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V. Adam, del

faillite; c'est en pure perle que plus de deux millions de livres y avaient été dépensés.

Mais si le Cotisée disparaissait, les Champs-Elysées prenaient chaque jour une importance plus grande; les Parisiens commençaient à en connaître le chemin ; dans

la belle saison la population et les étrangers s'y rendaient chaque soir. Sir John Carr, un Anglais visitant Paris en 1801, après la paix d'Amiens, en avait gardé un souvenir charmé : « Toutes les allées vertes étaient peuplées d'amoureux chuchotant, de toutes parts des

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bruits divins de musique et de danse remplissaient les oreilles... Partout on se délassait des labeurs de la journée en valsant et en buvant de la limonade... Des caporaux et de jeunes marchands en longue redingote faisaient danser des femmes de chambre et des grisettes avec une élégance qui n'était pas dépassée dans les bals les plus brillants... Rien ne pouvait égaler la gaieté sans

LE CIRQUE DES CHAMPS-ELYSEES

souci, le joyeux oubli de toute préoccupation qui régnaient dans ce lieu ; la musique y était excellente... » Sous la Restauration et plus encore sous le règne de Louis-Philippe, les Champs-Elysées sont un lieu de délices. Le Cirque Olympique devient le rendez-vous de toutes les élégances ; on y applaudit le célèbre écuyer

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