‹ Le livreChapitre 147 sur 163 · EX KOBILI ET ALTRI · texte numérisé non relu

EX KOBILI ET ALTRI

Zuane Zusto.

Lunardo Valmarana et Steffano.

Carlo Angaran.

Am° Ruzzini.

Fran co Lippomano.

Marco et Banalerio Zen.

Andréa Trevisan.

Dom co Morosini.

Mattio Dandol .

Fil Grima ni.

2 fratelli Querini polo et Girolano.

Sébastian Zustinian.

Le Zotto Zustinian, Gir°.

Zorzi Grimani.

Pierro Canal.

AnzoloDiedo.

Zorzi Constarini.

Fabio Gritti.

And» Dolfin .

Zuane Pesaro.

Fran Co Mora.

Gir. Asc° Molin.

Tom* Condulmer.

Filippo Calbo.

4 fratelli Mora.

Anzolo Zorzi, fû 40.

Errizzo, guardato à vista.

Luigi Rocaretti.

Ten. Col Rivanelli.

Gaetano Scotti.

Zuanne Caponi.

Benetto Zusto.

Zorzi Grimani.

Pierro Dona.

Ant° Caminer.

D r pietro fracasso.

Nicolo M a Sabacchi.

Maggior Castelli.

Luiggi Belloni .

Ant* Rizzi, e molti altri guardati a vista

per sos petto, dont on n'a pas envoyé le

nom.

« Quelles sont les Dames, qui vous ont parlé de moi? Si vous faites une Course à Eisenberg, je vous prie de me rappeler au souvenir du prince et de l'aimable princesse de Loblowitz, et leur faire agréer mes homages. Je Leur suis attaché de Cœur et d'Ame.

« Voila la flotte hollandoise tout à fait abimée, l'Espagnole tôt ou tard courera le même sort, j'en suis sur, alors les Anglois deviendront plus fiers que jamais, et nous nous en ressentirons plus ou moins. En attendant que les Articles de la paix, ne soient rendus publics, je n'aventure pas d'avancer mon jugement. Je continuerai à rester ici, à cause de ma vieille mère, qui a droit d'exiger tout de moi, sans cela, j'irai à Prague, et alors je vous verrai le plus souvent.

« J'attends sans cesse de vos nouvelles et suis en perpétuité,

« Votre affectionné, « Kœnig. »

« P. S. — C'est le Citoyen Cecchini qui a éventé, dit-on, la mine ; et la vigilation de la police, et les mesures du gênerai Balland ont empêché l'Explosion. »

« Voici l'Extrait d'une Lettre que je viens de recevoir de Venise, dont je vous en fais literalement part.

Venezia li 20 octobre.

« Questa mattina scoppiô un magazino di polvere,con 7 5 mila bombe, non sappiamo oltre il spavento, quai sia il danno ch'abbia reccato à questa misera Città; et in questo momento si suona Campana Martello, la Confusione è taie, che non si seppe dirmi, ove il fuoco apiccô. Corsono le pattuglic con offrire 100 Zecchini, à chi riuscirà d'estinguerlo, bisogna ch'il pericolo sia grande. Non mi rimane il tempo, che per rendervi inteso dell Esito, sull' ultima Catastrofe.

« Il Générale Balland dopo avère il di 16 con sua Lettera partecipato alla municipalité, che venezia trovandosi ora del tutto tranquilla credeva ben fatto di non trattenere ulteriormente nell' fiola di Sn Giorgio Maggiore, l'arrestati Ostaggi corne subito sequi, con paollo Bulla, municipalista Zuanne Zusto, piovan de Sn Silvestro, et di Carlo Angaran; adunô tutti li altri nel Cortile del Convento, e tenne loro, il sequente discorso, doppo avergli nei giorni precedenti concesso alli medesimi, la Libertà di valersi de' loro domestici, di girar liberamente per l'Isola e Convento, di conversar fra di loro si di giorno che di noue, e di ricevervi Visite d'Amici ô parenti, col divieto per altro di non sortire di là, sulla loro parola d'onore,

