‹ Le lotus de la bonne loi [microform] traduit du sanscrit, accompagné d'un commentaire et de vingt et un mémoires relatifs au buddhismeChapitre 221 sur 286 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Dont les ans étaient Maîtres et les antres ne l'étaient pas.] Voyez, pour cette expression, i". 117 a. ia note relative au chap. i, f. 2 a, p. 296.

St. 1. Je vais vous témoigner mon affection.] Lisez, «je vais vous instruire, ô Religieux f. 118 a. « assemblés. »

De même que ta es ici mon fils aîné.] Les Buddhistes croient que les parents de Çâkya- f. 1196. muni, et en général tous ceux qui l'ont approché, s'étaient déjà, pendant le cours de leurs existences antérieures , rencontrés avec lui dans les mêmes rapports , et qu'ils devaient conserver pendant leurs existences futures ces mêmes relations , ou tout au moins des relations analogues ; le Lalita vistara l'afBrme positivement pour le père et pour la mère du jeune Siddhârtha ^ Le compilateur du Saddharma^pundarîka se conforme à cette donnée qui repose sur la- croyance à la transmigration, en annonçant que Râhula Ihadra, qui était le fils mortel de Çâkyamuni , sera également dans l'avenir le fils d'un nombre incalculable de-Buddhas, avant de parvenir à en être un lui-même. Je suppose, quoique je n'en aie pas la preuve directe, que le nom de Râhula hhadra, avec cette addition de hhadra, est le nom religieux de celui qui passe pour le fils du Buddha Çâkyamuni , et qu'en cette dernière qualité il se nommait seulement Râhula. Selon YAhhinichkramana sûtra, dont M. Foucaux a traduit un fragment d'après la version tibétaine du Bhah hgyur, Râhula aurait été ainsi nommé parce qu'il était venu au monde au moment d'une éclipse de lune^. La légende ellemême rapporte les doutes qu'on avait conçus touchant la légitimité de cet enfant, doutes qu'un miracle seul put dissiper. Les Buddhistes de toutes les écoles n'en admettent pas moins universellement que Çâkya a eu un fils, et que ce fils est Râhula. Ceux du Nord affirriient que Râhula fut le chef d'une des premières sectes qui se formèrent dès la mort de Çâkyamuni, et qui se développèrent dans le cours àes temps; c'est à Csonaa de Côrôs que l'on doit ce renseignement curieux dont j'ai fait usage ailleurs^. Depuis j'ai cru retrouver la confirmation de ce fait dans l'inscription dé Bhabra : on verra le résultat de mes recherches à cet égard, à Y Appendice n° X, sur le mot Anyatra. Quoi qu'il en soit, et tout en admettant l'exactitude des renseignements qui assignent à un personnage nommé Râhula une influence réelle sur la formation d'une des premières sectes du Buddhisine, il

' Lalila vistara , f. 19 a de mon manuscrit A; ^ Asiat. lies. t. XX, p. 298; Inlrod. à l'kist. du

Rgya tell er roi pa , l. II, p. 34. Biiddh. indien . t. 1 , p. 446; Jonrn. asiat. soc. of Ben-

- Rg)'a tch'er roi pa, t. II, p. 389, note 1. gai, t. VII, p. i43.

est permis de concevoii* des doutes sur l'existence même d'un fils de Çâlcyamuni, nommé Râhula. Ce nom par lui-même m'est déjà suspect, à cause de la grande ressemblance qu'il offre avec celui de Gôtama Râhûgana, un des chefs des anciennes familles brahmaniques, auquel sont attribués un certain nombre d'hymnes du Rïgvêda^. Les textes qui sont à ma disposition écrivent diversement ce nom de Râhûgana, tantôt avec une première longue, comme je viens de le reproduire, tantôt avec une première brève, Râhûgana; mais il résulte clairement de la glose de Sâyana que Râhûgana est le nom du Rïchi, père de Gôtama et chef de la famille des Râhûganas, ou « descendants de Râhûgana. » Or si l'on se rappelle que Çâkyamuni se noimnait le Gâiilamide, et que son fils, s'il en a eu un, a dû avoir également ce nom patronymique , parce que c'était le nom religieux de la race des Çâkyas, que le Buddha appelait Gâutamides, quand il leur adressait la parole^, n'a-t-on pas lieu d'être surpris de voir ce fils porter un nom qui se rapproche tellement de la première partie du nom du vieux Rïchi , auteur de la race des Gâutamides ? Et n'eston pas conduit à supposer qu'un membre de celte race, dont le nom Râhula rappelait par sa partie radicale celui de son primitif ancêtre Râhûgana, a pu être rattaché après coup au fondateur du Buddhisme par une descendance que la légende elle-mêmTî qui la donne, rend extrêmement suspecte?

i. 120 a. Dont les uns étaient Maîtres et les autres ne l'étaient pas.] Voyez, pour cette expression, la.

note relative au chap. i, f. 2 a, p. 296. Ce renvoi doit être également appliqué à la même expression qui est employée plus bas , f. 1 2 1 a.

' Wefaer, Ind. Studicn, t. I, p. 179, 180 et 272-, ier, H\(jvêda, t. I, p. 645, comp. avec p. 682 init. Rlavêda, I, i3, 78, st. 5, Rosen, p. i53; Lan- ^ Csoma, ânalysis oftke Dulva, daxiB Asiat. Res.

glois, Rtpiêda, t. I, p. 1 48; et surtout Max Mûl- t. XX, p. 74.

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