleurs se vendent séparément : le premier Faust, c-3o4 pages, et le second Faust, cxiv- 440 pages, soit en tout plus de gSo pages tant pour le texte que pour le commentaire. C'est dire a?ec quelle patience infatigable le second suit le premier pas à pas, ligne à ligne, et, en faisant assister à la genèse de chaque pensée du grand écrivain, permet la compréhension complète d'une œuvre inégale, souvent diffuse, mais incontestablement grande. Le travail de M. Schrôer est une besogne de bénédictin; des nombreuses éditions annotées de Faust, celle-ci est sans contredit une des meilleures, sinon la meilleure.

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

ISl

Le mfniE éditeur a publié dernièrement, dans fù colkcuon des Deutsche Litltralurdenkmale des 1 S und iqjahrhunderis \moDaaient de la litlérature allemaddc: du xviii* et du iix' siècle), deux volumes ; Jit MUhrast, une comédie de K.-G. Leasing, le frère du grand Lessing, et li: Buch der Lieder de Henri Heine. L'attraii de ces édiiions eat dans l'étude qui jTccede chaque volume et aussi dans cetce circoniiance que les êdiieurs s'efforcent de rétablir acrupuleusemeni les textes primitifs.

— Il est à Stuttgart deui liommes dont la collaboration date depuis quelques années seulement et n'en a pai rnoins donné les résultats les plus remarquables : nous voulons parler du professeur J. Kûrathnir M de l'éditeur W. Speinann. Celle entente amii>ie semble d'ailleurs reposer sur des affinités de lempérament, car si M. KQrschner a la hardiesse de concevoir des œuvres de U plus grande importance, M. Spemann a plus de hardiesse encore en cniiageant des capitaux considérables dans les enirerrises tentées par M. KQrschner: la confiance qu'il» ont en eui a eu ceci de bon jusqu'à présent que, grâce aux sacrifices résolument faits par chacun d'eux, ila sont timjours arrivés au succès le plus éclatant. Leur mérite est d'autant plus grand que le plus souvent ils %i lançaient dans des voies nouvelles, en plein

lu. Aini

ailla

ment à marcher de l'avant la ccilleclion Spemann Isniiran deux cents volumes lituellement) dont il t'est vendu des centaines de mille d'exemplaires; la Dtutsch national-Litteratur (près de cent volumes rarus), édition luxueuse et savante, à très hss prix, ■li-s auteurs classiques flilernands; Vom fel$ giim

un mardi fr. 25) une centaine de pages à trois colin Diclionaaire de la conversation d'un genre tout nouveau ei d'une allure très originale. Cet ouvrage a isr ses pareils de très considérables avantages: il contient d'abord tes mêmes éléments et donne tous les renseignements qu'on peut demander à une publi-

e genre

n dic-

iior.niire complet de la langue allemande dont tous lu mots sont relevés et accompagnés de leur signiticiiion dans les langues suivantes: bohémien, danois, i^glaii, espagnol, français, grec, hollandais, hongrois, iialien, latin, russe et suédois, soit deux langues nories et dijr langues uis/antes. De plus, une colonne lupplêmen taire, placée près de la marge extérieure de chuquc page, donne la liste alphabétique de tout les mois de ces douze langues, sans classement par linsue, de sorte que l'on peut y chercher et y trouver un mot quelconque et en obtenir la signjlication tout t" ignorant à quelle langue il appartient. De ceci il

résulte donc que le Pierer's Konversalion-Lexikon, refondu par M. KQrschner, renferme un dictionnaire de la conversation, un dictionnaire complet de la langue allemande et vingt-quatre dictionnaires complets de langues étrangères.

On comprend aisément les mérilesdeM. Kûrschner, qui n'a pas reculé devant une tflche aussi énorme, mais il faut aussi accorder les plus sincères éloges à l'éditeur Spemann qui publie l'ouvrage à un prix de

de la conversation existant actuellement. L'ouvrage de M. Karschlier paraîtra (à Paris chez Peelman, i8, rue de l'An ci en ne- Comédie) en a3o livraisons à 5o centimes et formera I2 volumes de chacun 800 pages i trois colonnes compactes, ornés de 74 cartes coloriées et de 3zo planches dont un grand nombre de coloriées également. Comme exécution matérielle, il peut rivaliser avec tous les ouvrages similaires qui coûtent au moins zoo francs en général.

Nos plus vives félicitations à MM. Kûrschner et W. Spemann qui sont avant tout des hommes de progrès et payent de leur personne pour faire triompher leurs idées.

— A. Hartieben, le grand éditeurde Vienne, ai une belle édition illustrée richement des œuvres de P. K. Rusegger, l'écrivain autrichien populaire entre

A Vienne également vient de paraître, sur l'ioitialive des imprimeurs de la ville, un ouvrage important : Wiena Buchdruckergeschichle, 1482-1^83 (Histoire des imprimeurs viennois). Celle publication forme deux forts volumes illustrés et coûte 60 francs

r papic

prix de 100 francs); elle a pour auteur A. Mayer et pour éditeur W. Friek (Peelman et C"; à Paris, 16, rue de l'Anclenne-Comédie).

A Vienne encore, une grande revue bi-mcnsuelle Wiener Mode{La mode viennoise), éditée avec le plus grand luxe, à laquelle son directeur — Ziegler, le traducteur de Zola — sait donner une allure toute particulière, grAce à un supplément littéraire dont toutes les parties sont signées par les premiers écri-

— Les mémoires du duc Ernest de Saie-Cobourg- Goiha, dont nous annoncions dernièrement la publication, ont eu un grand succès; trois fortes éditions ont déjà été écoulées. Seul le tome premier a paru

mers volumes ne seront pas euiies avant longtemps : leur publication est suspendue jusqu'à nouvel ordre, pour motifs politiques. ,

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