‹ Le Lobe Flottant Droit Du Foie Dit Le Lobe De RiedelChapitre 5 sur 57 · SOS AE · texte numérisé non relu

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ainsi dire jamais évoqués en présence d’une tuméfaction abdominale droite qui ne fait pas sa preuve. Il ne saurait en résulter que des mécomptes, car le lobe de Riedel est loin de constituer une rareté.

C’est pour en rappeler la fréquence et le réel intérêt clinique, que M. le Professeur Noël Fres- SINGER, nous à confié ce travail. Les documents de notre Maître et les observations personnelles recueillies dans son service nous ont conduit à constater que, comme il l’enseigne, une -palpation” attentive parvient, en général, à reconnaître au lobe de Riedel un ensemble de caractères physiques qui ne se rencontrent réunis .dans aucune autre tumeur de l'abdomen et que, ces caractères et souvent-même un seul d’entre eux, la perception: d’un bord'tranchant, permettent de formuler un-diagnostic dont l’importance pratique ne nous semble pas néglhgeable.

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LES LOBATIONS ANORMALES DU FOIE DÉFINITION DU LOBE DE RIEDEL TERMINOLOGIE

TJ. Les LOBATIONS ANORMALES DU FOIE. — On étudie sous ce titre, diverses anomalies hépatiques dont l'aspect et la signification paraissent assez dissemblables.

19 Le forte multulobé : Il n’en existe que de très rares exemples, tels les foies à 12 et même à 16 lobes décrits par SomMerine et par Moser. Il s'agirait là d’une forme phylogénique rappelant la disposition du foie de certains animaux (lobes séparés groupés autour d’un lobe central).

29 Les foies succenturiés et certains lobes surnuméraires : is se montrent éminemment variables dans leur nombre, leur forme, leur volume et surtout dans leur siège (faces supérieure et inférieure des lobes droit et gauche).

Les malformations précitées dont on trouvera la description dans Ja thèse de Jacquemer (Lyon, 1895-96) et quelques observations dans les Bulletins

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PNA

de la Société Anatomique de Paris, constituent des curiosités sans grand intérêt pratique.

30 Autrement communs et importants au point de vue clinique sont les pseudo-lobes accessoires attenant à la partie inférieure du lobe droit ou du lobe carré. On les désigne sous le nom de lobe flotiant droit ou encore sous celui de lobe de Riedel. Eux seuls feront l’objet de la présente étude.

On a coutume d’en décrire trois variétés : le lobe flottant banal, le lobe de constriction, la languette hépatique, individualisées chacune par des caractères tirés de l’étiologie, de l’anatomie et de la cli-

nique.

À. LE LOBE FLOTTANT BANAL. — Îl ne ressortit à aucune cause évidente. On le regarde comme une

anomalie congénitale. Sa configuration est des plus

variables. À sa jonction avec le foie, on note, suivant les cas, une profonde incisure ou un pédicule formant « charnière » autour de laquelle le pseudolobe sé meut librement d’où son nom de lobe flottant. Il coexiste souvent avec des appendices analogues développés aux dépens des autres lobes du foie. Sauf complications in situ, il présente les attributs du foie normal et son histoire clinique se résume à l'existence, dans l’hypochondre droit, d’une « tumeur » découverte par hasard.

B. LE LOBE DE CONSTRICTION. — (CHarPy et Souzé). C’est une variété du « foie de constriction »

us te

ou «foie du corset » (Schnürleber, corset liver ou tight-laced liver, fegato strezzato où cordato). I] serait lié à la striction de la taille par le corset.

Les témoins de la compression thoracique qui lui confèreraient toute son autonomie sont :

a) presque toujours un sillon plus ou moins profond imprimé par le rebord costal ;

b) souvent des sillons diaphragmatiques ou costaux ;

c) souvent aussi un aplatissement transversal de la glande qui apparaît bombée vers le haut et déformée en dôme (Cæarpy). Parfois même, le lobe droit, étranglé en son milieu, donne l’impression de deux lobes superposés (foie en sablier, hour-glass shaped liver des Anglais).

Chiniquement, 1l se signale par sa situation à distance et à droite de la région cystique et par l’absence de signes de grave inflammation du cho-

lécyste.

C. LA LANGUETTE HÉPATIQUE (CHAUFFARD,L6PEz), seule, mériterait l’appellation, d’ailleurs impropre, de lobe de Riedel. Elle ne saurait être confondue avec les autres lobes surnuméraires : ses contours dessinent une langue ; elle n’est point pédiculée, mais souvent sillonnée ; son siège est cystique ou para-cystique ; elle présente souvent des lésions de cirrhose bilhiaire. Enfin, elle relève d’une grave affection, ordinairement calculeuse, de la vé-

sicule biliaire.

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Or les faits, tels qu "ils apparaissent à l'analyse des’ observations, ne justifient pas toujours la précédente distinction.

a) Le lobe flottant, quelle qu’en soit la forme, peut coïncider avec une affection vésiculaire (cas de Terrier et BAuDoin). Il en est ainsi notamment pour le foie de constriction (Leurs, Peters, SouLé).

La languette hépatique se voit en dehors de toute altération de la vésicule (exemples de Rrenet, de GENouviice, de Wirnermi). Riepei tourne la difficulté en rapportant ces cas à un ie étiologique différent et indéterminé. Mais éluder n’est pas resoudre. L'association avec une cholécystopathie ne prouve pas que celle-ci préside dans tous les cas au développement de la languette. Nous le verrons ultérieurement.

b) Le corset ne se porte plus. Il n’en est pas moins vrai qu'on rencontre encore, chez nombre de jeunes femmes, des malformations identiques à celles décrites par Caarpy et Souté.

c) Pour une forme donnée la cause n’est pas invariable.

d) Les différences cliniques semblent tenir à des accidents hépatiques ou biliaires surajoutés.

Dès lors, et sans préjuger ni de l'anatomie ni de l'étiologie, n’y a-t-il pas lieu de voir dans ces déformations si voisines, une seule et même anomalie, tantôt pure et sans inconvénient, tantôt compliquée de lésions hépatiques ou biliaires qui en modifient l’aspect, l’évolution et le pronostic ? Nous le pen-

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