LE LOBE DE RIEDEL PUR
Son expression clinique est faite uniquement de signes physiques. Tel sujet en parfaite santé, se découvre, par hasard, « comme une tumeur » dans le côté droit du ventre. Tel autre, à l’occasion d’un examen systématique est trouvé porteur d’une
masse de l’hypochondre droit. Dans les deux cas, on a tendance à croire que la tuméfaction est apparue depuis peu ; « En réalité, dit le PT N. FressiNGer, cette masse a toujours existé ; seule la perception en est récente. »
Il s’agit souvent d’une femme petite, dont la base du thorax est plus étroite que ne le comporte la corpulence générale. Malgré la finesse de la taille et le volume parfois considérable de la tumeur, celleci ne détermine pour ainsi dire jamais de voussure visible à l'inspection.
Le palper constitue le temps capital de l’examen.
Il fait sentir directement sous la paroi de l’hypochondre, une tuméfaction oblongue ou arrondie, verticale ou un peu oblique en bas et à gauche, lisse et régulière, rarement bossuée, résistante et ferme, tout à fait indolore à la pression. Volumineuse, la tuméfaction empiète sur le flanc et la fosse iliaque correspondants, et, par son sommet, atteint la région eæcale ou confine à la ligne médiane, plus ou moins près de l’ombilic (1).
Elle est douée d’une certaine mobilité.
19 Comme le foie dont elle émane, elle suit les mouvements respiratoires et s’abaisse à l’inspiration :
20 Essayons de la mobiliser latéralement : les déplacements sont d’ordinaire minimes. L'exemple
(1) Voir p. 131, planche III, fig. 8 et 9,