BEAUX-ARTS
— Archéologie — Architecture — Arts industriels —
Les Arts modernes de rillustration, sous la direciion de Cari von Lûtzow. I. La Gravure sur bois. Un magnifique vol. grand in-4<' contenant 48 planches hors texte et 234 illustrations dans le texte. Vienne, Gesellschaft fur vervielfaltigende Kunst, 1887. — Prix : 36 francs.
La Société de propagation des arts graphiques de Vienne, qui publie Die graphiBohen Ktinste, la revue artistique peut-être la mieux fabriquée, et qui fait graver de remarquables estampes telles que la Fête de tous les saints de Durer, et V École d* Athènes de Raphaël, vient d'éditer un ouvrage de premier ordre, sur lequel nous attirons la sérieuse attention des amate-urs.
L'ouvrtkge entier (écrit en allemand) doit embrasser tous les procédés contemporains de reproductions graphiques et former 4 volumes. Le premier, actuellement terminé, est consacré à la gravure sur bois ; le second, paru en partie, traitera de la gravure en laille-douce; les autres, rapidement conduits, comprendront Feau-forte, la lithographie, l'héliogravure et les nombreux procédés de gravure chimique.
Le premier volume, formant d'ailleurs un tout complet, est précédé d'une importante introduction du savant D' de Lûtzow, une des autorités scientifiques et artistiques de l'Allemagne, à qui l'on doit, pour ne citer qu'un de ses ouvrages, le grand Atlas des monuments de l'art. Cette introduction n'est pas spéciale à la gravure sur bois; elle embrasse l'ensemble des reproductions graphiques. C'est une véritable histoire, théorique et pratique, de l'art de l'illustration .
Le xix^ siècle est une époque de grandes transformations et de grands progrès pour les «rts graphiques. Leur tendance, leur but toujours poursuivi et souvent atteint est de se rapprocher de la Nature. Or, pour eux, la Nature est le tableau, la statue, le dessin qu'ils ont à reproduire. L'exactitude, non pas seulement celle de l'effet, mais la précision des forâmes est la qualité maîtresse. Il ne faut plus de ces • belles infidèles » du xviii* siècle, estampes sans doute gracieuses, mais ressemblant peu au modèle.
Après avoir été à peu près abandonnée pendant deux siècles, la gravure sur bois est remise en honneur, surtout par l'AngJais Thomas Bewick; au même moment, les frères Unger travaillent en Allemagne au relèvement de la xylographie, Blasius H6-
fel en Autriche, et surtout le maître contemporain, Louis Richter, chef des écoles de Dresde et de Leipzig. Mais, dit M. de Lûtzow, les Français étaient depuis longtemps les maîtres pour les vignettes et les vues : « Le livre, comme œuvre d'art harmonique entre le texte et les gravures, a atteint en France, depuis quarante ans, une hauteur où l'Allemagne arrive à peine aujourd'hui. »
La même justice est rendue à la France pour la lithographie ; ses grands progrès pour le noir et la chromo, sont dus à l'Alsacien Engelmann. Encore ne parlc-t-on pas assez de Lemercier, mort il y a deux ans, chargé d'années et de gloire, après avoir, par ses mains et son esprit, poussé cet art aux dernières limites ae la perfection. La taille-douce aussi, Henriquel-Dupont en tête, fut toujours, en France, maîtresse et inspiratrice du mouvement artistique. Elle y fut d'ailleurs protégée d'en haut : la chalcographie du Louvre avait remplacé celle du Vatican.
Quant aux procédés modernes, enfants de la chimie et de la photographie, l'auteur les montre brièvement pour ce qu'ils sont : une aurore qui sera prochainement un éclatant soleil. Ils ne détrôneront pas les anciennes méthodes, en ce sens seulement qu'on peut être artiste en étant graveur et que telle planche présente de ce fait un ragoût personnel des plus intéressants. Mais traduction sera toujours plus ou moins trahison, et il est incontestable que lu reproduction directe, soit de l'œuvre d'art originale, soit de la nature,' quand elle sera dégagée de l'obscurité alourdie des demi-teintes, donnera seule la perception nette du vrai, l'expression môme de la réalité qui est l'idéal poursuivi.
