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'imprimerie elle-même était à peine née quand Amhoni Koberger vint au monde à Nuremberg, vers 1445.
Sa famille comptait parmi les plus anciennes et les plus honorables de la cité, car, dès 1349, un Koberger surgit dans les annales de la ville; selon toute probabilité, Amhoni ne se voua pas tout d'abord au métier qui devait transmettre son nom aux siècles futurs, mais ce fut sans doute un de ces orfèvres comme le moyen âge en eut tant. Du moins son frère Hans travaillait le noble métal et ainsi firent deux de ses propres fils après sa mort.
Marié pour la première fois en 1470, il eut huit enfants de cette union, auxquels se joignirent dix-sept autres issus d'un second mariage contracté en 1493, un an après le trépas de sa première femme. Dès 1488, il fut du grand conseil de Nuremberg et, grâce à l'extension extraordinaire qu'il sut donner à ses affaires, il acquit une fonune considérable constatée, non seulement par les dires des chroniques locales, mais encore par la fréquence et l'importance de ses achats d'immeubles. Lorsque, par la suite des temps, le pape Pie 11 avança dans ses lettres
1. Ce travail n'est en somme que la condensation d'un 1res beau livre intitulé Die Koberger, eine Darstellung des buchhàndlerichen GeschÛftsbetriebes in der Zeit des Ueberganges vont Mittelaller fur Neujeit, von Oscar hase. Leipzig, Breilkopf und Haertel. Un vol. grand in-8" de 46i-c1.1v pages.
que « ce serait désirable pour les rois d'Ecosse d'être aussi bien lotis que les membres de la moyenne bourgeoisie nurembergeoise », il faisait probablement allusion à Anthoni Koberger qu'il eut pour éditeur et qu'il connut personnellement.
Cependant aucun contemporain ne laissa sur lui de renseignements biographiques précis. Les dédicaces que ses auteurs lui adressaient en phrases élogieuses et sonores, ont trait plus à ses connaissances et à son érudition qu'à son caractère; ce n'est que dans celle-ci, due à Hans Amerbach, de Bâle, que Ton trouve une note plus intime :
« Si je ne savais par nos relations suivies et les preuves de ta loyauté, ta haute valeur et ton éminente probité, les ouvrages remarquables que tu imprimes suffiraient pour me faire pénétrer dans ton âme et me convaincre que tu es un homme bon, un homme droit, un homme juste, un homme grave et l'ami le plus dévoué de la communauté chrétienne. »
Le célèbre Iodocus Badius le traitait de « prince des libraires » dans une dédicace placée en tête des Lettres de Politien, datée de 1499 et reprise vingt ans plus tard dans une édition des œuvres de ce même auteur, ce qui tend à prouver que le sentiment qui la lui avait dictée était sérieux et durable. Quoi qu'il en soit et quoi qu'il faille peut-être en rabattre de tout cet encens prodigué à un homme dont la grande fortune rendait l'amitié précieuse en certains cas, la correspondance même d'Anthoni Koberger montre en lui un éditeur suffisamment lettré pour connaître ses publications et les provoquer si besoin était, assez instruit en latin pour ne point se trouver embarrassé par les nombreuses épîtres dédicatoires qui lui étaient adressées en cette langue.
Une audace indiscutable, une ténacité à toute épreuve, semblent être les traits caractéristiques du a prince des éditeurs » ; d'ailleurs ces deux qualités découlent de la production considérable qu'il sut obtenir à une époque où l'imprimerie était encore dans les tâtonnements des débuts et les circonstances peu favorables au développement des affaires commerciales. Son activité ne se ralentit pas avec l'âge ; jusque dans ses dernières années il voyagea beaucoup, presque toujours à cheval, et ne prétexta aucune maladie pour se dispenser de se rendre deux fois par an aux grandes foires du printemps et de l'automne.
Quand il mourut le 3 octobre i5i3, il laissa treize enfants pour se partager les richesses importantes qu'il avait acquises et continuer l'œuvre qu'il avait commencée. Aucun des fils n'était majeur; la direction de la maison fut confiée à Hans Koberger, un cousin d'Anthoni qui, sans doute, n'y était pas resté complètement étranger jusqu'à cette date, car des documents intimes établissent que Hans avait représenté la maison à Lyon et qu'en i5io, différents ouvrages parurent à Paris comme étant en vente chez lui. Sa gestion dura de i5i4 à i525, mais
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sur ces douze années, il y en eut six, de 1 5 1 5 à i522, pendant lesquelles Anthoni Koberger, le fils, reprit sa part dans les travaux. Sur les quatorze ouvrages portant comme nom d'éditeur celui d' Anthoni Koberger le jeune, dix furent imprimés à Lyon. Le continuateur du « prince des libraires » fut loin de mener une vie exemplaire, si l'on en croit les actes de la bonne cité de Nuremberg; son frère Hans, surnommé le jeune également, ne suivit point la même ligne de conduite et porta fièrement le nom que lui avait laissé son père. Hans et Anthoni furent les deux seuls qui s'adonnèrent à la profession de libraire, car il ne peut être sérieusement tenu compte de l'essai que leur cadet, Melchior, fit en 1540 en publiant une Bible: depuis quatorze ans, depuis 1526, les Koberger n'avaient plus rien édité.
