‹ Le lotus de la bonne loiChapitre 217 sur 283 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

Hait moyens d'affranchissement.] Voyez f. 82 6, st. 22 , et la note sur cette stance, p. 386.

Pleins de confiance.] Lisez, « pleins de pénétration. » f. 101 a

Doaé de mémoire et de sagesse.] Voyez sur cette locution la note relative au commence- f. 102 a ment du chap. 11, f. 18 h, p. 3d2.

Je vais vous témoigner mon affection.] Lisez, « Je vais vous parler, » ou encore «je vous f. 102 b « annonce. »

A l'orient, dans l'univers Abhirati, etc.] Cette distribution de seize Buddhas disposés f. io3 a deux à deux dans les huit points de l'espace est certainement une de ces inventions fabuleuses des Buddhistes du Nord, qui non contents du caractère d'universalité que les disciples de Çâkya prétendaient assurer à sa doctrine parmi les hommes , ont encore voulu s'emparer de l'espace, et n'ont pas permis q"u'il en restât un seul point sans monde et sans Buddha. Je ne crains pas d'affirmer que ces conceptions systématiques sont entièrement étrangères aux Siiiras simples, et qu'il n'en est pas prononcé un seul mot dans les livres des Buddhistes du Sud , au moins dans ceux qui sont à ma disposition. L'origine de ces Buddhas est du reste conforme aux données primitives du Buddhisme : comme Çâkyamuni, qui se dit leur contemporain dans le moment même où il les signale, ces quinze Buddhas sont d'anciens Religieux , qui par la pratique de toutes les vertus , et en particulier par suite de l'enseignement qu'ils ont donné du Lotus de la bonne loi, ont obtenu de devenir des Buddhas. Il faut donc les distinguer des formes de Tathâgatas que les Buddhas ont, suivant notre Lotus, le pouvoir de créer miraculeusement de leur propre corps, et dont il sera parlé plus bas , chap. xi , f. 1 3 1 a.

La science des Tathâgatas n'obtient pas aisément la confiance des hommes. ] luisez , «la f. io3 b <• science des Tathâgatas n'est pas facile à pénétrer. »

Ceux gai dans l'avenir seront Çrâvakas, etc. jusqu'à Ces êtres, en un mot, etc.] La ponc- f. loZi a tuation que j'avais adoptée masque le sens véritable de ce passage, qu'il faut traduire plus exactement : « Et ceux qui dans l'avenir, lorsque je serai entré dans le Nirvâna complet, « seront des Çrâvakas et entendront exposer les règles de la conduite des Bôdhisattvas , « sans cependant comprendre qu'ils sont des Bôdhisattvas , ces êtres eux-mêmes , ô Reli- « gieux, ayant tous l'idée du Nirvâna complet, entreront dans cet état. « Ceci est, si je ne me trompe, une allusion à ce qui, selon le Lotus, se passe dans l'assemblée de Çâkyamuni, où ses auditeurs d'élite, ses Çrâvakas, sont étonnés de la loi qu'il leur expose, et ne peuvent encore comprendre qu'ils doivent être un jour des Buddhas. -

St. 60. Qui était parvenu à l'intime essence de la Bôdhi.] Lisez, « quand il était assis sur « le trône de la Bôdhi. »

NOTES

107 a. St. 78. Qui étaient parvenus a la jeunesse.^ Je n'avais pu tirer un sens satisfaisant de la leçon du manuscrit de la Société asiatique ; mais les deux manuscrits de M. Hodgson , qui lisent tchâilaka hhvita sarvé, donnent cette version régulière, «tous devenus mendiants. » Le mot de tchâilaka est formé de tchéla, « haillons, lambeaux de vêtements. » 11 est devenu au Népal le nom d'une classe particulière d'ascètes^. Je ne suppose pas cependant que le texte désigne ici spécialement cette classe, dont l'origine paraît assez moderne. Nous ne devons pas oublier que la rédaction en vers ne peut faire absolument autorité pour la doctrine , et qu'ici l'auteur voulant dire que ces personnes entrèrent dans la vie religieuse , il a pu se servir d'un mot qui est synonyme de celui de Bhikchu, sans prétendre affirmer qu'ils devinrent des mendiants de l'espèce particulière qu'on nomme Tchâilaka. J'insiste d'autant plus sur ce point, qu'au commencement du chapitre xiii, ci-dessous f. i48 6, nous trouvons les Tchâilakas , ou ascètes, rangés au nombre des Religieux dont un Bôdhisattva doit éviter le commerce. C'est probablement leur état de nudité presque complète qui en fait un objet de répulsion pour les Buddhistes, qui attachent, comme on sait, un très-grand prix à la décence^.

^ Hodgson, Sketch oj Baddliism, dans Transact. of the asiat. Soc. of Great Britain, t. II, p. 245.

^ Introd. à l'hist. du Buddh. indien, t. I, p. 3i 1 et 3 12.

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