CHAPITRE XXVI
ligents , mais cependant cette exposition de ia loi du Lotus de la bonne loi est comme la vérité indivisible. Les Bôdhisattvas répondirent: C'est cela, ô Bhagavat, c'est cela, ô Sugata. Alors, pour établir dans cette exposition de la loi du Lotus de la bonne loi les Religieux et les fidèles des deux sexes qui se trouvaient réunis dans cette assemblée, Bhagavat parla de nouveau ainsi au Bôdhisattva Mahâsattva Samantabbadra : Cette exposition de la loi du Lotus de la bonne loi, ô fils de famille, ne tombera dans les mains d'une femme que si celle-ci est douée de quatre conditions. Et quelles sont ces quatre conditions? C'est qu'elle recevra la bénédiction des bienheureux Buddhas; qu'elle fera croître les racines de vertu qui seront en elle; qu'elle sera établie sur l'amas de la certitude; qu'elle concevra l'idée de l'état suprême de Buddha parfaitement accompli, dans le dessein de sauver tous les êtres. Ce sont là, ô fils de famille, les quatre conditions dont devra être douée la femme à laquelle sera confiée cette exposition de la loi du Lotus de la bonne loi.
Ensuite le Bôdhisattva Mahâsattva Samantabbadra parla ainsi à Bhagavat : Je veillerai, ô Bhagavat, à la fin des temps, dans la dernière période, dans les cinq cents dernières années [du Kalpa], siir les Religieux qui posséderont ce Sûtra; j'assurerai leur sécurité ; je les protégerai contre le bâton et contre f. 2/i3 a. le poison , de sorte qu'aucun de ceux qui chercheront l'occasion de surprendre ces interprètes de la loi, ne puisse y parvenir, et que Mâra le pêcheur, voulant les surprendre, ne puisse y réussir, non plus que les fils de Mâra, ni les Mârakâyikas, fils des Dêvas, ni les serviteurs de Mâra; de sorte qu'ils ne soient plus entourés de Mâras; de sorte que ni les fils des Dêvas, ni les Yakchas, ni les Prêtas, ni les Putanâs, ni les Krïtyas, ni les Vctâlas désirant , cherchant l'occasion de surprendre ces interprètes de la loi , ne puissent y parvenir. Je garderai, ô Bhagavat, toujours, sans cesse, dans tous les temps, un tel interprète de la loi. Et quand cet interprète de la loi, après avoir dirigé l'application de son esprit sur cette exposition de la loi, sera occupé à se promener, alors, ô Bhagavat, je m'avancerai à sa rencontre, porté sur un éléphant de couleur blanche et armé de six dents; je me dirigerai, entouré d'une troupe de Bôdhisattvas, vers fendroit où se promènera cet interprète de la loi, afin de garder cette exposition de la loi. De plus , si pendant que cet interprète de la loi dirigera l'application de son esprit sur cette exposition de la loi , il venait à en laisser échapper
ne fût-ce qu'un seul mot ou qu'une seule lettre, alors monté sur ce roi f. 243 b. des éléphants, de couleur blanche et armé de six dents, me montrant face à face à cet interprète de la loi, je prononcerai de nouveau cette exposition de la loi dans son entier. Et cet interprète de la loi m'ayant vu, et ayant entendu de ma bouche cette exposition de la loi dans son entier, satisfait, ravi, l'âme transportée, plein de joie, de satisfaction et de plaisir, acquerra une grande force dans cette exposition de la loi; et aussitôt qu'il me verra, il obtiendra la méditation. Et il sera en possession des formules magiques nommées l'Accumulation des formules magiques, l'Accumulation de cent mille kôtis, et l'Habileté dans tous les sons.
Si à la fin des temps, dans la dernière période, pendant les cinq cents dernières années [du Kalpa], ô Bhagavat, des Religieux ou des fidèles de l'un ou de l'autre sexe, possédant, écrivant, recherchant, récitant ainsi cette exposition de la loi, s'appliquaient, en se promenant trois fois sept, ou vingt et un jours, à cette exposition de la loi, je leur montrerai mon propre corps dont la vue est agréable à tous les êtres. Monté sur un éléphant de couleur blanche et armé de six dents, environné d'une foule de Bôdhisattvas, je me rendrai, le vingt et unième jour, au lieu où se promènent les interprètes de la loi, et y étant arrivé, j'instruirai ces interprètes de la loi, je leur ferai accepter l'enseignement, je les exciterai, je f. 2iiàa. les remplirai de joie, et je leur donnerai des formules magiques, de sorte que ces interprètes de la loi ne pourront être opprimés par personne ; de sorte qu'aucun être, soit parmi les hommes, soit parmi ceux qui n'appartiennent pas à l'espèce humaine, ne trouvera l'occasion de les surprendre, et que les femmes ne pourront les entraîner. Je veillerai sur eux; j'assurerai leur sécurité, je les protégerai contre le bâton et contre le poison. Et je donnerai à ces prédicateurs de la loi les paroles des formules magiques ; écoute quelles sont les paroles de ces formules : ^^^TT Ç^T^Tfïï I
«Irffn =l^lfçl> ^=^T^II Ce sont là, ô Bhagavat, les mots des formules magiques. Le Bôdhisattva , ô Bhagavat, dont l'ouïe sera frappée de ces formules magiques, devra reconnaître que c'est la bénédiction du Bôdhisattva Mahâsattva Samantabhadra [qu'il vient d'entendre].