‹ Le lobe flottant droit du foie dit lobe de RiedelChapitre 24 sur 55 · ÉTIOLOGIE ET GENÈSE DU LOBE FLOTTANT · texte numérisé non relu

ÉTIOLOGIE ET GENÈSE DU LOBE FLOTTANT

A. Étiologie

Nos connaissances sur ce chapitre se réduisent à un petit nombre de notions précises.

a. La fréquence du lobe flottant a été diversement appréciée. LeAr (1889), compte tenu des cas ébauchés, rencontrait l’anomalie chez 15 % des hommes et chez plus de 35 % des femmes ayant dépassé l’âge moyen. C’est assurément beaucoup.

Le chiffre donné par Bécourr dans sa thèse (1913) est d’un ordre de grandeur plus vraisemblable : sur 698 autopsies, pratiquées sous la direction du Pr Leruzze, Bécourr relève 89 fois le lobe flottant, soit environ 13 fois sur 100. Cependant, remarque Wicaezmi en 1923, les observations tant cliniques qu'anatomiques sont aujourd’hui plus rares. L’auteur en conclut que l’anomalie tend à disparaître, sans doute parce que les femmes ne portent plus de corset. Rien n’est moins démontré.

Le PT N. FressiNGEr n’a Jamais cessé d’en observer de multiples exemples et jusque dans ces dernières années. Quant à nous, il nous a été donné,

ASUS

en quelque huit mois, d'examiner 8 sujets porteurs d’un foie de Riedel. Il ne s’agit done pas là d’une rareté.

b. Le lobe flotiant prédomine chez la femme. Les chiffres de LEar donnent déjà une idée de cette prédominance. Malheureusement, les autres documents anatomiques ne fournissent pas de renseignements à ce sujet. Si l’on se réfère aux statistiques portant sur le « foie de constriction », somme toute assez voisin du lobe flottant, on trouve quelques indications intéressantes. Leur, en 1891, dénombre :

353 Schnürleber, sur 41.365 cadavres féminins (25,9 )

41 Schnürleber, sur 2.119 cadavres masculins (L9 9%).

Autrement dit, sur 100 Schnürleber, 89,5 se votent chez la femme et 10,4 chez l’homme.

SOULÉ, dans sa thèse (1902) présente 30 foies de constriction dont 22 chez la femme et 8 chez l’homme. |

À ne considérer que l’ensemble des faits cliniques, le lobe flottant paraît être l'apanage exclusif de la femme. En réalité, on le rencontre aussi chez l’homme, quoique plus rarement. Plusieurs observations en font foi (GLÉNARD, 3 cas ; GérARrD-Mar- CHANT, À cas ; Rozceston, 1 cas ; HERRINGHAM, À cas ; LôPez, 5 cas ; Fournier, 1 cas).

Nos 8 cas personnels concernent 5 femmes et 3 hommes.

Page 1