‹ Le lotus de la bonne loiChapitre 198 sur 283 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Enfin, Fa su pan tu qui avait un temple à Ayuto {Ayôdhyâ?) , est en sanscrit Vasubandhu, nom qui n'est sans doute que le synonyme de celui du savant et illustre Vasamitra^.

St. 78. Stupas de diamant.] Le mot du texte est açmagarhha; j ai essayé d'en établir le f- 3o h. sens dans une note spéciale sur les sept choses précieuses^. Ce que je traduis par pierres précieuses est encore un terme qui m'est inconnu : nos manuscrits l'écrivent karkêtana, ou kakkêtana. Je trouve dans Wilson karkêtara, espèce de gemme ou de pierre précieuse dont la nature n'est pas précisément définie. Il n'est pas certain que les interprètes tibétains fussent beaucoup plus avancés que nous, car le traducteur du Saddharma se contente de remplacer karkêtana par ke-ke-ru, qui paraît n'en être qu'une transcription altérée. Le ke-ke-ru est, selon Csoma de Côrôs, une pierre précieuse de couleur blanche. Schmidt dans son Dictionnaire tibétain donne le nom de ker-ke-ta-na comme synonyme de ke-ke-ru ; mais il ne nous en apprend pas plus que Csoma sur la pierre en elle-même.

St. 91. Des cymbales de fer.] Le mot dont se sert le texte est riUariyô, que je ne trouve f. 3i b. pas dans Wilson; nous verrons plus bas rîUaka que je traduis par musicien, de même par conjecture^. Il est possible qu'au lieu de rïUariyô et de rîUaka on doive lire djhaUariyô et djhallaka, et que la leçon de nos manuscrits résulte de la confusion du ri et du djha, lettres qui, dans l'écriture Randjâ, comme dans celle du Népal, ne diffèrent l'une de l'autre que par l'addition ou le retranchement d'un simple trait. Si la leçon de djhaUariyô venait à se confirmer, nous y trouverions le pluriel du mot sanscrit djhallari, qui, selon Wilson, désigne entre autres objets « une espèce de tambour. » M. Foucaux qui a consulté pour moi le grand vocabulaire tibétain-sanscrit de Saint-Pétersbourg, y a trouvé djallari avec le sens de cymbale de fer; c'est une confirmation inattendue de la signification que j'avais assignée déjà au rïUariyô ou djhaUariyô de notre texte. En résumé nous avons trois mots entre lesquels la critique ne pourra choisir que quand elle aura réuni des matériaux plus nombreux, 1° rïllari, qu'on ne trouve pas; 1° djallari, du vocabulaire tibétain-sanscrit, signifiant «cymbale de fer;» 3° djhallari, du sanscrit classique, désignant «une espèce de « tambour. »

St. 99. Pour avoir [seulement] entendu la loi de leur bouche.] 11 faut lire, «sans avoir f. '62 a. n entendu la loi de leur bouche ; » c'est une négation que j'avais omise par inadvertance.

St. 112. Connaissant, etc.] L'erreur que je commettais en traduisant Bôdhimandé f. 33 «. « dans la pure essence de l'état de Bôdhi, » a jeté du vague sur la totalité du distique, dont je suis actuellement en mesure de donner une interprétation plus exacte : « Pour « moi, méditant en ce monde, immobile pendant trois fois sept jours entiers, sur le trône « de la Bôdhi, je réfléchis à ce sujet, les regards fixés sur l'arbre qui est en cet endroit. Pour ce qui regarde le Bôdhimanda, j'en ai parlé ci-dessus, même chapitre, st. 4, p. 349-

' Landresse, Foe hoae hi, p. 38/i ; Introduction ^ Ci-dessus, ch. i, f. g a, st. 45 , p. Sig.

à l'hisl. du Baddhisme indien, t. I, p. 667 et 568. ' Ci-dessous, ch. xiii, f. i5o fc, st. i 1.

NOTES

f. 34 a. St. 123. J'exécuterai ce qu'ont ordonné les sages.] Il faut dire, «J'exposerai ce qu'ont

« enseigné les sages. »

St. 124. /l cinq solitaires.] Les cinq solitaires dont il est parlé ici sont sans doute les premiers disciples qu'ait réunis Çâkya , après qu'il eut embrassé la vie religieuse. Ces personnages sont cités fréquemment au commencement des Sutras développés, notamment dans notre Lotus même, fol. 1, ci-dessus, et dans le Lolita vistara^. Je me suis expliqué ailleurs sur le nom et la parenté de ces Religieux, dont le plus grand nombre appartenait à la famille royale des Çâkyas ^.

St. 127. Arrivés à . . . ] Lisez , « partis pour. . . »

f. 34 h. St. i32. Pour toi aussi.] D'après deux manuscrits de M. Hodgson qui lisent ici tatrâpi

au lieu de tavâpi, ce qui donne un sens préférable, il faudrait traduire : « là aussi, [m'é- « crié-je,] toute incertitude sera dissipée. »

f. 35 a. St. iZio. Au temps des cinq imperfections.] Le mot dont se sert le texte est kachâya,

« souillure ; » et les souillures indiquées ici au nombre de cinq , sont probablement celles dont il a été parlé déjà, même chapitre, f. 27 a, c'est-à-dire celles qui font dégénérer un Kalpa, les créatures, les doctrines, la vie, en un mot la corruption du mal. Si cependant on pouvait établir que kachâya est synonyme de Méça, les pahtchakachâya des Buddhistes du Nord seraient sinon identiques, du moins analogues avec les pantchaklêça des Buddhistes du Sud , qui , d'après le Dictionnaire singhalais de Clough , forment l'énumération suivante : la passion, la colère, l'ignorance, l'arrogance et l'orgueil^. Voyez à V Appendice, n° II, une note spéciale sur la valeur du mot kléça. ~~

St. il\.2. Qui sont parvenus.] Lisez, «qui sont partis pour. »

- Rgya tch'errol pa.t. II, p. 2 et 235. t. XX, p. 5i et 76, et Notices of the life of Shakya,

^ Introd. à l'hist. du Buddh. t. I, p. i56, note 2; ibid. p. 298 et 487. cf. Csoma, Analysis of the Dulva, dans Asiat. Res. ^ Singhal. Diction, t. II, p. 847.

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