DIAGNOSTIC
Les signes fonctionnels et généraux, d’ailleurs fort inconstants, ne sortant guère du commun que pour faire penser à une tout autre affection, vésiculaire ou rénale par exemple, le bilan des notions utiles au diagnostic du lobe de Riedel tient en définitive dans l’énoncé des symptômes d'examen. Il s’agit de reconnaître à une masse siégeant ‘dans l’hypochondre droit et mobile comme un gros rein, des caractères attestant :
19 qu’elle est inséparable du foie ;
29 qu’elle représente une partie de cet organe sans en constituer une véritable tumeur.
Pour répondre au premier point, nous disposons d'éléments de valeur inégale. Ce sont :
a) l’abaissement inspiratoire ;
b) la continuité de surface et de matité des masses pseudo-tumorale et hépatique ;
c) l’accrochage de l’angle formé par le bord gauche de la tuméfaction avec le bord inférieur du foie.
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Viennent résoudre à la fois les deux termes du problème :
a) la consistancé ferme, la régularité, l’indolence qui sont les attributs du tissu hépatique normal;
b) l’imprécision du bord droit lequel semble plonger en haut et en dehors dans la profondeur de l’hypochondre ;
c) enfin, signe décisif: laspect tranchant et l’accrochage du bord interne.
Dans les cas schématiques, l’écueil semble résider dans le fait que, comme l’a dit Hucnarp, « l’idée même d’un lobe flottant ’ne vient guère à l'esprit ». Nombre d’erreurs ne reconnaissent pas d’autres causes ; il ne serait déjà pas sans utilité d’en faire le recensement. Mais l’intérêt du diagnostic est surtout dans les cas atypiques.
La palpation peut rencontrer des obstacles :
abdomen volumineux, adipose, défense de la paroi.
Certains signes physiques peuvent manquer : par suite d’une particularité du pseudo-lobe (lobe profond, long pédicule) ou se trouver modifiés (lobe compliqué).
D’autres signes peuvent retenir exclusivement l'attention ; tels le ballotement rénal et parfois le contact lombaire.
Les symptômes fonctionnels et généraux peuvent orienter vers une affection toute différente. Le siège et la forme rénaux ou vésiculaires de la tumeur viennent parfois confirmer cette première impression diagnostique.
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D'où les confusions. Les unes seulement possibles, les autres souvent commises. Ces dernières, que nous étudierons tout d’abord, sont représentées :
19 par les « gros reins » ;
20 par les grosses vésicules.