CHAPITRE IV
COMMENT LES COMPAGNIES d'aSSURANCES SUR LA VIE POURRAIENT AIDER LES OUVRIERS. — SUGGESTION FAITE PAR M. WRIGHT.
Je trouve dans cet ordre d'idées, dans la volumineuse enquête faite par une commission du Sénat des États-Unis sur les relations du capital et du travail (1883-1 885) une déposition de M. Wright, de Medford près Boston, un « Consulting actuary » qui est le conseil de compagnies d'assurances sur la vie. (M. Wright a été de 1833 à 1839 secrétaire de TAmerican Anti-slavery society). Cette déposition mérite d'être signalée. M. Wright y donne des détails sur les loan fund associations dans l'Etat de Massachusetts. En 1858, il en existait cinquante, dont l'objet était de réunir les épargnes des ouvriers et de faire des avances à ceux qui désiraient construire leur propre maison,* en un mot de favoriser ('acquisition du foyer par l'ouvrier. C'était là une institution d'origine écossaise, comme l'on sait. Ces cinquante associations dont parle M. Wright ont permis à un millier de membres de devenir propriétaires de maisons ayant