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de moitié. Il devenait évident pour moi que les calculs étaient restés et que la vésicule les tolérait aujourd’hui.
Mais à la fin de décembre 1863, cette femme, qui avait joui pendant six mois d’une bonne santé, rentrait dans notre service pour des accidents en tous points identiques à ceux pour lesquels nous l’avions déjà soignée : mêmes douleurs hépatiques, survenant toujours vers le soir, d’une façon irrégulièrement intermittente, toujours accompagnées d’un véritable accès de fièvre, avec frisson ordinairement peu violent, et toujours suivies d’ictère : l’accès fébrile et l’ictère ayant une intensité proportionnelle à celle des douleurs. Dans l'intervalle de celles-ci, la santé était tolérable ; l'appétit revenait, la malade se levait, descendait au jardin, se livrait aux travaux de son sexe et perdait peu à peu sa teinte ictérique ; parfois même les périodes de rémission étaient assez prolongées pour que la malade parlât de nous quitter. Cependant, elle portait toujours dans l’hypochondre droit une tumeur volumineuse, présentant toujours la même forme que J'ai décrite, douloureuse au moment des accès, et très peu sensible, au contraire, dans les intervalles de rémission.
À la suite des efforts de vomissements causés par les attaques de colique hépatique, une hernie inguinale s’était produite à droite, et de temps à autre cette hernie faisait souffrir la malade. Or, le 20 mai 1864, les vomissements devinrent tout à coup extrêmement fréquents, une vive douleur se faisait simultanément sentir dans la tumeur herniaire, et le lendemain matin il n’était pas douteux que la hernie s'était étranglée. L'opération de la kélotomie fut faite, mais la femme n’en succomba pas moins deux jours plus tard.
Voici les lésions imprévues que nous trouvâmes du côté du foie.
Les dimensions de la glande ne sont pas très notablement augmentées : l’organe déborde d’environ 4 à 5 cen-