FRANÇOIS P', HENRI II ET PIERRE LESCOT
Avec les lettres patentes de 1546, le Louvre entre dans une phase nouvelle. La décision de François V" est le point de départ d'une transformation, qui s'opérera lentement, substituant partiellement des corps de lop;is nouveaux aux anciens, procédant d'une marche irrégulière, mais cependant incessante, vers la réalisation complète d'un plan dont celui de Pierre Lescot a eu la gloire d'être le point de départ et par conséquent le modèle. A François I" revient l'honneur de l'avoir adopté après l'avoir provoqué; à son architecte celui de l'avoir tracé.
Celui-ci n'était pas d'une humble origine. 11 était de famille de robe et son père possédait la charge de procureur général en la cour des aides. Pierre Lescot lui-même fut seigneur de Clagny, et c'est sous ce titre qu'il est le plus souvent désigné par ses contemporains. Il fut aussi abbé de Clermont près Laval et chanoine de Notre-Dame do Paris. Dès l'école, il manifestait sa vocation en traçant sur le papier des dessins et des figures de géométrie. Ronsard lui dit dans une épître ;
Puis, arrivant Ion âge au terme de vingt ans, Tes eaprita courageux ne furent pas contans Sans doctement conjoindre avecque la peinture L'art de mathématique et de l'arcliitecture, Ou tu t'es tellement avec honneur monté Que le siècle ancien est par toi surmonté.
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