SONNERIES
de Riedel se trouve dans une des célèbres cliniques de TroussEeau (1).
Nous la reproduisons in extenso :
Dans le courant de l’année 1863, entrait au N° 28 de la salle . Saint-Bernard, une femme de cinquante-trois ans. Elle nous apprenait que quelques années auparavant, elle avait été reçue, dans le service de M. Bénrer, à l'hôpital Beaujon, et traitée d’une paraplégie avec lésion du corps des vertèbres. La paraplégie avait été heureusement guérie.
Nous fûmes tout d’abord frappés de la teinte profondément ictérique de la peau, et notre attention dut immédiatement se fixer sur le foie. La malade nous raconta que depuis quelques semaines elle éprouvait de violentes crampes d'estomac qui étaient accompagnées de nausées, quelquefois de vomissements, le lendemain la peau devenait jaune, les urines prenaient une teinte très foncée. Chaque fois qu’elle avait ces accidents, elle prenait de la fièvre caractérisée par un frisson suivi d’une chaleur vive et prolongée, sans sueur consécutive. Quelques semaines après son entrée à l’hôpital, elle eut une colique beaucoup plus violente. La douleur de la région hépatique prit une intensité extrême, et pendant une semaine au Moins Nous pensâmes qu’il était survenu une forte hépatite, avec une inflammation de la vésicule. Puis pendant près d’un mois, il y eut, chaque jour, un frisson revenant à peu près à la même heure, suivi, de chaleur .et de sueur ; l’ictère ne diminuant pas, la douleur s’exaspérant toujours au début de l'accès fébrile. euN Se = Nous restions dans l’idée que la fièvre était causée par
(1) TroussEau. — Clinique Médicale de l'Hôtel-Dieu, de Paris. Paris 4882, tome III, p. 247-254.