L'ouvrage, entrant ensuite dans le corps du sujet, poursuit l'histoire de la gravure sur bois, pays par pays, avec l'autorité de rédacteurs spéciaux.
M. Wilhelm Hecht, artiste graveur lui-même de premier ordre, pouvait mieux que personne parler de la gravure en Allemagne. Il l'a fait en deux chapitres, le premier consacré aux grands ouvrages illustrés en général, et le second plus particulièrement aux journaux et aux revues. La méthode suivie est de donner l'exemple à côté de la dissertation, un spécimen de la giavure elle-même. Comme la sélection est faite avec un grand discernement, il serait difficile de faire un choix dans ce choix et il faudrait citer la table entière des 3o2 illustrations qui illuminent le Yolunoe. Nous préférons donner, autant c^ue
^ .-^a^uc pay*, et ce sera ^ x.^ :^rv«i<: artistique» car le N. .>^ Hj>;><o«: partout d'une façon ^. .> ^idvurc allemande recherche .c i4.uc les oppositions, quelque- ... ..«wx. ^ lotT et de blanc. Les illustrations .A »* ^kv.»^c«» pour Phistoire de Frédéric le ,v...vc* iMi- A. Vogel, sont le type du genre. ..iwci le fumé loin de son œil, à plusieurs .( ^tavurc sera toujours lisible, car elle proa ..v.w .a* ^tuuUcs masses* Les tailles sont profondes .. 1 uu^>iCi»>tuu doit en être facile. Une grande vi- .,wwui. uiau 4U{»si une lourdeur inévitable. Ces illusu«ui >a.> uUeiuaudes sont évidemment pour satisfaire \\\ ^<n\K du public allemand, car les graveurs euxutv-iiic», quand ils travaillent pour Tétranger, notamjucui puur l'Angleterre, ce qui leur arrive souvent, «i>iii pailaitemcnt capables d'une plus grande finesse.
Le U' de Lûtzow a repris la plume pour le chapitre ^(>ukttcr<$ à la gravure en Autriche-Hongrie. Sans être biun marquée, la différence est sensible : Part auiriiliiçn est plus léger. Mais il faut reconnaître que Vivaiio n*apporte pas un contingent d'illustrations i (imparable, môme de loin, à ceux de Munich, de bcrlin, de Leipzig et de Stuttgart, en suivant, pour v4is quatre centres de la librairie allemande, Tordre progressif de leur importance actuelle. Vienne prendra sa revanche avec la gravure en taille-douce.
Le chapitre considérable consacré à la France ne pouvait être confié mieux qu'à M. Henri Bouchot, indiqué non seulement par sa situation de conservateur adjoint au Cabinet des Estampes, mais par l'autorîté que lui ont donnée ses dernières publications, notamment son ouvrage le Livre, remarqué dans la remarquable Bibliothèque de l'enseignement des beaux-arts de la maison Quantin.
