‹ Le livreChapitre 103 sur 163 · LUNETTES DES PRINCES · texte numérisé non relu

LUNETTES DES PRINCES

DE JEAN MESCHINOT

'est le cas ou jamais de répéter, pour les Lunettes des Princes de Jean Meschinot, le fameux aphorisme :

Habent sua fata libelli.

Avoir joui d'une vogue égale à celle qui accueillit Y Alphabet de la mort de Hans Holbeîn, avoir été le livre de chevet d'Anne de Bretagne

et de Charles-Quint, et ne plus exciter que l'attention des bibliographes,

qui en ont lu tout juste le premier vers,

Après beau temps vient la pluye et tempeste ;

il y a là de quoi faire réfléchir sur l'instabilité des jugements humains, les décadents très illustres, voire les parnassiens très précieux. Pareil et aussi profond oubli a noyé l'autre grand succès de la librairie française au xvi« siècle, le Théâtre du monde de Pierre Boaistuau. Qui lit aujourd'hui ces deux Bretons, ces deux Nantais, Meschinot, Boaistuau?

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