TOUTE LA LYRE
CE n'est pas un article qu'il faudrait entreprendre sur Toute la Lyre, c'est un volume. Ce livre posthume, en effet, semble la revue de tous les livres de vers publiés par Hugo vivant, et comme une anthologie où se résume son œuvre entière, depuis Il-s Odes et Ballades jusqu'aux Quatre vents de V Esprit. On y voit flam boyer les mille reflets de tous les incendies mul licoiores qui ont jailli de ce volcan pendant soixante années d'incessante et prodigieuse e'rv
En doit-on conclure qu'il y a là une redite, que la publication de Toute ta Lyre était înuiil Loin de moi l'idée d'un pareil blasphème! supposer même qu'il y ait redite, entendre répéter de telles choses, et par une telle voix, me paraîtrait encore une fête incomparable. Mais la vérité est qu'il n'y a pas redite. 11 ne saurait, avec Hugo, y en avoir. Ce qui caractérise, en effet, son génie, c'est le perpétuel renouveau. Il
rouchers de soleil, sans en faire
mblas
, pour
uniquement de;
chacun, réservé de merveilleuses surprises, combinaisons de vocables, inventions d'images, de rythmes, de rimes. Je ne connais pas un poème de lui oii il n'y ait quelqu'une de ces magiques
Elles abondent particulièrement dans Toute la Lyre. Citons, sans commentaires, sur des sujets rebattus. Voici un Gros temps la nuit :
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C^r oa ae k ii:: iiawis o^tre mesure, it il fj-i le Savoir uor ?o-t le savoir assei. Qoauià prétendre que Up-rtne ^ut nuiri au/oui. c'est une ohjectioa à laqu^Ue je n'ai jamais rien camfrallne m'entre pas dans la têiequun bon vîn pifik dt son bouquet à être versé d'une buire en or incrustée de pierreries.
iJc même je rc saurais goûter celle tbéoris « ^o^;ue, à savoir, que l'eloqucDCe M la rhétonqu= sont les ennemies du h-risme. Elles ne le r^niplucent pas, cènes. Mais qu'elles l'aanihikm. iiuii. Les prophètes hébreus me semblent qu<:^"< peu lyriques, et tout a la lois éloquents, ti i^^