‹ Le livre (volume 5)Chapitre 60 sur 173 · HM · texte numérisé non relu

HM

— M. Pascal,!

d'Éla

n préfet de la Gironde, a

s'est donné la mort le i3 mars. Il était né en 1818. Il avait londé le Progrès libéral de Toulouse pour combattre le second empire. Depuis il s'eiait rallié aux idées bonapartistes, et éiait devenu un partisan militant du prince Jérôme. On a de lui des brochures sur la révision de la Constitution.

M. Jules Philippe, député de la Savoie, qui

vient de mourir âgé de soixante ans (^3 mars), avait été ouvrier imprimeur; il a publié plusieurs travaux remarquables sur l'histoire de la typof^raphie, notamment un volume sur les premiers imprimeurs pari-

— On annonce de Montpellier la mort subite dans cette ville de M. Planchon, directeur du Jardin des plantes de Montpellier, professeur de sciences naturelles à la Faculté de médecine, professeur de botanique à l'École supérieure de pharmacie, membre correspondant de l'Académie des sciences. Il était né à Ganges en i8z3. Ses travaux sur le phylloxéra avaient rendu son nom populaire dans toute la région du Midi.

Roger, avocat

GAZETTE BIF'.

D du Droit, et auieur, avec M. Sorel, de U

: Codes et lois usuelles classées

far ordre alphabétique. Il a aussi publié un ouvrage

e-arr£t. Il était âge de cinquante-huit ans,

après une assez lonsue malidie.

Nadmic Cadiot, née vers iS?^ d'un ptrc qui avait appirtenu à la presse sous la Restauration, avait été injriée en premières noces avec M. Constant [F.liphas Uvî), dont elle fui séparée judiciaireineni quelques innées après- Veuve de son premier mari, elle épousa en 1875 M. Maurice Rouvier, député des Bouehcs-du- Rhàiic.

ËlévedePradier, elle a figuré aui Salons annuels "iiis le nom de Noêtiii Constant, puis sous le pseudolyme 4e Claude Vignon, dont elle siRnait également iM reproductions liiiéraires.

Parmi celles-ci, nous citerons quatre volumes de "nipies rendus du Salon (i85i-i855)i puis des lomini ; Jeanne de Mauguet, mueurs de province dStl', in-18); RêcHs de la vie réelle (i8G;, in-i8)i y'c'oire Normand ^iSGi, în-i3); les Complices (i8G3, jn-i8j; Vn drame en province (i^âB, in.iH); Un naufi-age parisien (iSûg, in-18); Château-Gaillard {iS'n, iji-iii; Elisabeth Verdier ttSjS, in-i8); les Drames igiaréi {iS-j6, in.i8); Révoltée (1875), etc.

On aiiribue à M"" Claude Vignon des comptes rcnilui quotidiens des séances du Corps législatif (i 868iS;d), signés H. Morel dans le J/a.iifeur, ei une correspondance également quotijienne adressée à yiadipendance belge sur les séances de l'Assemblée nallonale à Versailles.

— M. Julien Travers vient de mourir à Caen, dans SI quatre-vingt-septième année. Professeur de littérature latine à la Faculté des lettres de celte ville, il avait pris sa retraite en 1856, avec le titre de professeur honoiiiri:. Il êlaii le doyen de toutes les ïucictéa ï*nnies de Normandie.

Od doit à M. Travers de nombreux travaux littéraires, parmi lesquels il faut citer : la Filié tous la Terreur, drame en vers; les Algériennes, Deuil, Certes glanées, poésies, plusieurs éditions àe textes ancien!, au milieu desquelles se distingue celle des poésiei complètes de Vauquelin de la Fresnaye, l'une ■ ia plus belles ceuvres de la typographie provinciale (imprimée à Caen), el d'innombrables études 1 dans les Mémoires de l'Académiu tle Caen. A obicques, qui ont eu liuu le 11 avril, M. Arma Gailc, professeur à la Faculté des lettres de Ci « crudit Je premier orJre, et M. de Beaurepai sccriiaircde la Société des antiquaires de Normi Jic, ùnt prononce des discours qui témoignent, 'nûme temps que des sympathies de l'amitié, de !■ tluencetres réelle qu'il exer;ait dans son milieu.