La gravure sur bois française est typiquement représentée par les illustrations de J. Gigoux pour le Gil Bios de Dubochet, les Tony Johannot de Curmer et de Hetzel, les Grandville édités par Henri Fournier et non par les Garnier qui n'ont été que les vendeurs des Fables de La Fontaine. Pour ces trois artistes, les graveurs sont au-dessous du modèle. Bien qu'il fût surtout lithographe, Ratfet donna aussi, chez Furne, des illustrations gravées sur bois. Lavoignat a sculpté, d'après Meissonier et autres des gravures à l'aspect d'eaux-fortes; de même Rouget, d'après Charles Jacque. Puis vient la grande école des graveurs qui eurent à interpréter les innombrables et spicndides dessins de Gustave Doré : Ûoms, Laplante, Pannemaker, surtout Pisan. Doré jetait en grandes masses ses conceptions géniales, avec une verve furieuse, sans fixer les contours, plaquant souvent au lavis ses effets de lumière et d'ombre. Ses graveurs devaient le deviner, le corriger quelquefois : à côté du maître, ils faisaient aussi œuvre de créateurs, et leur mérite fut extrême. Ils ne sont pas suffisamment représentés dans cet article, et, par une étrange concession à Tamour-propre allemand, ce ne sont point les bois originaux de la Sainte Bible de Marne qui sont cités, mais bien les galvanos ven-
dus pour rédition d'Hallberger. Il y a de grandes lacunes dans cet exposé de la gravure française. Boetzel, entre autres, un de nos plus grands graveurs, n'y figure point. On y cherche en vain les admirables Galeries publiques de rEurope, d'Armengaud, imprimées par Claye en i856, pour la première fois sur des presses mues par la vapeur. Sans, doute, ces bois, presque tous gravés par Pannemaker à une époque où la galvanoplastie n'était pas appliquée, se seraient trouvés, s'ils existent encore, trop usés pour donner une idée convenable de ce qu'ils étaient dans leur fraîcheur. Mais pourquoi les ouvrages de librairie proprement dite, si nombreux et si beaux dans ces dernières années, ne sont-ils pas représentés ? Pour n'en citer qu'un, VOiseau ou V Insecte de Miclielet, dessins de Giacomelli gravés en grande partie par Méaulle, aurait donné une note charmante et qui fait défaut. Les journaux seuls, le Monde illustré, PIllustration, le Magasin pittoresque, l'Art, sont largement mis à contribution avec les gravures, fort belles d'ailleurs, de Bellenger, Froment, Leveillé, Théroiid, Baude et de Révérend Dochy. Nous croyons deviner la cause de ces regrettables lacunes, car il faut la chercher ailleurs que dans la compétence indiscutable de M. Bouchot : nos éditeurs sont sans doute les coupables. Pour pouvoir les reproduire, il fallait obtenir d'eux la communication de leurs clichés; ils y auront linis une bonne volonté relative. S'ils n'avaient manqué que l'occasion de se tailler une excellente réclame, nous resterions fort indifférent; mais, par leur faute, la gravure française ne brille pas comme elle le devrait dans ce rendez-vous artistique, et c'est un manque de patriotisme difficile à pardonner. Aussi sommes-nous embarrassé de caractériser ici la gravure française. D'après les spécimens donnés, elle serait assez lourde et comme moins en possession de son métier que les autres, alors qu'elle aurait pu prouver au contraire qu'elle sait être à la fois ferme et douce, vigoureuse et gracieuse.
La gravure anglaise, par M. Klinkicht, et la gravure nord-américaine, par M. Koehler, forment deux chapitres importants. Elles procèdent de la même école et, là, la dissemblance est profonde avec le style allemand. Si, dans les grands journaux comme the GraphiCf l'effet est nécessairement recherché, les livres et les revues d'art se préoccupent surtout du fini et du velouté de l'exécution. Ces gravures sont généralement d'une impression difficile. Pour rendre leurs finesses, il faut bon papier, bonne encre, bon metteur en train; les praticiens savent quelles surprises elles réservent quand on veut les traiter d'une façon médiocre. Elles ont toute la délicatesse et tout le charme de grandes dames. D'une facture essentiellement moderne, ces bois délicats varient à l'infini leurs tailles toujours serrées et produisent, dans la traduction des rêves du crayon, des effets d'une douceur pénétrante. Les Etats-Unis sont plus affinés encore que la Grande-Bretagne. Sans doute, nombre de gravures du Magasine of Art et de V Art-Journal sont de tout premier ordre; mais nous ne connaissons rien qui soit comparable aux illustrations — non pas
une par hasard, mais presque toutes — du Harper*s MonthlXj du Century Maga^^ine, du Saint-Nicholas, des innombrables livres pour enfants qui se publient au delà de l'Océan. SMl faut ici décerner le prix de la gravure sur bois, nous n^hésitons pas à le remettre aux mains des graveurs américains.- Ils sont, pour vrai dire, merveilleusement secondés par les imprimeurs, car ce n'est pas à grand luxe et à petits nombres que se tirent leurs épreuves, mais couramment et à des centaines de mille d'exemplaires. Saluonsles et imitons-les, car, bien que cet ouvrage ne leur donne pas une place suffisante, ils ont incontestablement devancé leurs confrères du vieux monde, qui ont commencé par être leurs maîtres.
