CHAPITRE X
Sauf la sublime conception de la loi.] Le mot que je traduis par sauf est le participe 1". 128 u sthâpayitvâ, sur lequel je me suis expliqué plus haut, chap. m, f. 89 h, p. 36/4.
St. i4. Les deux manuscrits de M. Hodgson donnent ici une leçon bien préférable à f. 124 ^ celle du manuscrit de la Société asiatique ; il en résulte la traduction suivante :
1 4- Que pendant dix-huit mille fois dix millions de Kalpas un honmie rende un culte à ces Buddhas , en leur faisant hommage de sons , de formes , de saveurs , d'odeurs et de touchers divins ;
i5. Et qu'ayant rendu un même culte aux livres [sacrés] pendant dix-huit mille fois dix millions de Kalpas , il vienne à entendre ce Sùtra , ne fût-ce qu'une seule fois , ce serait merveille que le grand avantage qu'il retirerait de cette [dernière] action.
Le manuscrit de la Société asiatique lisait dans la stance i4, pustêchu, « aux livres, » mot sur l'interprétation duquel je m'étais trompé en le traduisant par image, et en y cherchant le sens de « objet fait de métal, de bois ou d'argile. » Le sens de livre est manifestement préférable, car il s'agit ici d'entendre le Siiira du Saddharma punclarika, et en outre, de mettre en opposition le culte qu'on rendrait aux livres sacrés et celui dont il faut honorer les Buddhas. Cette opposition disparaît , lorsqu'avec le manuscrit de la Société asiatique on lit pustêchu dans la stance i4 aussi bien que dans la stance i5: elle reparaît au contraire, lorsqu'avec les deux manuscrits de M. Hodgson on lit huddhéchu dans la stance i4 et pustêchu dans la stance i5. Je prie donc le lecteur de substituer la traduction de cette note à celle que j'avais donnée dans mon texte.
Qu'ensuite cet homme voie le sable humide.] Il n'est pas inutile de reproduire ici le texte f. 126 a du manuscrit de la Société asiatique, sur lequel j'ai traduit ce passage; les deux manuscrits de M. Hodgson n'en diffèrent que par des variétés orthographiques. Athâparéna sa purucha ârdrapâmçam udakasammiçram kardamapagkabhûtam udakavindubhih çravadbhr nirvâhyamânam paçyét, tâihçtcha puruchân udapânakhdnakân kardamapagkadigdhâggân ; atha khalu panar bhâichadjyarâdja sa paruchas tat pûrvanimittam drîchtvâ nichkâgkchô bhavên nirvitchikitsa âsannam idam khalûdakam iti.
St. 16. De l'accueillir avec confiance.] Lisez, « de la comprendre. «
f. 128 il
NOTES