QUESTION DES LOGEMENTS DANS LE MASSACHUSETTS
coûté de s, 000 à 15,000 francs. Le faux d'intérêt auquel les avances ont été faites est élevé, 14 p. 100, mais inférieur à ce que les ouvriers payaient pour loyer sans acquérir la propriété de leur maison (20 p. 100 environ).
Les compagnies d'assurances sur la vie aux Etats-Unis ont 2 milliards de francs en main, sur lesquels elles doivent faire 4 p. 100 d'intérêt. Ne serait-il pas possible, demande M. Wright, que ces compagnies fissent des avances aux ouvriers pour leur faciliter de devenir propriétaires? .Les ouvriers qui désirent acquérir leur propre foyer, peuvent parfaitement payer 6 p. 100 pour l'usage de l'argent, à condition que ces avances soient réglées de façon à ce que les intérêts cessent sur les sommes remboursées, au fur et à mesure du repaiement. Lorsqu'un ouvrier a déposé dans une savings bank ou conclu avec une compagnie d'assurance sur la vie une police suffisante pour donner une marge raisonnable à une avance, il n'y a pas de placement plus sûr que de lui prêter de l'argent et de prendre hypothèque sur l'immeuble qu'il occupe. Si la maison est à son nom, il aura grand soin de la tenir en bon état ; il ne la dégradera pas, il ne la ruinera pas comme le fait trop souvent l'ouvrier locataire. Il est bon d'encourager la tendance à l'épargne chez les ouvriers en faisant des avances de capitaux, de façon à les mettre en possession de leur maison aussitôt que
possible, aussitôt qu'ils ont accumulé une marge suffisante pour servir de^ garantie. Les compagnies américaines ont des dispositions, jusqu'à un certain degré, de placer quelques capitaux de cette sorte. .Voici comment il faudrait procéder d'après M. Wright : l'ouvrier devra accumuler des épargnes dans une banque jusqu'à ce que la somme épargnée représente une garantie pour l'emprunt qu'il veut contracter. Il retirera alors son dépôt de la banque, en même temps il contractera une police avec la compagnie d'assurance, à laquelle il versera l'argent et fera un emprunt à la même compagnie. De cette façon, s'il devait mourir le lendemain, il se trouverait que par la police d'assurance la dette serait couverte. Supposez qu'une maison coûte 5,000 francs et que l'ouvrier veuille contracter un emprunt égal ; il prendra une police de 5,000 francs payable à lui-même s'il survit 15 ou 20 ans. Il paiera l'intérêt sur l'emprunt et la prime sur la police. De cette manière, la compagnie consentirait à lui avancer la somme nécessaire. La police sera la sécurité additionnelle. Il n'aura d'ailleurs pas besoin d'emprunter toute la somme puisqu'il aura déjà accumulé 1,250 francs par exemple dans la caisse d'épargne, il se contentera d'une avance de 3,750 francs. On pourrait autoriser les compagnies d'assurances sur la vie à prendre elles-mêmes des dépôts; ce serait une modification à introduire