‹ Le lotus de la bonne loiChapitre 213 sur 283 · CHAPITRE VL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VL

f. b. ^(^^^ «^oHi témoigner mon affection.] Lisez, «Je vais vous parler, ô Religieux,» et

voyez une note sur cette expression, ci-dessus, chap. m, f. 38 a, p. 362.

L'univers nommé Avahhâsa.] Il faut lire, Avabhdsa prâpta.

f. 8o a. D'aspérités.] Le texte se sert ici d'un mot que je ne trouve pas dans nos dictionnaires, c'est celui de kalhalyam, suivant le manuscrit de la Société asiatique, et de kaihallam, suivant les deux manuscrits de M. Hodgson. Je l'ai traduit comme si c'était un dérivé de kathara, «rude, dur. » Ce terme se trouve également dans le Lolita vistara, au commencement du chap. V, où mon manuscrit l'écrit kaihalya^; M. Foucaux traduit ce mot par sahle, d'après le tibétain. Je préfère maintenant cette interprétation à celle que j'avais admise, quoique je ne puisse pas déterminer encore avec précision la nuance qui distingue ce mot de celui de vâlakâ (ou hâlakâ), qui dans les livres sanscrits, comme dans les livres pâlis des Buddhistes, désigne le plus souvent le sable. Quoi qu'il en puisse être, la leçon des deux manuscrits de M. Hodgson est une véritable forme pâlie. Ce n'est cependant pas tout à fait avec cette orthographe que ce terme se i^encontre dans les livres du Sud : je le trouve en effet vers la fin du Sâmafina phala sutta dont j'ai donné une traduction au n° II de V Appendice : mon manuscrit porte sakkhara kaihalam, « le gravier et le >' sable ^. » On en verra encore un autre exemple dans des vers pâlis cités sous le n° VIII de V Appendice , à l'occasion du trente-deuxième et dernier des signes caractéristiques d'un grand homme. C'est ce terme même que M. R. Rost a proposé, à tort selon moi, de changer comme fautif dans une citation qu'il a faite du Manusâra que possède le British Muséum: le manuscrit porte vâlukam kathalagkâram , que M. Rost propose de lire vâlakatthalam aggâram, « un tas de sable, des charbons; » la correction à'agkâram en aggâram est nécessaire et justifiée par la confusion possible des lettres ka et ga dans l'écriture barmane ; mais il n'est pas besoin de changer vâlukam kalhala, si l'on admet, comme cela semble nécessaire, l'authenticité du mot kalhala^.

D'ordures et de taches.] J'ai traduit ainsi le mot difficile apagata gûthôdillam, dont la première partie gûtha est seule connue, du moins d'après le Dictionnaire de Wilson. Quant à la seconde partie, comme elle a une apparence prâkrite , puisque le double lia, résulte ainsi

' Lolita vistara , f. 26 a de mon man. A. ^ R. Rost, dans Weber, Indische Studien, t. I,

^ Sâmanna phalasutta, dans Dtgh. nih. F. 55 a. p. 3i8 et 319.

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