« Voi foste le Vittime délia Malevolenza, ma io vi chiedo in nome délia Vostra patria di dimenticare tutti i vostri particolari, e generali motivi di rissentimento, corne pure di vegliare al bene, ed alla Sicu-

j*o LE LIVRE

rezza délia patria stessa. So manterrô ognor il buon' ordine finchè resto tra voi: quest' è il mio dovere ; i briganti, gli Anarchisti, i controrivoluzionari saranno sempre da me persequitati. Voi intanto potete andarvene liberamente quando vi piaccia, etc. »

« In nome di tutti gPAstaggi rispose à tal grazioso discorso il municipalista Andréa Spada, e infine lo pregô di voler' intervenire ed onorare nella susseguente mattina un pranzo patriotico, ch' essi destinato avevano di dare; ma essendo Egli stato improvisamente richiamato dal Générale in Capite Bonaparte non potè accettare l'invito, e dovette dirigera ancora nella stessa notte al quartier générale di Passereano, e rimettere il Comando di questa Gomune al générale Serrurier, à tal fine qui già pervenuto. Il Cittadinô Berthollet è stats Deputato dal générale Bonaparte, per radunare il Congresso Centrale, che qui deve tenersi, e Sabate fu' convocato per la prima volta con l'Intervento di tutt'i membri eletti dà rispettivi dipartimenti delP Ex Stato Veneto, con ample plenipotenze, niente perô si è potuto traspirare sul risultalo di detta sessione detratone PUnione che dicesi strabilita délia Nazione Veneta alla republica Cisalpina, e questa con la concorde ed unanime volontà di turf i votanti.

« I Detenuti nelle Carceri corne congiurati o compromessi nelle Carte gia esarninate, relativamente ail 1 ultima Scoperta trama sono : pietro Cercatto, Capo délia Cospirazione; 4 fratelli moro; Tiboni detto il Segretario, Colonello Mialovich; Collonello Medin, Magior Sudarovich, Capitan Niccolo Zorzetto; Capitan Subottich di Marina; Zavovitz Municipalista; Niccolo Papafava Sergente, i quali tutti verran o giudicate dal Tribunale d'alta Giustizia. Fu ordinato il richiamo de' Cittadini pesaro da Roma, Querini da Torino, D&ttagia da passereano, e sanfermo da parrigi. Sulla Mozione di Zorzi si è decretato di sequestrare i Béni mobili, e Stabili degP Emigranti Cittadini Zuanne Labia, Agostin Garzoni,e di sua Moglio pisana Querini q nl Andréa, di Odoardo Collalto, e di pietro Venier; rispetto péri à quest ultimo fû stabilito che la Comissione debba nel termine di 3 giorni recare un più dettagliato rapporto. Ora arriva la nuova per Stafetta, mandata dai Deputati Dattagia e Dandolo d'Udine, che la pace è stata conclusa tra li plenipotenzieri delP Imperatore, e Bonaparte, ma non si sa quali sieno le Condizioni.

« L'armata francese s'incamina già per quello che vien' aggiunto verso milano.

Bayreuth ce 23 décembre 1797.

« Votre Lettre du 7, mon ami, ne m'est parvenu qu'avant hier. Pardonnez que je n'ai pas repondu à Votre précédente, je n'eus pas un moment de Loisir, tant mes affaires se sont accumulées depuis. Je Vous

CASANOVA INEDIT 1 + i

renvoyé la Lettre de M. 1* Expatricien, ci Citoyen Zaguri, et j'attends l'autre d'une datte plus fraîche. Quant à moi, je ne puis vous mander rien sur le Changeaient qui aura eu lieu à Venise, n'ayant pas encore reçu des Lettres.

