‹ Le long des ruesChapitre 30 sur 62 · LA RUE DU PU1TS-QU1-PARLE · texte numérisé non relu

LA RUE DU PU1TS-QU1-PARLE

aujourd'hui rue Amyot.

Comme tout le monde, j'avais beaucoup entendu parler de ces maisons mystérieuses et truquées où, durant la Révolution, le Directoire et le Consulat, les conspirateurs blancs, bleus, rouges, se cachaient, se terraient, se volatilisaient, échappant ainsi, comme par miracle, aux porteurs d'ordres de Fouquier-Tinville, aux limiers de Fouché, aux policiers de Réals et de Dubois. Il suffit d'avoir parcouru la plupart des Mémoires d'alors, ceux de Dulaure comme ceux d'Hyde de Neuville, d'avoir feuilleté le dossier du procès de Georges Cadoudal et de ses complices, pour savoir avec quel art stupéfiant les conjurés, les suspects, les fugitifs savaient « plonger » au moment opportun et par quelles habiletés ils disputaient leurs existences au couperet du bourreau Sanson.

Or, depuis hier seulement, il m'a été donné de visiter un logis dont les détours, les trappes, les cachettes, les recoins secrets, les caves, semblaient le

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