M. Hase relève 289 ouvrages dont la publication leur est due ou peut leur être attribuée.
Nuremberg est, au xv e siècle, la ville qui compte le plus d'imprimeurs en Allemagne.
Anthoni Koberger s'installe vers 1470; il est imité la même année par Johann Sensenschmidt auquel s'associe deux ans plus tard Henrich Kefer, le premier auxiliaire connu de Gutenberg, et, en 1473, par Fritz Creussner ; mais l'activité de Koberger ne tarde pas à mettre celui-ci en pleine lumière et à faire l'ombre autour de ceux-là. La bibliothèque de l'université de Leipzig possède plus d'ouvrages (70), sortis des seules presses d'Anthoni Koberger que de tous les autres imprimeurs de la même ville : elle n'en renferme que vingt-cinq de Fritz Creussner, vingt de Sensenschmidt et de ses associés.
Grâce à Anthoni Koberger, l'imprimerie prend là un développement extraordinaire : avant que le siècle soit fini, il a imprimé quelque deux cents de ces énormes ouvrages bardés de fer, pour la plupart, en plusieurs volumes chacun et de format in-folio; sa production est régulière et les années où elle se ralentit un peu, c'est par suite de la préparation, pour les années suivantes, d'oeuvres plus considérables encore. Dès 1480, il publie plus que SchefFer lui-même, l'associé de Gutenberg, et dès lors, il se maintient à la tête des libraires de son pays. Aussi Koberger n'est point mécontent, et c'est en ces termes assez pompeux qu'il déclare, en 1483, à la fin d'un volume : Subtili ingenio et industria Antonii Koberger, non abs arte ac imprimendi summa peritia, hoc opus dignissimum Repertorium iuris dni Johannis Bertachini de Firmo... extitit completum et Jinitum in Imperiali urbe Nurembergk quam non solum reipublicœ honestas, verum etiam prœfati Antonii imprimentis subtilitas reddit famatissimam.
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La maison dont les voûtes solides abritèrent l'industrie d'Anthoni Koberger, existe encore aujourd'hui à Nuremberg où elle porte les numéros 9, i x, i3 sur l'^Egidienplatz. Elle est encore le point extrême d'un aqueduc souterrain creusé à travers la roche, amenant jadis sous une voûte à hauteur d'homme, la quantité d'eau nécessaire à l'imprimerie. Le grand conseil de la cité n'entra dans rétablissement de cet ouvrage d'art que pour l'autorisation : les frais en furent entièrement supportés par Anthoni Koberger qui savait, comme on le voit, dépenser à propos.
Un contemporain prétend que Koberger occupait vingl-quatre presses et cent ouvriers; ces chiffres sont peut-être exagérés; ils n'en constatent pas moins la saisissante impression que la visite des ateliers avait produite sur le narrateur. Le personnel comprenait des compositeurs, des correcteurs, des imprimeurs, des enlumineurs et des relieurs : l'industrie du livre y était donc représentée avec ses professions auxiliaires et, comme l'importance de la maison était considérable, la série des diverses manipulations qu'un ouvrage subissait chez Anthoni Koberger peut, à elle seule, donner une idée du métier à cette époque.
Dans ces temps primitifs, le manuscrit tenait encore une trop large place dans les bibliothèques, pour que le livre imprimé ne fût pas autre chose qu'une sorte d'initiation, de contrefaçon du manuscrit. Le format des éditions Koberger est presque invariablement l'in-folio, comme pour les manuscrits, et le texte, massé, compact, sans alinéas pendant des chapitres entiers, est bordé, comme dans les manuscrits, d'une belle marge, si commode pour recevoir les notes manuscrites. Quant au papier employé, il est blanc, épais, solide, un de ces papiers de lin qui bravent impunément les années et les siècles. Il existe aussi des exemplaires sur parchemin, mais en petit nombre, tenant lieu sans doute des tirages de luxe que l'on a coutume de faire aujourd'hui sur papiers de choix. Ce n'était pas sans peine cependant que Koberger parvenait à se procurer a de bon papier pour de bons ouvrages » ainsi qu'il s'exprime luimême; sa correspondance renferme plus d'une récrimination à l'adresse des marchands de papier, plus d'une protestation violente contre tel ou tel qui l'a indignement trompé; fréquemment il ordonne à son imprimeur, s'il n'imprime pas lui-même, de ne point utiliser les ballots fournis, de les retourner à l'occasion « en se faisant rembourser les frais subis; fréquemment il change de fournisseur : c'est ainsi qu'un volume in-4 édité par lui (Lettres d'Enéas Sylvius) comprenant soixante-deux feuilles, semble d'une régularité assez grande à première vue et n'en est pas moins tiré, pour certains exemplaires, sur onze papiers différents.