« Mon procès de Divorce touche à sa fin, et j'espère d'être en Etat de vous l'apprendre sous peu. Il ne me rendra point du tout fort à mon aise, comme vous pouvez bien y penser, mais je vivrai paisiblement, et beaucoup plus content. Les fraix qu'il me cause et la perte considérable, que j'ai du souffrir, premièrement pour les imenses Contributions, et ensuite pour m'avoir défait de tout ce que je possedois à Venise, a tout prix, ne me permettent pas de songer à un voyage quelconque; et une fois de retour dans mon pays natal, je n'aurai pas la force de le quitter jamais. Je me suis réservé à cet effet une maison qui est la seule à cette heure qui m'appartienne encore, pour y loger avec le lems, située entre les deux palais Michieli e SSti Appostoli, sur le grand Canal. Une autre difficulté pour être de votre partie, c'est l'attachement que j'ai pour ma vieille mère, âgée de 76 ans; si j'étois capable de l'abandoner, je ne serois pas digne ni de vous, ni de personne.

■ Donnez-moi des nouvelles de la famille de Lobkowiiz, Vous savez que je Les estime trop, pour ne pas m'imeresser.

a Le journal de francfort porte l'article suivant de Venise, en date du S décembre :

« Le noble Querini, ci-devant ministre de Venise près la Republique françoise, a été arrêté le 4 et conduit à Milan, d'où il doit être transféré a paris. On parle diversement sur les motifs de cette arrestation.

« L'on apprend de padoue, que toutes les trouppes francoises qui se trouvoient dans cette Ville, en sont parties le 4 pour se porter sur Brescia, où l'on. dit qu'il a éclaté des troubles sérieux.

> Je suis trop distrait aujourd'hui, pour m'entretenir plus au long avec vous. Je finis par Vous assurer de mon amitié.

« Kœnig. .

(Fin.)

SOUVENIRS A TRAVERS LES RAYONS DE MA BIBLIOTHEQUE j*j

commis l'indiscrétion de révéler plus ou moins exactement le nom des auteurs, qui ont été surpris autant que blessés de semblables révélations. Mais qu'y faire? A qui se plaindre? Et pourquoi se plaindre? Les auteurs nommés gardèrent donc le silence; la plupart sont morts aujourd'hui et ce qui reste d'eux suffit pour faire oublier ces grosses charges d'atelier, que la littérature moderne met ouvertement à la mode aujourd'hui.

Mais puisque le mal est fait, il serait peut-être bon de rectifier la légende imaginée par l'éditeur et de dire tout d'abord que, sans être le moindrement chastes, la plupart de ces élucubrations n'ont jamais eu le caractère ordurier que l'impression leur a donné. Très libres, soit; mais canailles, jamais!

Donc, au numéro 54 de la rue de la Santé, aux Batignolles, se trouvait une petite maison enfouie au fond d'un jardin long et étroit, espèce de petit bois de lilas, dans laquelle quatre amis avaient fixé leur résidence. C'étaient Amédée Rolland, Jean du Boys, Edmond Wittersheim et Camille Weinscheink. Sur les quatre, deux s'occupaient de littérature : Amédée Rolland, l'auteur des Vacances du Docteur, de l'Usurier de village et de bon nombre de pièces en vers et en prose jouées à l'Odéon et ailleurs, et Jean du Boys, qui fit jouer à l'Odéon la Volonté, le Mariage de Vadé, et s'adonna ensuite au roman-feuilleton. Edmond Wittersheim, frère de l'imprimeur du Journal officiel, s'occupait d'industrie, et Camille Weinscheink (4025, comme on l'appelait) ne faisait rien. Il admirait Rolland.

On était jeune, on était gai, on s'amusait tout en travaillant. Par malheur, on n'était pas riche et les huissiers vinrent plus d'une fois interrompre l'inspiration des poètes, — on interna même un clerc d'huissier pendant toute une nuit, sous le prétexte que c'était son patron qui eût dû se présenter lui-même, — mais ces orages passagers étaient vite conjurés et n'arrêtaient ni le travail ni le plaisir. Les amis étaient souvent conviés à partager le repas très simple, mais plantureux, et les amies — le dimanche en général — venaient s'y refaire, ce qu'on ne pourrait pas précisément appeler une virginité.

