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ou « foie du corset » (Schnürleber, corset liver ou tight-laced liver, fegato strezzato ou cordato). I] serait lié à la striction de la taille par le corset.
Les témoins de la compression thoracique qui lui confèreraient toute son autonomie sont :
a) presque toujours un sillon plus ou moins profond imprimé par le rebord costal ;
b) souvent des sillons diaphragmatiques ou costaux:
c) souvent aussi un aplatissement transversal de la glande qui apparaît bombée vers le haut et déformée en dôme (Cæarpy). Parfois même, le lobe droit, étranglé en son milieu, donne l'impression de deux lobes superposés (foie en sablier, hour-glass shaped liver des Anglais).
Cliniquement, 1l se signale par sa situation à distance et à droite de la région cystique et par l’absence de signes de grave inflammation du cho-
lécyste.
C. La LANGUETTE HÉPATIQUE (CHAUFFARD,L6Pez), seule, mériterait l'appellation, d’ailleurs impropre, de lobe de Riedel. Elle ne saurait être confondue avec les autres lobes surnuméraires : ses contours dessinent une langue ; elle n’est point pédiculée, mais souvent sillonnée ; son siège est cystique ou para-cystique ; elle présente souvent des lésions de cirrhose biliaire. Enfin, elle relève d’une grave affection, ordinairement calculeuse, de la vé-
sicule biliaire.
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Or les faits, tels qu’ils apparaissent à l’analyse des observations, ne justifient pas toujours la précédente distinction.
a) Le lobe flottant, quelle qu’en soit la forme, peut coïncider avec une affection vésiculaire (cas de Terrier et BAUDoIN). Il en est ainsi notamment pour le foie de constriction (Leur, Peters, Souté).
La languette hépatique se voit en dehors de toute altération de la vésicule (exemples de RrenEtz, de Genouvizce, de Wicuermi). Rieper tourne la difficulté en rapportant ces cas à un type étiologique différent et indéterminé. Mais éluder n’est pas résoudre. l'association avec une cholécystopathie ne prouve pas que celle-ci préside dans tous les cas au développement de la languette. Nous le verrons ultérieurement.
b) Le corset ne se porte plus. Il n’en est pas moins vrai qu'on rencontre encore, chez nombre de jeunes femmes, des malformations identiques à celles décrites par CHaArPy et SouLé.
c) Pour une forme donnée la cause n’est pas iñvariable.
d) Les différences cliniques semblent tenir à des accidents hépatiques ou biliaires surajoutés.
Dès lors, et sans préjuger n1 de l'anatomie ni de l’étiologie, n’y a-t-1l pas lieu de voir dans ces déformations si Voisines, une seule et même anomalie, tantôt pure et sans inconvénient, tantôt compliquée de lésions hépatiques ou biliaires qui en modifient l’aspect, l’évolution et le pronostic ? Nous le pen-
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sons: C’est pourquoi nous proposons la définition suivante.
Dérinirion pu LoBe pe:Rrendez. — Nous décrirons sous le nom de lobe flottant droit ou lobe de Riedel, une anomalie hépatique caractérisée par lé fait que toute ou partie de la portion inférieure du lobe droit ou du lobe carré se projette dans l’abdomen et y figure une masse en général pseudolobaire, sans qu’il existe nécessairement d’autre altération du foie ou des organes avoisinants.
TERMINOLOGIE. — Elle varie avec les auteurs :
— Lobe flottant droit ou lobe mobile droit (Terrrer et Bauporn, et les auteurs français).
— Hépatoptose partielle ou foie partiellement mobile (Terrier et Auvray).
— Lobe de constriction (Cnarpy et Souré).
— Languette hépatique (Genowuvizre, CHAUFFARD LéPrz).
— Tongue-like lobe, linguiform ou appendicular lobe (RozLEsToN).
— Lobe de Riedel (Lockwoop et les auteurs de langue anglaise).
D’après ce qui précède, on voit que nous ne saurions adopter les termes trop précis de lobe de constriction, de languette hépatique, de lobe linguiforme ou appendiculaire, car ils comportent une particularité d’ordre anatomique ou étiologique.
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L’anomalie ne constituant pas un véritable lobe, certains auteurs la décrivent sous le nom de lobule. Rien n’est moins acceptable ; le mot lobule, quand on parle du foie, désignant une entité histologique bien définie.
TErrigr et Auvray ont écrit : « Les termes de foie partiellement mobile, d’hépatoptose partielle et de lobe flottant peuvent être également employés indistinctement l’un pour l’autre. »
Bien que le lobe aberrant puisse apparaître comme une sorte de dislocation du foie comparable à celle de certains estomacs dits ptosés, d’autres états portent plus Justement l’appellation d’hépatoptose partielle. Ce sont les cas dans lesquels le foie, pour ainsi dire « subluxé », n’est plus en contact régulier avec le diaphragme. Cette hépatoptose partielle ne se distingue de la ptose totale, véritable « luxation en masse », que par une différence de degré. Elle n'implique aucune déformation de la glande. Par contre, comme toute ptose, elle exige la chute de la région fixée de l’organe et l’allongement de ses moyens de suspension. Le foie à lobe flottant, lui, reste à sa place normale. On ne saurait regarder comme un argument autorisant cette dénomination la possibilité d’un lobe de Riedel chez les sujets porteurs d’un foie abaissé, quoique le prolapsus hépatique ait été invoqué dans la genèse de notre anomalie.
Certes, Risper envisage le prolongement hépatique dans ses rapports avec les affections vésicu-