‹ Le lotus de la bonne loiChapitre 237 sur 283 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

un passage formel dans le Thûpa vafiisa pâli : « Un Tathâgata vénérable , parfaitement et « complètement Buddha a droit à un Stûpa; un Patchtchékabuddha a droit à un Stûpa; « l'auditeur d'un Tathâgata a droit à un Stûpa; un roi Tchakkavatti a droit à un Stûpa ^ •>

Le grand Océan est le premier de tous les fleuves. \ Rien n'est plus commun chez les au- f. 218 a. teurs Buddhistes que ces énumérations d'êtres et d'objets de tout genre qu'on réunit sous un chef commun qui les rassemble et les résume tous. Je citerai à ce sujet un morceau emprunté à YAgguttara, un des livres canoniques des Buddhistes du Sud, où à l'aide d'une comparaison très-populaire, l'attention, ou comme dit le texte la non-inattention , est placée à la tête de tous les préceptes qui enjoignent la pratique des actions vertueuses. « Autant il y a d'êtres sans pieds, ô Religieux, d'êtres à deux pieds, d'êtres à quatre pieds, « à beaucoup de pieds , d'êtres n'ayant pas de forme , d'êtres percevants , d'êtres ne perce- « vant pas, ne concevant pas de notions, le Tathâgata vénérable, parfaitement et complé- « tement Buddha, est appelé le premier de ces êtres; de même, ô Religieux, autant il y a « de préceptes qui imposent la pratique des actions vertueuses, tous ces préceptes ont pour « origine l'attention , ils se résument dans l'attention ; de tous ces préceptes l'attention est " appelée l"e principal. De même, ô Religieux, que les pieds des êtres doués de mouve- " ment se confondent tous dans l'empreinte du pied de l'éléphant, et que le pied de l'élé- « phant est nommé le premier de tous , ainsi , ô Religieux , tous les préceptes quels qu'ils « soient qui imposent la pratique des actions vertueuses, tous ces préceptes ont pour ori- « gine l'attention , ils se résument clans l'attention ; de tous ces préceptes l'attention est <i appelée le principal ^. »

Les Kâlaparvatas , les Tchakravâlas.] Voyez sur les noms de ces montagnes, l'Appendice, n° XVIII, à l'occasion d'un passage du chap. xi, f. i32 a, p. Agi.

Qu'ils soient Maîtres ou qu'ils ne le soient pas.] Lisez , « qu'ils soient disciples ou qu'ils ne f. 218 h. « le soient pas. »

Du Sahrïdâgâmin, etc.] Sur ces noms qui marquent divers degrés de perfection dans la science qui mène au Nirvâna, voyez YIntroduction à l'histoire du Buddhisme indien, t. I, p. 293 et suiv.

Qui sollicite l'hahileté nécessaire pour devenir Roi de la loi.] Je ne sais comment j'ai pu ['. 219 a. traduire ainsi un texte dont le sens véritable est le suivant : « c'est le Tathâgata qui ceint « sa tête du bandeau de Roi de la loi. »

Comme une vache, etc.] Il faut lire, «comme un bateau;» les deux manuscrits de M. Hodgson ne laissent aucun doute sur ce point en donnant nâur iva; mais le manuscrit de la Société asiatique lisait ce mot avec un n cérébral népalais, lettre qui a quelque res-

' Thûpa vamsa, f. 1, fin. — ^ Agguttara, man. pâii-barman de la Bibl. nat. f. kho a.

NOTES

semblance avec un g, et cette ressemblance m'avait induit en erreur. La correction que je propose est ici d'autant plus nécessaire qu'il existe dans le recueil de la Discipline , tel que nous l'a fait connaître Csoma de Gôrôs d'après les Tibétains, une prescription religieuse qui défend à un Buddhiste de s'attacher à la queue d'une vache pour passer un fleuve, comme le font les Brâhmanes^

f. 219 b. Dont la science même d'an Buddha ne pourrait atteindre le terme.] Lisez , « dont la science « seule d'un Buddha pourrait atteindre le terme. »

De Navamâlikâ.] Ce nom désigne, selon Wilson, le double jasmin de l'espèce dite Zambac; un des manuscrits de M. Hodgson lit Vanamâlikâ, qui semble désigner un jasmin des bois. En effet, ce mot a beaucoup de rapport avec celui que donne Wilson, Vanamalli, dans le sens de jasmin sauvage.

f. 221 a. ^ l'intime essence de l'état de Bôdhi.] Lisez, « au trône de la Bôdhi, arrivé au trône de la " Bôdhi. » La comparaison des deux manuscrits de M. Hodgson avec celui de la Société asiatique permet de traduire plus exactement la suite de ce passage : « Il prendra de «l'herbe, il étendra cette herbe sur le trône de la Bôdhi. » Ce passage est la répétition des pratiques auxquelles se livra Çâkyamuni au moment d'atteindre à l'état sublime de Buddha parfaitement accompli, et dont on trouve la description dans le Lalita vistara^, ainsi que clans les commentaires ou Atthakathâs des Buddhistes du Sud^.

' Csoma, Analjsis of the Dulva, dans Asiat. Res. t. XX, p. 60.

- Rgja tch'er roi pa, t. JI, p. 278 et suiv.

Turnour, Examin. of Pâli Buddh. Annals, dans Jauni, as. Soc. of Bengal, t. VII, 2' part. p. 81 1, d'après le récit de Buddhaghôsa.

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