Tous les pays européens sont scrupuleusement passés en revue. M. Hymans traite de la Belgique, M. Taurel de la Hollande; rien de particulier pour ces deux écoles, qui dérivent autant de l'art français que de Tart allemand.
M. Scheu a eu peu à dire de Tltalie, pour n'en point dire de mal. L'Espagne, traitée par M. Pedro de Madrazo, est autrement en progrès : la Ilustracion espa- «ola est un des meilleurs journaux illustrés qui existent; ses gravures sont artistiques et vigoureuses, et les éditeurs de Barcelone, pour ne point ôire cités ici, produisent de fort beaux volumes.
M. Norden, en écrivant le chapitre de la Russie, a constaté avec raison qu'elle n'avait presque plus, en qualité, de progrès à faire. Des graveurs tels que Baranowski, Raschewski, Sserjakow, W. Mathé, Holewinski, nous les citons à plaisir dans ce pays prétendu barbare, peuvent supporter toute comparaison.
M. Car! Brun n'a rien pu reproduire de bien important pour la Suisse. Le Danemark, par M. S. MuUer, est représenté surtout par une gravure hors ligne de Hendriksen. M. Dietrichson nous montre, pour la Suéde et la Norvège, deux gravures d'Engberg qui sont deux chefs-d'œuvre et qui terminent dignement cette belle galerie.
Nous avons dit, et nous y revenons, car c'est le point capital, que l'illustration de cet ouvrage comporte quarante-huit planches hors texte et deux centcinquante-quatre gravures dans le texte. Mais ce qu^il nous faut dire maintenant, c'est comment sont imprimées ces illustrations. C'est une merveille pour tout le monde et un étonnement pour les gens du métier. Ces gravures ne sont point originales, cela est entendu puisqu'il s'agissait de donner des types des illustrations éditées dans ces cinquante dernières années. C'était donc une nécessité et ce n'est point une critique, car, à moins d'avoir cent gros volumes sous la main, il est impossible de former plus beau bouquet. Mais il a fallu imprimer soit sur des bois àé]k fatigués par un premier tirage, soit sur des gai- « vanos où 4es tailles sont toujours plus ou moins bouchées et les traits plus ou moins épaissis. Eh bien, nous avons pu comparer beaucoup de ces réimpres* sions avec les éditions originales : elles ne leur sont pas égales, elles leur sont supérieures ! C^est un tour de force qui n'a pu être obtenu qu'à force de
patience dans la mise en train et la retouche des clichés, et par un sentiment artistique que le directeur de cette publication — sans doute le D' de Lûtzow — a dû inspirer à tous les ouvriers qui y ont mis la main.
Si, comme il n'est pas permis d'en douter et comme la partie déjà exécutée du second volume en donne l'assurance, cet ouvrage, d'ailleurs d'un bon marché inexplicable, se continue comme il a commencé, ce sera un des plus beaux monuments élevés à la gloire des arts de l'illustration. Nous rendrons compte des volumes suivants au fur et à mesure de leur apparition. A. Q.