ETRANGER

AUemagae. Ewald August Kœaig, l'un de

plus féconds romanciers de l'Allemagne, eft mort I \\ mars, à Cologne, âgé do cinquante-cinq ans. Il publié plus de cent cinquante volumes de romans 0

~— Ferdinand de Schmidj poète de valeur qui rendu populaire son pseudonyme de Dranmor, ei mort il Mûri (Suisse), le 9 mars également II élai

Tyrol : il était âge de soixante-seize ans. il a publie une douzaine de volumes, et son œuvre la plus réussie est une nouvelle intitulée la Rase de Scwi.

D'Allemagne nous viennent encore les nouvelles du la mort de Sally Gumbinncr, journaliste de Berlin, Age de soixante ci onze ans {ta février); de Herquet, l'historien de la Frise orientale, et du professeur A. Riehm, de Halle.

Angleteixe. — Le fundateur ei, pendant ijuelques années, le rédacteur en chef de la Theoloi;ical

^— M. Doync Courtenay Bell, critique d'art et historien, est mort le 26 mars, à l'âge de cinquante' sept ans. Son ouvrage le plus important est une monographie de la chapelle de âaint-Picrre, dans la Tour de Londres.

— M. Robert Chambera, le chef de la maison d'édition bien connue d'Edimbourg, est mort le ■i3 mars. Il avait publié avec son père, le D' Chambers, un poème sur la ville de Saint-Andrews. Il est aussi l'auteur d'un manuel estimé sur le golf, aorte de jeu do paume très en vogue en Angleterre. Depuis 1874, il avait pris la direction du Chamber's Journal, qu'abandonnait M. James Pnyn.

UArchï-Druide du pays de Galles, M. Evan

Davies, aliis Myfyr Morganwcg, est mort le l'i février à Pontypridd, comté de Clamorgan, dans sa quatrc-vingiicrae année. M débuta par des poésies dans le dialecte de son pays; mais il s'adonna bientûi entièrement à l'étude de l'archéologie celtique, et devint le chef du néo-druidisme, dont il exposa et soutint les doctrines en plusieurs gros ouvrages, comme Gogamant Hynafol y Cymry [l'Anlique glaire des Catnbriens), et Hynajiaelhaa Barddas fies A ntiqnités du Hardisme) .

^— L'aatcur de Siistex Folk and Siissex Wa^'i '^

rdirërenJ John Coker Egerlon, est mort le 20 mars.

^— Le bullelin de la Société de géographie (17 février) annonce la mari d'Abraham FomanJer, juge de rile Maoui, îles Hawai, auieur d'un ouvrage estimé, The Polynesian Race [i" novembre 1887}, et celle du R. P. Auguslin P"iEcher, connu par ses ira vaux sur l'histoire et la bibliographie du Mexique.

— On annonce la mort du Georges Gjdwin, dont ['opinion faisait aulurité en Angleterre pour tout ce qui se rapporte à l'ar-'hiiecture ei aux ans décoratifs. On lui doit LoitJon SluJon/s, Another Blew for life, The Cliarches of Lûndon, eti:. Il fut pendant longtcmpi le réducteur en chef du journal The Builder (le Constructeur) et écrivait fréïjuemnicnt dans The Art Journal. Il éittit vice-président de la Sjciêlé d^-s

— On annunce la mon de M. L.-A. GooJeve,

professeur de droit à i'L'niversiiy Collège, Bristol, et

— Ou annonce la mort à Londres de l'Écossais James Mac Gavin Greig (23 rnara), qui s'était fait une réputation dans le iournalisme en Amérique. 11 vécut longtemps à Paris, G'î, rue Njirc-Dnme-dus-Champs.

