QUATRIÈME LETTRE
( A une année de distance, )
« Vienne, le 16 décembre 1795.
« Mes puces grandissent et sautent de joye de trouver notre cher Cazanova cet été icy à la porte de la cour-manège, pour les jockeis, et au risque d'avoir un coup de pied de cheval, venir embrasser son ami, qui lui dira, mettes vite votre perruque, je vous mène à Tœplitz.
a Dieu vous dira la même chose : en ajoutant sequere amicum. — Tous les Ligne, et les Clary se réjouissent de vous voir. Voies la première fois que vous rentrés dans le port, sans naufrage. Je vois bien que vous n'avez pas escamotté la fille, ny la femme de votre prochain, ny cassé le lit de personne, ny remontré de savetier à gentilhomme. Usons du tems qui voudrait et ne pourra pas nous user. Que votre nez, l'espion de votre palais, se plaise encore au parfum des fraizes. On n'est jamais vieux avec votre cœur, votre génie et votre estomac.
« Quand nous pourrons sequere Deum 8 à Bélœil 4 , nous l'y accompagnerons. En attendant, portés vous, et aimés moi à votre ordinaire. Venés à Vienne, si vous trouvés un Christian ministre de la providence. Alléluia, alléluia; montrés vous à tant de gens, à qui je ne cesse de parler de vous. Accompagnés notre héros et patron, le grand moderne Waldstein : et pensés souvent, mon cher ami, à mon tendre attachement. »