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chronique dont elle devait mourir peu de temps après son admission.
L’examen découvre, outre un foie non augmenté, et normal, une tumeur dans le côté droit du ventre et qui se termine par un rebord lisse à la partie la plus inférieure de la fosse iliaque droite. Sa limite supérieure paraît être dans le flanc droit. Elle est dure, lisse, plus haute que large et présente une certaine mobilité, surtout de bas en haut. À un certain moment, elle glisse des doigts et remonte, mais reste perceptible dans le flanc droit.
La région lombaire droite est plus aplatie, plus dépressible, plus sonore que la gauche. Jamais aucune douleur ni aucune gêne. La masse est prise pour un rein mobile ; il existait des signes de tuberculose pulmonaire qui furent négligés ; la malade devait succomber bientôt à la phtisie,
À lPautopsie, on trouve, occupant le flanc et la fosse iaque droite, un lobe flottant du foie, quadrilatère, de 20 cm. X 10 cm. rattaché au bord inférieur du foie. Il tombe presque verticalement en arrière et se met en contact avec la fosse iliaque droite. En soulevant le lobe on découvre un rein mobile dont l’extrémité inférieure dépasse à peine celle du lobe flottant.
Mais entre temps, Brcrrorx et von Hacker (1886), Tscaernine (1888), et plus tard (1890) LanGEengucx, suturent un lobe mobile à la paroi abdominale.
Le lobe flottant a donc acquis droit de cité en clinique. Le PT J.-L. Faure dans sa thèse (1892) en rapporte une observation personnelle. RiepeL en publie 8 autres cas (1) dans son ouvrage : « Erfah-
(1) Ce qui porte à 18 les observations de l’auteur. Ce dernier n’en compte que 12, les 6 autres ne lui paraissant pas typiques.