Les amis n'étaient pas les premiers venus : c'étaient Tisserand et Demarsy de l'Odéon et de la Porte-Saint-Martin, Henri Monnier, Alphonse de Launay, Alcide Dusolier, aujourd'hui sénateur, Carjat, Monselet, Bizet, Darjou, Durandeau, Henry Delaage, Théodore de Banville, Champfleury, Paul Féval, — oui, Paul Féval ! — Noriac, Jules Moinaux, A. Pothey, le commandant Lafont, William Busnach, La Rounat, Auguste de Châtillon, Duranty, Albert Glatigny, charles Bataille, etc.

Les amies étaient moins illustres : c'étaient Eulalie, Estelle, surnommée la Dinde, puis quelques actrices : Georgette Ollivier, Mosé, Suzanne Lagier. L'élément féminin ne dominait pas.

Le jour, on travaillait. Le soir, on causait littérature, on faisait des

projets, on critiquait les confrères. Rolland, qui commençait à percer, car il se faisait jouer, était le grand prêtre de cette petite église. Il avait formé le projet, avec du Boys et Bataille, d'accaparer tous les théâtres, de placer des pièces partout. Tous devaient collaborer et participer aux bénéfices, un seul serait nommé. Rolland signerait les pièces de l'Odéon et du Français ; Bataille, le drame; du Boys, la comédie; et moi-même, à l'occasion, le vaudeville et les Revues.

Cette association littéraire fut aussitôt rompue que formée. Les commandes manquaient. f

C'était dans la salle à manger, car il n'y avait pas de salon, qu'avaient lieu ces réunions amicales, autour d'une table où, grâce à l'hospitalité des hôtes, il fallait toujours mettre des rallonges. L'été, on causait dans le jardin. Rolland, qui aimait ses aises, imagina, au printemps de 1862, d'agrandir son domaine. Il fit élever une vitrine sur le devant de la maison et eut ainsi un hall bitumé, couvert et clos, dans lequel on se tint.

Dans une maison où l'on fait du théâtre, on parle théâtre et Ton voudrait même avoir un théâtre. De l'idée à l'exécution, il n'y a qu'un pas, pour des gens qui ont tellement de créanciers qu'un de plus ne paraît pas dans le nombre; aussi, peu de temps après, le hall fut-il diminué par la construction d'un châssis peint par Darjou et qui forma la devanture d'un théâtre de marionnettes. Dans les coulisses, on dressa des portants, on établit des coulisses, des toiles de fond, et du Boys, qui se piquait d'être ingénieux, machina le théâtre à sa façon. A dire vrai, il était très incommode ; on ne pouvait s'y tenir debout, il fallait jouer assis. Demarsy, qui était sculpteur, tailla dans des bûches fort lourdes la tête des principaux personnages qui étaient : Le Procureur du Roi, M il ° Pimprenelle, Jean Coutaudier^ le Président des assises, Matius Brancart dit Ras d'argent, etc., une quinzaine environ qui, en changeant les costumes, servirent pour toutes les pièces. Les amies de la maison firent les costumes et apportèrent des étoffes. Des bouts de bougie formaient l'éclairage.

Dans le hall on installa un piano, ce qui prit encore de la place et réduisit le nombre de spectateurs à 21. Il y avait une stalle de cheminée. Sur les murs de la maison, j'avais grossièrement peint une galerie pleine de spectateurs qui étaient les charges de nos amis.

Mais ce théâtre, commencé d'abord avec enthousiasme, traîna un certain temps à cause des occupations sérieuses des entrepreneurs, et ce ne fut que lorsque je m'en mêlai que l'organisation devint définitive et que l'on put jouer.

C'est le 27 mai 1862 qu'eut lieu l'inauguration. Edmond Wittersheim fabriquait les affiches, manuscrites bien entendu. Elles avaient la dimension d'un petit in-quarto. Elles étaient bleues avec des bandes

blanches. Les lettres imitant les caractères d'imprimerie étaient peintes de diverses couleurs.

Voici le fac-similé d'une de ces affiches :

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qui n'a jamais paru sur ce théâtre

PAR ORDRE * lOO* REPHÊBENTATION

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