Noua recevons de Londres U njiiiellu de la

mon du révJrend William 11. Hjare, auteu r de Ont- Unes of Ecclesiasticat History before Ihe Reformation, et d'autres ouvrages théologiques ou de conlro-

-Nous

de lettres né; en 1799, M°" Mary Huwitt, Mary Bjibam de son noiu de famille. Mariée dès i8^3 à Willia.u Hjwitl, elle publia, en collaboration avec son mari, bjaujoup de vers el de nouvelles en prose, ainsi qu'un livre de critique littéraire, The Literature and Romice of Narther Europe. Elle a aussi beaucoup écrit seule. On peut citer un poème dramatique, The Seven Temptationi, un long roman, The Cost of Caergyvj-H, une histoire, A poputar History of the United Slales, et une quantité d'ouvrages pour les enfants, sans co.upier du nombreuses traductions dii danois et du suédois. Elle avait perdu son mari en i8;9, an fille aînée, M"' A.-A. Wutls, l'auteur d'An art sludent in Munich, en 1884. M"" Mary Howiit écrivait encore l'année dernière dans le magazine Good Words. Elle est morte le 3o janvier.

^ Oa a[)aonce la mort (7 février) de sir William Juhnston, fo.idateur de la grande maison \V, et A.-K.J>ihnston,d'Kdimbourg,siconjiuedan5le monde

( géographiques. Il

^— Nous apprenons la mort d'un érudit de premier ordre, le révérend Charles William King, né en 1818. On a de lui de nombreux ou tirages d'un intérêt spécial et qui font autorité, tels que the Saturai History, aiicient and modem, of Precious Stones and Gems and of the Precious Metals {iSôô}; Antique Gems and Rings (1872, I vol.); Early Christian Numismatics and other Antiquarian Tracts (,i%j'i], et the Gnoslics and their Remains, Anient and mediceval. Ce dernier ouvrage est malheureusement défiguré par de nombreuses fautes d'impression.

a faculté

Kingsford, vient de mourir à I été rcfue docteur en i8âo, ur Calimentation végétale che^

Une des pri

de Paris, M'"'^ An Londres. Elle av.

avec une thèse 1 l'homme. Elle retc cabinet médical où elle ne tarda pas à avoir une très belle clientèle féminine. M->' Kingsford fut toute sa vie un apdire convaincu et ardent des doctrines mystico-végérariennes. Elle faiiait auaai partie de la société contre ta vivisection. Elle est morte de phtisie, en pleine jeunesse. Sur sa d.;mande expresse, sa dépouille mortelle a été incinérée. On a d'elle un volu.ne de nouvelles i Rosamunda the Princess, and other Taies.

^— L'Athenigum du 17 mars consacre une longue notice au D' Robert Gordon Laiha.n, qui vient de mourir (9 mars). Philologue, médecin, eihnologiste, il s*élait acquis une célébrité européenne. Outre des traductions du Scandinave, des éditions savaiues, et de nombreux articles dans les journaux et revues, on peut citer de lui Noraïay and the Noruijgiant, The English Language, The Varieties of iiian, Man and his migrations, The Elhnology of Europe, The Ethnology of the British Colonies, The Elhnology of the Britishisles, The native Races ofthe Russian Empire, Comparative Elymology, el^. U laisse quelques manuscrits qui méritent d'être publiés, el particulièrement un important travail sur les Eddas. — «H-

~— M. Thomas Lister, de Burnsley, naturaliste et poète, est muit le i5 mars, dans sa soiiante-dix-hui* tiénic année. Outre de nombreux articles scientifiques, il laisse trois volumes de vers : the Ruslic M'reath, Te.nperance Rliymes el Rhym^s of Progress.

— Un des plus savants et des plus convaincus champions du libre échange, M. Augustus Mongrcdien, vient de mourir dans sa quatre-vingt-deuxième année. Outre son ouvrage de fiction (Frank Alierlon : an Autabiography,^ vol.j et son ■ Histoire du mouvement libre échangisi;; > {^History of the Free Trade Movemeni, il a écrit de très nombreuses brochures sur la plupart des questions ou des Incidents écono-

migues dîirncE

AZETTB BIBLIOGRAPHIQUE

— Le philosophe et hisiorien Jamea CoKer Morisnn lient Je mourir à l'âge Je einquanir-scpt ans, dini 53 maison de Hampstead, près Londres. H laisse en Angleterre d'unanimes regrets auiquels b'mocieront ses nombreux amis de France. 11 avait longtemps habile notre pays el parlait noire langue îiec une rare élégance; il l'écrivait aussi avec une grande facilité; plusieurs de ses essais ont été cniii' poici par lui en français.

