A la Reine, en lui envoyant une pétition
Lisez avec le cœur cette plainte touchante Qu'en humble ambassadeur je mets à vos genoux. Toute chose ici-bas, madame, suit sa pente, L'aiguille tourne au pôle et le malheur à vous.
Ce quatrain, autographe et signé, figurait sur un album provenant d'Antoine de Latour et vendu le 10 juin 1886 à l'hôtel Drouot (M. Etienne Charavay, expert).
9. — A Madame I. F. (Ida Ferrier). Cette pièce de vers se trouve en tête de V Alchimiste, représenté à la Renaissance le 10 avril 1839 et dans lequel Ida Ferrier, la future femme de l'auteur, jouait le rôle de Francesca.
Cette même pièce, dédiée cette fois, avec une variante qui s'imposait, à M roe E. de H. (la comtesse de Hanska, née Eveline de Rzewuska) a repassé sous le titre de : Obéissance, dans la Sylphide de 1841, et dans le Keepsake publié par la Chronique de 1842.
10. — A Madame la comtesse B. A. qui avait un sphinx peint sur son éventail (Revue des lettres et des arts, du 24 novembre 1867).
O Sphinx, que me veux-tu? Pourquoi sur mon passage
Te dresser tout à coup, demandant mon secret?
Le secret du poète est caché sous son âge,
A vingt ans, c'est amour; à soixante ans, regret.
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Regret! non pas d'avoir, prodigalité folle, Jeté comme la cendre aux quatre vents de l'air L'ambition, l'argent, les pleurs, l'or, la parole Et ces beaux jours de mai passés comme l'éclair;
Mais regret de sentir dans le fond de son âme Brûler, comme un volcan sous la neige allumé, De ses jeunes désirs la dévorante flamme Et de ne pouvoir plus, quoiqu'il aime, être aimé!
11. — A mon ami Sainte-Beuve. Ode publiée dans : le Mercure de France au XIX e siècle, 1829, t. XXV, pages 25 et 53, VAlmanach des Muses pour i83o et le Cabinet de lecture, du 4 janvier i83o.
12. — A Soulary (Paris-Journal du 17 mars et Petit Moniteur du I er oct. 1869).
Tu demandes comment je suis du temps vainqueur Et quel est le secret par qui ma force dure ? Je puise chaque jour, par l'esprit et le cœur, La vie aux deux t de la Mère Nature.
i3. — A Toi, l'un des plus beaux joyaux de récrin poétique de Dumas, a paru dans la France littéraire de i832, t. IV, p. 2o3 à 2o5,et dans le Livre du 10 octobre 1886. C'est à cette pièce que Dumas a emprunté douze vers pour former l'épigraphe de son théâtre publié par Charpentier en 1834.
14. — A Victor Hugo. Portant la date du 17 août 1829, cette pièce avait été insérée en entier dans le Sylphe du 20 du même mois. Le texte manuscrit se trouve en marge de l'exemplaire du fameux Ronsard in-folio offert à Victor Hugo par Sainte-Beuve et qui a successivement appartenu à MM. Charles Giraud et Maxime du Camp. Un fragment de cette poésie a paru dans la Correspondance littéraire du 5 février 1857.
i5. — Addio Teresa, chanson sicilienne, musique d'Hippolyte Monpou, éditée par Bernard Latte, 2, passage de l'Opéra, a été reproduite dans le Monde parisien du 5 novembre 1837; elle devait, d'après un article d'Auguste Morel, faire partie de trois romances réunies sous le titre de Souvenirs de Naples.
16. — V Adolescent malade (la Psyché, mars 1826); sous ce titre : V Enfant malade, elle forme la 2 e pièce, dédiée à M ,ne Desbordes-Valmore, avec quatre vers de celle-ci comme épigraphe, de l'album manuscrit : Préludes poétiques.
17. — L? Aigle blessé [la Psyché, avril 1826); 6° pièce des Préludes poétiques, avec dédicace « à Monsieur Arnault père » et quatre vers de ce dernier comme épigraphe.
L'OEUVRE POETIQUE D'ALEXANDRE DUMAS 8j
18. — Les Ames (Annales romantiques; Paris, Louis Janet, i832); i2 ê pièce manuscrite des Préludes poétiques.
19. — Amour , neuf vers traduits de Pouschkine ; le Monte-Cristo, du 25 novembre i858; En Russie, t. II, p. 32.