Gentile Bellini et Sultan Mohammed II; notes sur le séjour du peintre vénitien à Constantinople (1479-1480) d'après les documents originaux en partie inédits, par L. Thuasne, avec huit planches hors texte. Paris, E. Leroux, 1888, in-4'*.
Nous venons de lire avec le plus vif intérêt Tétude très fouillée que vient d^ publier M. L. Thuasne sur le séjour à C. P., à la Cour de Sultan Mohammed II, du peintre Gentile Bellini.
On n^avait, jusqu'à ce jour, que des renseignements très succincts et des plus contradictoires sur cet épisode de la vie du grand artiste vénitien, lorsque la découverte d'un témoignage authentique faite dans un manuscrit oublié de la Bibliothèque nationale, du Vicentin Giovan Maria Angiolello, qui vivait à la cour du sultan alors que Gentile y travaillait, a permis à l'auteur de suppléer à cette absence de renseignements et de préciser la nature des rapports qui s'établirent pendant près de quinze mois entre le peintre vénitien et son terrible Mécène.
On est charmé et consolé tout à la fois de voir cette figure terrible du conquérant de Constantinople se dérider et comme sourire sous l'influence bienfaisante de l'art, et de découvrir derrière le despote impitoyable un souverain sensible aux manifestations de l'esprit, un protecteur éclairé des lettrés et des savants, un empereur dont les hautes qualités forçaient, de son temps même, l'admiration et le respect de ses adversaires.
M. Thuasne énumère et étudie avec une compétence singulière les différents travaux exécutés par G. Bellini à C. P. et s'étend avec de grands détails sur les trois œuvres principales du maître : la colonne de Théodose, la médaille et le 'portrait de Sultan Mohammed II. Pour donner à sa démonstration une portée plus grande, l'auteur a enrichi son travail de la reproduction par la gravure et la phototypie des œuvres qu'il analyse, permettant ainsi au lecteur de juger par lui-même de la valeur de l'argumentation.
L'annotation copieuse qui accompagne le texte montre à la fois l'érudition de l'auteur et ses scrupules à restreindre le champ de l'hypothèse pour ne présenter que des faits qui s'appuient sur des documents.
Nous tenons à signaler ce travail comme une contribution importante à l'histoire de l'art vénitien
Il qui l'a accueilli est la contîr' re appréciation. h. w.
Histolr« de la oAramiqoe grecque, par Olivier Rayet et Maxime Collignon. Paris, Decaui, gr. in^". — Priï : 40 francs.
Ouvrage posthume. Dans un avant-propos plein de dignilé, M. Collignon rend un pieux hommage à la mémoire de son ami Rayet, enlevé trop tôt à la science el aux arts, et setnble vouloir lui reporter tout l'honneur de ce grand travail. Mais Olivier Rayei, dont la mort ■ a mis à néant toutes les espé-
lant passé ■, aurait voulu lui-même qu'on ne rendit à César que ce qui lui appartenait, el M. Collignon
e doit pas s'effacer Ainsi qu'il doit le i posé de nombreux
: trop grande.
portants chapitres de l'out mis sur pied l'ensemble du volume. Pour que deux titres, si Rayet a fait preuve dans ses Monuments de Fart antique de ce haut sentiment artistique qui est la consécration de la grande érudition, M. Collignon a montré dans son Archéologie grecque qu'il savait allier, qualité si rare, la précision de la science au charme de la vulgarisation. L'Hiltoire de la céramique grecque sera un succès dans le monde savant : il est de toute justice qu'il soit également réparti entre les deui auteurs.
Il est difficile, quand on ne les suit pas dans les revues savantes el dans les bulletins spéciaux, de se rendre compte des travaux de l'archéologie moderne. Ses recherches vont jusqu'aux plus petits détails de l'investigation. Souvent, comme font les vrais savants du monde médical, une observation est notée sans
médiate ou du moins
sans rapport appa-
une théorie scientiliqu