Ces difficultés paraissent n'être que peu de chose toutefois auprès de celles qu'il rencontre lorsqu'il veut obtenir les manuscrits indispensables, le texte des publications qu'il se propose d'entreprendre. Les manuscrits avaient alors une valeur considérable; ceux qui les déte-
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naient ne consentaient point toujours, il s'en faut, à en laisser prendre des copies, bien moins encore à s'en séparer pour un certain temps. Koberger en réclame à tous les échos, il écrit à Lyon, à Paris, à Londres même; il en est réduit souvent à agir de ruse : un de ses imprimeurs, Hans Grûninger de Strasbourg, lui communique un manuscrit dont le prêt lui a été fait pour un laps de temps très court; bien que l'ouvrage contienne 208 pages, Koberger l'achève en quelques semaines au plus. Pourtant l'édition est correcte, et ce n'est pas un mince mérite, si l'on se souvient des embarras que la correction dés épreuves valait aux éditeurs de l'époque, si la malechance voulait qu'ils n'eussent pas sous la main l'un ou l'autre de ces savants humanistes qui daignaient, par lucre quelquefois et le plus fréquemment par amour de la science, se charger de cette besogne ardue et ingrate. Koberger n'y échappait pas plus que ses confrères, à cette disette de correcteurs lettrés relisant, revisant, rétablissant les textes dénaturés par les inadvertances ou les ignorances de clercs inhabiles : sa grande Bible allemande lui demandait neuf années de travail avant d'arriver à son achèvement, tandis que la seconde édition, augmentée d'un index cependant, était terminée en deux ans.
Non content de publier beaucoup, de soigner consciencieusement les livres marqués de son estampille, Koberger s'attache aussi à l'ornementation typographique de ses éditions, contrastant en ceci avec les Aide et tant d'autres de l'époque qui ne s'engagent pas dans cette voie. Il est même l'un des premiers, l'un des plus ardents à agrémenter ses livres de gravures. Comme exemple d'une ornementation du goût le plus éclairé, je citerai la disposition de la Biblia latina imprimée en quatre types dont l'un spécial au texte, le second, plus petit, au commentaire, le troisième, plus petit encore que le précédent, a un autre commentaire interlinéaire et le quatrième, en capitales, pour les en-têtes des colonnes et les lignes initiales des chapitres, le tirage est en noir et rouge. En ce qui concerne l'illustration, il me suffira de signaler le Liber chronicarunty de Hartmann Schedel, publié en 1493 — édition allemande la même année — qui ne comporte pas moins de 2,25o bois sur les dessins de Wolgennet, artiste alors dans toute la force de son talent, qui eut pour élève Albert Durer, le filleul d'Anthoni Koberger.
A ce propos, un détail typique caractérise bien les tendances de l'époque au point de vue littéraire dans l'établissement des comptes relatifs aux frais de cette chronique : il est bien parlé du bailleur de fonds, du dessinateur, du graveur, de l'imprimeur, mais nullement de l'auteur Hermann Schedel, ni de Georg Alt, qui traduisit l'ouvrage pour l'édition en langue vulgaire, publiée la même année. Ceci tend à bien établir que les écrivains n'étaient point habitués à être rétribués de leurs peines alors. Souvent même, ils en étaient réduits, pour des œuvres de leur
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cru, de faire les frais de l'édition, tant le marché était envahi par les publications des auteurs classiques auxquelles les savants humanistes consacraient tout leur zèle. Un auteur avait les plus grandes difficultés à « percer » ; en revanche, ses services étaient accueillis avec le plus grand empressement quand il consentait à garder le rôle, plus modeste, d'annotateur ou de correcteur. Ses services obtenaient une sérieuse rémunération, et Koberger, qui se refusait à payer quoi que ce fût pour un ouvrage inédit du jurisconsulte Ulrich Zazius, fort en renom en ce moment, n'hésitait pas à offrir vingt florins à Reuchlin pour la seule correction des passages grecs ou hébreux d'une édition de saint Jérôme; Luther, lui-même, ne recevait pour tous honoraires qu'un certain nombre d'exemplaires gratuits, mode de paiement fort à la mode alors chez les éditeurs. Il est vrai que, par suite des échanges de politesse entre les personnages en vue, ce nombre d'exemplaires était beaucoup plus considérable que celui des volumes offerts par nos auteurs modernes et, fréquemment, on vit ce fait assez singulier de Luther achetant toute une édition pour la distribuer entre ses amis et ses connaissances.
