‹ Le long du chemin [microforme]Chapitre 10 sur 50 · GRISAILLE · texte numérisé non relu

GRISAILLE

grisaille, comment » ne t’ai-je pas toujours

Ah! depuis, invincible tu as régné!

vant ma chaise, une ta peinture grisonne.….

table, et plus en arriè dans mon besoin de qui choquent l'oeil work. Sur ce Cana, Pauvre être que le so il est gris d’années | d’une fenêtre sise tou Saint-Laurent, mais il ,

et puis, sur la faïen

Encore plus loin, le brave poêle à deux ponts qui a su rester noir lui seul dans cette grisaille atroce.

Vous êtes dans la cuisine de Dame Olympe, une brave femme qui ne se plaint pas de sa vie grise.

Je n’ai jamais été malheureuse, vous savez, et bien des femmes auraient été heureuses à ma place; moi, j'ai passé à travers les ans qui se drapaient de gris à mon bénéfice.

Toute petite, je ne fus déjà rien, les mots jolis des enfants de mon âge se perdaient, semble-t-il, avant d’être compris; je ne fus ni grondée, ni choyée, c’était... comme si je n’y étais pas. Au pensionnat, où l’on m’envoya à mon tour, je continuai d’être le personnage incolore que l’on gratifie de bonnes notes. Un jour, faute de sujets, à la veille de la préparation d’une fête dramatique, la maîtresse s’avisa de me confier un bout de rôle. Une insipidité que je travaillai, travaillai avec tous mes enthousiasme, j'étais sûre de mon succès et j'allais enfin sortir de l'ombre! Grisaille me guettait | Je devins très malade et l’on me remplaça.

Ce fut ainsi toujours. Je n’essayai même pas de ‘utter. À la maison, j'évitais d'élever la voix pour ne pas voir Papa et Maman me regarder avec une stupeur curieuse, Un jour, on m’annonça, avec une surprise pas du tout dissimulée, qu’un homme, vous entendez bien, un homme m'’aimait... songeait à m’épouser.

Je ne fus ni charmée, ni contrariée.

Je le devinais.

Il ressemblait à une veille de pluie, et il n’a pas changé... Regardez-le, c’est lui qui dort calme et confiant dans tout ce crazy-work.

Mais sous cette grisaille bat un bon et cher coeur que J'aime sincèrement, comme peut et doit aimer une petite femme marquée au gris.

J'ouvrais les bras aux enfants...

t pour ce deuil je ne pris Pas le noir, Et ce fut ainsi toujours: Grisai lecture me ravissait, et j'aima

de mes essais, mon brave homme de “Ma bonne Oly

mpe, on s'inquiète d

écrire,” De ce jour je cessai trop plein, ma pauvre vi farde, douloureuse, j'ai mes aspirations, j'ai Je instant, rien qu’un seul...

Mais à quoi bon ? Tout ce qui m’entoure, tout ce qui fait mon existence ne me cri

e-t-il pas impérieusement de me taire ? Et je me tais.

O grisaille!

qui ne vinrent jam»:

le gris m'avait suffi, lle! Grisaille!

is à écrire, On s’amusa mari me dit un jour:

€ te voir révasser et

» Mais en ce moment-ci j'ai le coeur € monotone et terne se retrace blamal à tous mes sentiments, à toutes

besoin de vivre ce que je suis, un

| jam»:

suffi.

s’amusa n jour:

isser et

e coeur ce blatoutes His, un

ui fait de me

Page 1