‹ Le lotus de la bonne loi [microform] traduit du sanscrit, accompagné d'un commentaire et de vingt et un mémoires relatifs au buddhismeChapitre 226 sur 286 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Société asiatique la présente sous la forme affirmative et ia ; isse .dans la bouche du Buddha, de cette manière: « Nui ne s'est élevé contre sa parole quand il a dit. Arrivé au « degré qui est fait pour conduire hors du monde, oui il arrivera au Nir/âna. » Le quatrième motif de confiance est conçu comme il suit : Sarvâçravakckajaprahâna djnânapratidjnârôhana sadévaké lôhé 'vâivariyapratidjnâ vâiçâradyaprâptaivâi sarvâçravakchaya prahâna djnânapratidjnârôhanasadêvakê lôkê'vâivartyapraiidjnâvâiçâradyaprâpta ityutchyntè « Gomme « il a acquis la confiance dans l'assurance qu'il a donnée sans reculer devant le monde « réuni aux Dêvas, où nui ne s'est élevé contre cette affirmation, qu'il possédait ia science <■ de l'abandon et de l'anéantissement de toutes les souillures du vice, on dit de lui qu'il « a acquis la confiance dans cette assurance ^ . ■> Cette formule répond au second article de ia.définition du Dharma pradipikâ. En " rapprochant une à une ces quatre formules sanscrites des définitions correspondantes du pàii, on en reconnaît facilement l'objet commun, malgré la différence des termes; je crois cependant que si pour se faire une idée claire de la théorie des quatre motifs de confiance d'un Buddha, on débutait par les énumérations verbeuses du Lolita vistara, on n'en aurait pas une notion aussi précise que celle que nous en donne l'exposé plus bref du Dharma pradipikâ.

Les quatre richesses de V accumulation.] Je n'étais pas sûr d'avoir tiaduit exactement le nom de cette catégorie, saggraha vastûni, pour l'intelligence de laquelle je ne possédais aucun secours , car elle ne se présente qu'une seule fois dans tout le Saddharma pundarîku ; aujourd'hui la lecture du Lalita vistara doit lever tous les doutes, puisque nous y trouvons et le titre de la catégorie dite saggraha, et le nom des éléments qui la composent. Le seul examen de ces éléments prouve que saggraha doit être pris dans le sens de propitiating, « pleasing, » que lui donne Wilson; M. Foucaux, d'après les Tibétains, adopte celui de réunion^. Il n'est pas facile de trouver une expression française qui représente d'une manière à la fois claire et complète les idées que résume le composé saggraha vastûni, c'està-dire , « les éléments du rapprochement , » les actes par lesquels l'honiuie se rapproche de son semblable, et lui devient agréable. Cependant, comme il faut traduire, je crois pouvoir m'arrêter à cette version encore un peu vague : « les éléments de la bienveillance. » Ces éléments sont énumérés par le Lalita vistara parmi les cent-huit portes de la loi. Ils ont, d'après le texte de cet ouvi'age, le résultat suivant : Sattvasaggrahâya samlôdhiprâptasyatcha dharma sampratyavékchanatâydi sanivartaté. » Cela conduit à la faveur des créatures, « et à pénétrer complètement la loi de celui qui a obtenu la science absolue^. » Cette sorte de définition que j'ai traduite aussi littéralement qu'il m'a été possible, marque suffi samnïent la destination des quatre mérites énumérés sous le titre collectif d'éléments de la bienveillance ; c'est l'ensemble des moyens jjar lesquels un Buddha se rend les créatures lavorables, de manière qu'éclairées par son enseignement elles se mettent en état tie comprendre la loi de celui qui est arrivé à la perfortion la plus élevée de l'intelligence. Le

' Lalita vistara, F. 226 6 du man. A; f. 225 a du - liffya (citer roi pa, t. Il, p. 45.

;:ian. B; £. 229 b du m. Soc. as. Je ne puis renvoyer " Lalita vistara, f. 28 a de mon man. A. el 2I. <i

au Bgya Ich'er rolpa, où ce passage ne se trouve pas. du man. B.

prenaier de ces moyens que le Lalita vistara énumère ailleurs ^ est dânam, « l'aumône ou .« la bienfaisance. » Le second estpriyavatchanam, « un langage agréable ; » cette qualité n'a pas plus besoin d'explication que la précédente. Le Vocabulaire péntaglotte, qui reproduit également l'énumération de ces termes sous la section XVII, a ici priyavâditâ, littéralement s la qualité d'avoir un langage agréable. » Le troisième élément est arthakriyâ, littéralement « l'exécution de l'avantage , du bien , » c'est-à-dire l'exécution de ce qui doit servir au bien des créatures; le Vocabulaire péntaglotte a ici artkatcharyâ, « la pratique du bien, » ce qu'il faut sans aucun doute entendre dans le même sens que arthakriyâ. Le quatrième élément est samânârthatâ, • la qualité d'avoir un bien commun , » ou selon la version tibétaine, la communauté des biens. Ce mérite ne doit pas être entendu des biens temporels, mais, d'une manière beaucoup plus générale, du bien ou de l'avantage des êtres que le Buddha se donne la mission de sauver. Or il y a entre lui et les créatures communauté de biens ou d'avantages, puisque c'est à la délivrance déjà obtenue par lui-même qu'il cherche à les conduire. Il résulte de ce qui précède que les mérites compris sous le titre commun â! éléments de la bienveillance sont des qualités accessoires d'un Buddha, qualités qui résument brièvement l'ensemble de ses rapports extérieurs avec les êtres.

Les dix-huit Conditions d'un Buddha dites homogènes.] Voyez ci-dessus., chap. m, f. 87 a, p. 362 , le renvoi au n° IX de V Appendice, et lisez, « dites indépendantes. »

L'univers nommé Dêvasôppdna,] Les deux manuscrits de M. Hodgson lisent plus correctement Dêvasôpâna , ce qui veut dire « escalier des Dêvas. » Cette idée d'un escalier à l'aide duquel on monte aux deux, se présente, comme on sait, dans la vie même de Çâkyamuni 2.

f. i4o b. Soixante fois cent Yôdjanas de hauteur.] Les deux manuscrits de M. Hodgson lisent

" soixante Yôdjanas , » ce qui est déjà suffisamment merveilleux.

f. 142 a. Ceux de ces Bôdhisattvàs qui avaient été anciennement des ÇrâvaJias.] Ceci est peut-être

inexact; il faut lire , « ceux de ces Bôdhisaitvas qui avaient à leur tête des Çrâvakas; » c'est du moins ce sens qui me paraît le mieux convenir à cette expression du texte , yé çrâvakapûrva bôdhisativâh.

f. i42 6. Elle a saisi et les lettres et le sens des discours des Tathâgatas.] Le texte se sert de l'expres-

sion tathâgata bhâchita vyandjanârihôdgrahana; si Ton n'admet pas la légitimité du sens de lettre que j'ai essayé d'attribuer au mot vyahdjana, ci-dessus, chap. i, f. 11 a, p. 33o, on traduira, « elle a saisi les caractères et le sens, etc. »

Douée de la perfection d'une beauté souverainement aimable.] Le texte se sert ici de l'expression paramayâ çjabhavarnapuchkalatqyâ samanvâgatâ , qui se retrouve presque mot pour mot dans les livres des Buddhistes du Sud. J'en rencontre un exemple dans le Sôna-

' Lalita vistara, chap. v, init. f'. 26 a du man. A, et f. 28 a du man. B. — - Foe kouc M, p. 124.

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