CHAPITRE VIL
Huit moyens d'affranchissement.]\oyez f. 82 6, si. 22 , et la noie sur cette stance, p. 386.
Pleins' de confiance.] Lisez, « pleins de pénétration. " f. ici n.
Doué de mémoire et de sagesse.] Voyez sur cette locution la note relative au commence- f. 102 a. ment du chap. 11, f. 18 h, p. 342.
Je vais vous témoigner mon affection.] Lisez, « Je vais vous parler, .. ou encore «je vous f. 102 b. « annonce. «
A l'orient, dans l'univers Ahhirati, etc.] Cette distribution de seize Buddhas disposas f. io3 u. deux à deux dans les huit points de llespace est certainement une de ces inventions fabuleuses des Buddhistes du Nord, qui non contents du caractère d'universalité que les disciples de Çâkya prétendaient assurer à sa doctrine parmi les Lommes, ont encore voulu s'emparer de l'espace, et n'ont pas permis- qu'il en restât un seul point sans monde et sans Buddha. Je ne crains pas d'affirmer que ces conceptions systématiques sont entièrement étrangères aux Siiiras simples , et qu'il n'en est pas prononcé un seul mot dans les livres des Buddhistes du Sud, au moins dans ceux qui sont à ma disposition. L'origine de ces Buddhas est du reste confonne aux données primitives duBuddbisme: comme Çâkyamuni, qui se dit leur contemporain dans le moment même où il les signale, ces quinze Buddhas sont d'anciens Religieux, qui par la pratique de toutes les vertus, et en particulier par suite de l'enseignement qu'ils ont donné du Lotus de là honne loi, ont obtenu de devenir des Buddhas. Il faut donc les distinguer des formes de Tatbâgatas que les Buddhas ont, suivant notre Lotus, le pouvoir decréer miracuîeuscment de leur propre corps, et dont il sera parlé plus bas, chap. xi, f. i3i a.
La science des TatMgatas n'obtient pas aisément la confiance des Sommes.] Lisez, «la {". io3 />. « science des Tathâgatas n'est pas facile à pénétrer. «
Ceax qvd dans l'avenir seront Çrâvakas, etc. jusqu'à Ces êtres, en unmot, etc.] La ponc- f. lo/i «. tuation que j'avais adoptée masque le sens véritable de ce passage, qu'il faut traduire plus exactement ; « Et ceux qui dans l'avenir, lorsque je serai entré dans le Nirvana complet, « seront des Çrâyakas et eûtendront exposer les règles de la conduite des Bôdhisattvas , « sans cependant comprendre qu'ils sont des Bôdhisattvas , ces êtres eux-mêmes , ô Reli- « gieux, ayant tous l'idée du Nirvana complet, entreront dans cet état. » Ceci est, si je ne nie trompe, une allusion à ce qui, selon le Lotas, se passe dans l'assemblée de Çâkyamuni, où ses auditeurs d'élite, ses Çrâvakas, sont étonnés de la loi qu'il leur expose, et ne peuvent encore comprendre qu'ils doivent être un jour des Buddhas.
St. 60. Qai était parvenu à l'intime essence de la Bôdki.] Lisez, « quand il était assis si7r [ n-h -i a le trône de la Bôdhi, »
i'. J07 a. St. 78. Qui étaient parvenus à la jeunesse.] Je n'avais pu tirer un sens satisfaisant de ia
leçon du manuscrit de ia Société asiatique ; mais les deux manuscrits de M. Hodgson , qui lisent tchâilaka bhdta sarvê , donnent cette version régulière, « tous devenus mendiants. » Le mot de tchâilaka est formé de tchéla, « haillons, lambeaux de vêtements. » Il est devenu au Népal le nom d'une classe particulière d'ascètes^. Je ne suppose pas cependant que le texte désigne ici spécialement cette classe, dont l'origine paraît assez moderne. Nous ne devons pas oublier que la rédaction en vers ne peut faire absolument autorité pour la doctrine, et qu'ici l'auteur voulant dire que ces personnes entrèrent dans la vie religieuse, il a pu se servir d'un n\oi qui est synonyme de celui de Bhikehu., sans prétendre affirmer qu'ils devinrent des mendiants de l'espèce particulière qu'on nomme Tchâilaka. J'insiste d'autant plus sur ce point, qu'au commencement du chapitre xni, ci-dessops f. i48 b, nous trouvons les Tchâilakas, ou ascètes, rangés au nombre des Religieux dont un Bôdhisattva doit éviter le commerce. C'est probablement leur état de nudité presque complète qui en fait un objet de répulsion pour les Buddhistes, qui attachent, comme on sait, un Irès-grand prix à la décence^.
' Hodgson, Sketch oj Biiddkism, dans Transacl. of ■ Introd. à l'hist. du Buddh. indien, t. I, p. 3i 1 et
fhe uilat. Soc. of Great Britain, l. II, p. 245. 3 12.