‹ Le lotus de la bonne loi [microform] traduit du sanscrit, accompagné d'un commentaire et de vingt et un mémoires relatifs au buddhismeChapitre 205 sur 286 · CHAPITRE ITI · texte numérisé non relu

CHAPITRE ITI

« l'abseiicë de celles qu'ils désirent , ce qui est la misère de la condition des Dêvas et des « hommes. » Cette idée est, comme on sait, vulgaire dans l'Inde ; j'ignore cependant si on en fait ordinairement l'application aux Dêvas.

Les cinq qualités du désir.] Ce sont les cinq kâmaguna, -ou qualités sensibles qui excitent f. /iH b. les désirs des hommes, savoir, la forme , le son, l'odeur, le goût et l'attribut tangible. Ces qualités sont catégoriquement énumérées plus bas, f. 47 a, p. 5i.

Eléments constitutifs de l'état dq Bôdhi.] Littéralement, « les parties ou membres de la f. 4-7 b. « Bôdhi , hôdhyagga. » On appelle ainsi sept préceptes qui doivent être observés , ou mieux encore , sept qualités qui doivent être acquises par^ celui qui veut parvenir à la Bôdhi ou . à l'état de Buddha. Ces qualités sont énumérées dans k Lalita vistara^, et dans la section xxX' du Vocabulaire pentaghtte ; je les exposerai sous le n° XII de Y Appendice, en lés comparant avec rénumération qu'en donnent les Buddhistes du Sud.

Les quatre vérités des Âryas.] Lisez, « les quatre vérités sublimes. »

De même que quelques-uns des enfants de cet homme.] Il n'est pas inutile de remarquer que l'on retrouve daiis les notes de M. Rémusat sur le Foe koue ki une allusion à ce passage, et même une traduction à peu près littérale de la phrase qui est l'objet de la présente note. Après avoir rapporté et expliqué , d'après les autorités chinoises , la métaphore des trois chars et celle des trois animaux qui passent un fleuve à la nage, M. Rémusat ajoute : « C'est ce qui est désigné dans les livres classiques par ce passage : Ces disciples, en 'I cherchant le char aux moutons, sortent de l'habitation dufeu^. » Je ne doute pas que cette dernière phrase , que Rémusat a guillemetée comme une citation , n'appartienne à la parabole de la maison en feu , qui occupe la plus grande partie de notre troisième chapitre. Et c'est pour nous une occasion nouvelle de remarquer le soin consciencieux qu'avait apporté ce savant à reproduire sous leur véritable forme les indications de tout genre qu'il trouvait dans les auteurs chinois, en les marquant des signes qui devaient aider plus tard à les rapporter à leur source originale.

Un seul beau char.] Ceci est en contradiction formelle avec ce qui a été dit plus haut, f. 48 a. que ie père donne plusieurs chars. Voyez ci-dessus, f. 4d i et la note, p. 369.

St. 09. Des loups féroces.] Le texte sanscrit a bhéranda, qui est ici, comme plus bas st. 54, f. 49 b. traduit dans la version tibétaine par llche-spyang , suivant Csoma, «.chacal ou loup qui vit « dans les cimetières. » Comme le nom du chacal reparaît plusieurs fois rendu par un autre terme tibétain , j'ai préféré celui de loup pour représenter bhéranda, qui du reste n'a pas ce sens dans Wilson. Peut-être Veut-on par là désigner l'hyène.

' Rgya ich'er roi pa, t. II, p. 43 et 44 ; Lalita de la Société asiatique; Vocab. pentagl. sect. xxx. viaiara, f. 22 b de mon man. A et f. 19 t -du nian. - Foe koae ki, p..io.

f. 5o a. St. 47. Plutôt qu'à des hommes.] Je traduis d'après le manuscrit de la Société asiatique

qui lit artianuchyamâtrâh ; mais les deux manuscrits de M. Hodgson ont manacfc^amtîfnîA; il faudrait traduire, d'après ces manuscrits, « quelques-uns ayant la taille d'un homme, « d'autres celle d'un chien. »

St. 48. Et des Piçâtchas, affamés et cherchant de la nourriture.^ Lisez, * des Piçâtchas et « des vautours cherchant de la nourriture. »

1. 52 a. St. 77. Parés de fleurs.] Au lieu dé supuchpâ, d'après lequel j'ai traduit, les deux ma-

nuscrits de M. Hodgson lisent sapuchtâ, « bien nourris, » ce qui est une leçon préférahle.

f. 52 h. St. 84 . Les six connaissances surnaturelles.] On a vu plus haut, chap. I , f. 1 , que les Bud-

dhistes comptent cinq connaissances surnaturelles, àbhidjnâ, sur lesquelles j'ai promis les éclaircissements nécessaires : oh les trouvera ci-dessous à la section de V Appendice n" XIV, qui répond au chap. v, f. 75 a du texte. J'indiquerai en cet endroit l'existence d'une autre énumération ; celle des six connaissances surnaturelles , chadalhidjnâ, qui ne difFère de la liste des cinq connaissances que par l'addition d'un terme. Quant à la triple science dont il est parlé dans le texte de notre Lotos, il y a deux manières de l'envisager. Premièrement, on peut y voir la connaissance des trois parties de la durée, le présent, le passé, l'avenir, connaissance qui vaut à un Buddha l'épithète de trikâlavit, « celui qui connaît les « trois temps'. » Secondement, on y peut retrouver la connaissance de ces trois vérités fondamentales dans le Buddhisme et que j'ai extraites d'un passage de YAvadâna çate&a:« Cela " est passager, cela est misère, cela est vide^. » SangermanO, et d'après lui, Fr. Buchaiian, nomment bhâvanâj la méditation de ces trois vérités, que les Barmans expriment par les termes pâlis' légèrement altérés : aneizzâ = anitchicha (pour anitya), doccha=: dukkha [j^omt duhkka) , et anatta = analtâ (pour anatoa)^. Le commentaire qu'y ajoutent les auteurs que je viens de citer est vague et confus; heureusement que nous pouvons le remplacer par l'explication très-nette que donne Glough , dans son Dictionnaire sînghalais, du mot irividyâ. «La triple science, ou plus exactement, la science suruaturelle des « trois faits importants , qui sont l'impefmanence de la matière , l'existence de la douleur « en toutes choses , et l'annihilation de l'esprit ou du principe vital , ou encore de la faculté " de sentir qui est dans tous les êtres. Cette science forme une des doctrines essentielles et " dirigeantes -du Buddhisme, et Buddha (hsez Çâkyamuni) la possédait au plus haut degré n possible : elle constituait un des attributs essentiels et divins de son caractère; et l'acqui- « sitioa de cette science est un des principaux objets de l'étude intellectuelle et de la mé- « ditaiion abstraite des prêtres [lisez des Religieux) et de tous les ascètes*. »

Abhidhâna tclàntâmani, st. aSa , p. 38 , éd. Bœht- p. 83, éd. W. Tandy ; Fr. Buchanan, On the rel. and

lingk et Rieu. Uur. ofthe BurmaSj dans Âsiut Res. t. Vf, p- 272,

^ Introd. à Ikisi. du Buddhisme indien\ 1. 1, p. 202 London, in-8°. et 2o3. * Clough, Singkalese Dictionary, t. II, p. 26», au

^ Saiigeniiano , Descript. oj <he Burmese empire , mot Trividyâva.

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