Fréquemment il arrivait que l'éditeur était alors un simple commissionnaire; Anthoni Koberger procédait lui-même de cette façon le cas échéant, et la Chronique de Schedel parut dans ces conditions, par suite de l'association de deux riches Nurembergeois avec le dessinateur et le graveur qui devaient fournir l'illustration de ce remarquable ouvrage; le contrat, signé le 29 décembre 1491, ne mentionne même pas le nom de Koberger chez lequel la publication devait se faire. Il est à noter d'ailleurs qu'en cette occasion l'éditeur semblait intentionnellement se désintéresser des destinées d'une œuvre qui n'entre pas dans le cadre de ses éditions accoutumées; il ne figure pas parmi ceux qui sont présents à la reddition des comptes, il ne s'est même pas sans doute occupé activement de la vente, car, au bout de seize années, les associés avaient encore plus de deux mille florins à faire rentrer et près de cinq cents exemplaires à placer alors que d'autres éditeurs, ayant réimprimé la Chronique, avaient su en écouler plusieurs éditions dans le même laps de temps.
Comme il ne pouvait être alors question de propriété littéraire, les réimpressions et les contrefaçons jouaient un rôle redoutable dans la librairie à cette époque : Koberger, en homme avisé, se faisait tenir au courant par son personnel et ses correspondants, de tous les bruits qui circulaient sur le marché à ce sujet; il prenait des mesures préventives contre une réimpression prématurée, et par conséquent désastreuse pour lui, en achetant les éditions en bloc, en forçant ses imprimeurs à rester pour ainsi dire ses associés, par ce seul fait, qu'il ne se libérait envers eux qu'à longs termes et sous certaines conditions; la preuve en est établie par une lettre de A. Rusch, s'efforçant de dissuader un imprimeur de Baie de donner une seconde édition de la grande Bible aux deux glosses :
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« Cette affaire me porterait grand préjudice et vous servirait peu, car j'ai conservé par devers moi, à l'insu de Koberger, une centaine d'exemplaires pour ne pas être complètement sans ressources et pouvoir me procurer ainsi au jour le jour, l'argent nécessaire pour vivre; où et quand les vendrai-je, si vous en offrez de votre côté à trois ou quatre florins? De plus vous savez que Koberger tient toute ma fortune dans ses mains et qu'il ne s'est engagé à me payer qu'à des époques éloignées; si on lui fait tort, surtout de cette façon, qui me payera? Selon toute probabilité, il en prendra prétexte pour ne jamais se libérer entièrement. Je ne saurais assez te demander de vouloir bien peser ceci et de ne point me rendre le mal pour les nombreux services que je t'ai rendus d'un cœur si léger, car ce serait me ruiner complètement et je ne suis pas cause si vous éprouvez quelque rancune contre Anthoni Koberger... »
Koberger, était, il faut le dire d'ailleurs, un des rares éditeurs que la contrefaçon, atteignait au plus vif de leurs intérêts à cause même de l'importance de leurs tirages : la plupart de ses éditions, même pour les ouvrages les plus considérables, ne descendaient pas au-dessous de mille exemplaires, beaucoup allaient à seize cents, et l'on ne saurait trop insister sur l'indomptable énergie d'un homme qui, par des temps aussi tourmentés, avec une clientèle aussi incertaine, aussi défiante, des moyens de communication aussi insuffisants, parvenait cependant à établir d'une façon stable un trafic aussi actif sur un champ d'opération aussi vaste, car Koberger avait des ramifications de sa maison s'étendant au nord jusqu'à Lubeck et Anvers, à Test jusqu'à Ofen et Cracovie, au sud jusqu'à Milan et Venise et à l'ouest jusqu'à Lyon et Paris.
A l'intérieur de ces limites extrêmes où des agents comme Blumenstock, alias Heidelberg, à Paris et Hans Koberger à Lyon, s'occupaient directement de la vente sur place ou aux foires, Anthoni Koberger multipliait ses voyageurs, ses colporteurs qui s'en allaient de ville en ville, s'installant sur les places publiques, sur les marchés, sous les portails des églises, annonçant leur marchandise ou i'affichant au moyen de quelque énumération pompeuse et alléchante dans le genre de celle que nous reproduisons en fac-similé et qui date, probablement, de 1487. Anthoni lui-même n'épargnait ni son temps, ni sa peine; fréquemment il escortait en personne ses envois les plus importants, rarement il manquait une foire.
Aussi, comme ses descendants n'eurent ni son énergie ni son âpreté
au travail, la maison disparut avec lui, laissant cependant assez de belles
preuves de son existence pour que le nom de Koberger vive longtemps
encore,
Louis de Hessem.