Ses principaux ouvrages, cnmme hisinrien, sont une Vie de saint Bernard, un essai sur M"" de Mainténor, et des études sur Gibbon et sur Macaulay. Ces deux dernières font partie de la belle collection de monographies publiées par John Morley [Enalîsh BCT 0/ Ittrers). Comme philosophe, il laisse un ouitage inachevé, dont le preinicr volume, publié peu avant sa mort, est intitulé : The Service of Mail, an Essay toaiards Ihe Religion of Ike Future, et a donne lieu à de très vives controverses. Les idées qui y sont eiprimées se rapprochent, dans leur ensemble, de celles de Comte, donc Morison, comme tant d'esprits éminenti en Angleterre, avait très profondément subi l'influence. H était un des fondateurs de la Fortiiîghlly Rcvieir et collaborait assez régulièrement à \'Alhe-

Ce que la mort de Coitcr Morison a de particulièrement douloureui est qu'il a été frappé avant que l'ieuïre de sa vie fût achevée. Depuis de longues an-

> difTerc

lesquelles elle avait passé avant du recc- Louis XIV, SB forme aulocralique défini- M immense labeur, it ne reste que de:

ftagmt

iniuHisante de eu qu'eût consommé que Morison.

M. James Cotter Morisnn étdil un bibliophile émi rite; sa Library, où nous avons été reçu avec une : gionde cordialité à Londres, était merveillcusemei amenigée et remplie d'ouvrages de la plus granJ rirelé, admirablement reliés par Bcdford et uutrc relieurs appréciés de l'autre côté du détroit. Jami Coltec Morison faisait partie du Rabelais Club qui < ténniti Londres environ tous les mois.

— Un collaborateur assidu de Salurday Revieiv, le téverend H. N. Olenham, est mort récemment. On a de lui des ouvrages thénlogiques et polémiques importants.

— On annonce la mort, survenue le ;n février, d'un fécond journaliste et écrivain anglais, Mr. Horace Slebbing Roscoe Saînl-Johti, qui collabora & VAtlienœum, au Leader, au Daily Tclegrapb, au Times, au Sfanrfard, etc. Il laisse deuK livres estimés : Tlie Bn-

lisli Conqiicsrs in InJia et Nistory o/lhe Inùian Archipflngo.

^ Nous apprenons la mort de l'ancien rédacteur en chef du Glasgow Herald, le D' Stoddart, auteur de poésies distinguées.

— Le révérend EdmundTew, recteur de Patching ctcollaboralcur assidu décotes and Qiieries, at moit

— Edward Reid Vyvyan, collaborateur assidu de Moles and Queries, el éditeur d'une réimpression des Aiiimlia Dubrensia, est mort à Londres le 20 mars.

— Le journaliste anglais qui dirigeait le journal de sport The Field depuis plus de trente .ins, M. Walsh, est mort le i a février. Il avait d'abord ciercc la médecine; mais le succès de ses deux ouvrages ; The Greyhound et Britîsh Rural Sports, publiés sous le pseudonyme de Stonchengc, lui tirent définitivement abandonner sa première profession.

On annonce la moride l'archéologue Thompson

Watkin (j? mars), à I.iverpool, igè de cinquante-dïux ans. U laisse deux ouvrages importants : Roman Laitc:ishire et Roman Ckeshire, où il étudie les vestiges de la domination romaine dans ces deux comtés.

Un grnnd pécheur, M. Thoi

s Wei

ans. On lui doit Ihe Chronicle of Ihe complète Angler (Chronique du parfait pêcheur à la ligne, 1864); une Bibliotlieca Ptscatoria, et plusieiirs volumes de vers : roems [ 1 H4D), the Burden of theBell ( 1 85o), Berriesand B/Dïîoinj{i855), the Quest of Saiicgrealt (i8(i8), etc. C'était aussi un bibliophile ardent, et l'on se souvient encore de la vente de sa bibliothèque spéciale de livres relatifs à la pêche, en 1871.

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