RENTE QUEUE
une violente crise de douleurs à type de colique hépatique suivie d’une urticaire fébrile, la tumeur se fixe et apparaît désormais en étroite connexion avec le bord inférieur du foie. Durant une année, elle s’accroît lentement, sans occasionner de troubles, quand en mai 1887, survient une nouvelle crise douloureuse; que prolongent cette fois de fréquents accès de vomissements, abondants et verdâtres. Depuis lors, l’état général reste très mauvais.
À l’examen, R:eDez trouve, descendant jusqu’au voisinage de l’ombilic, une masse que, sur la perception d’un bord tranchant, il identifie à un lobe anormal du foie.
La masse est très douloureuse au palper. En raison de ce caractère et des données de l’anamnèse, RiEDEL pense à la possibilité d’une grosse vésicule calculeuse associée, bien qu’il ne parvienne pas à sentir de tumeur vésiculaire.
L'opération confirme partiellement son hypothèse en montrant sous l’appendice hépatique une vésicule jaunâtre, très tendue, fluctuante, dont l’incision donne issue à 500 cm° de pus. Par contre, il n’existe pas de calculs.
20 Lopez (1), rapporte l'observation d’une religieuse âgée de 41 ans, entrée à l'hôpital Saint-Joseph de Lyon, en décembre 1910, pour un ictère par rétention, avec selles décolorées, cholurie et prurit tenace.
La malade qui souffre de l'estomac depuis plus de 15 ans, a fait au mois de mars précédent, une crise de coliques hépatiques avec ictère prononcé.
A l’examen, on perçoit une languette hépatique dépassant de 2 travers de doigt les fausses côtes. Au-dessous et en dedans d’elle, le point vésiculaire est sensible dans la profondeur, tandis que la vésicule lithiasique donne la sensation d’un petit relief, profond et très dur. L’opération montre une grosse et épaisse languette recouvrant en ma-
(1) Thèse de Lyon. 1918.
jeure partie la: vésicule qui est rétractée, recouverte d’adhérences et divisée en deux logettes renfermant de petits calculs. Un volumineux calcul obstrue le cholédoque.
30 Une autre malade de LôPez, âgée de 49 ans et qui avait eu sa première colique hépatique à l’âge de 25 ans, faisait depuis lors, tous les dix mois ou tous les ans, des crises douloureuses accompagnées, dans les mois précédant l'intervention, de vomissement répétés, d’amaigrissement et d’ictère intermittent.
40 Une femme de 68 ans, relate CaBor (1), entre à l'hôpital le 20 avril 1920; pour une crise douloureuse de l’hypochondre droit, accompagnée de vomissements abondants, le tout durant depuis 4 jours. Mais elle présente un long passé de crises analogues survenant d’abord tous les mois ou tous les deux mois, puis chaque semaine, et surtout la nuit. Le premier accident douloureux remonte à 24 ans. Très intense, 1l s’est accompagné de jaunisse. Depuis lors, la malade se connaît, juste au-dessous du rebord costal droit, une masse molle, de la taille d’une grosse noix et qui grossit transitoirement au cours des poussées douloureuses.
L'état général est mauvais : langue sèche, gros amaigrissement ; ventre plat, peau sèche et mince ; foie débordant uni et douloureux. Lieucocytose et polynucléose à 80 %. Un examen radiologique pratiqué en février 1920 avait montré une ptose.
Le 27 avril, une cholécystosraphie révèle, outre une vésicule visible, une ombre à facettes ayant l’apparence d’un calcul.
Le 28 avril, à l'examen : masse de l’hypochondre droit situé juste au-dessous du foie et sans connexion apparente avec lui, dépassant un peu le niveau de l’ombilic, non
(4) CaBor. — New-England Journ. of Medicine, juin 1929 ; n° 96. vol. 200, p. 1344-1347.