‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 103 sur 428 · CHAPITRE LXL · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXL

iaddeDoes qoi jKlvJDreat eo Frtooe, Tttlie etE»pilgiie, en reepace de trois oa quatre ans.

An retour de BolcHigne, le roy de France vint à Milan, où après avoir laissé^ le duc de Boorixm, connestiide de France, son lieutensnt général, s'en retonma dans ses pays ; et aHa droit en Provence, où il trouva sa ÏHmne et ioyrie eq>ouse et madame sa mère, qu'il avoit à son partement laissée régente en son maahne. Vers ceste saison trespassa Ferrande, roy d'Arragon, qui en son vivant a eu de bdks et grosses victoires. H estoit vigilant, cault et sobtil ; et ne trouve-Fon guères d'histoires qui Uceûi mention qu'on l'aye trompé en sa vk. Le sdgneur Julian de Médicis, qu'on appda doc de Modène, frère du pape Léon, alla aoan de vie à trespas. U eut à espouse la ducbesse de N^nours, fille de Savoye et tante do roy de France. L'empereur Maximilian, desplaisant de la belle victoire qu'avoit eu le roy de France sur les Suysses et de ce qu'il avoit conqofôté sa duché de Milan, assembla gros ncHobre de lansquenets et quelques Suysses du caotOD de Zuric et de la ligue Grise et s'en ▼mt en personne audit duché de Milan , où, poor la grosse puissance qu'il avoit, le connestable ne fut pas conseillé de l'attendre en campaigne; et se retira avecques son armée dedans la viDe de Milan, où huyt ou dix jours après toy vindrent dix mille hommes de secoors. Quoy voyant l'empereur, qui estoit le plos soupçonneux du monde, se retira en ses pays, n n'eost pas grant honneur en son entrepriûse, et le connestable y acquist gros renouL Le b(m chevalier fit plusieurs courses sur les Akoans et en print de prisonniers beaueoopj mais jamais n'en avoit que la pîcque et la dagœ. L'année ensuyvant, Jehan, roy de Navarre, qui avoit esté spolié par Ferrande, roy d'Arragon, alla de vie à trespas. Audit an, «nyiron le mois de juillet, fat fait certain appoiaetement entre le roy de France et le rov de CastiUe, Charles, paravant archiduc d'Autriche, moyennant le mariage de luy et de L)y8e, fiOe aisnée de France ; il fat conclu en la viDe de Noyon, mais il ne dura guères. Je Mfcray nul ^scours dudit traicté, car il est àma escript ailleurs. Environ le moys d'octo* XYI* fiÀGLS, Chron.et Uém.

bre fat donné le pardon de la croisade en France par le pape Léon, dont il sortit beaucoup de scandalles et de mocqueries à l'occasion des prédicateurs, qui disoient beaucoup plus que la bulle ne portoit. Le dernier jour de febvrier 1517 *, la bonne, sage et très parÊdcte royne de France, Claude, accoucha de son premier fils François, daulphin de Viennoys, en la ville d'Amboyse, qui fat gros esjouissement par tout le royaulme. Et entre autres villes, celle d'Orléans fit merveilles \ car durant ung jour entier y eut devant la maison de la ville deux fontaines qui gectoient du vin blanc et clairet, et par ung petit tuyau sortoit de l'ypocras, auquel beaucoup de gens après qu'ils en avoient tasté, se tenoient. Le daulphin fat baptisé en ladicte ville d'Amboyse; etfarent parrains le pape Léon ( mais son nepveu, le magnifique Laurens de Médicis, le tint pour luy), le duc de Lorraine et madame la duchesse d'AIençon, commère. L'an 1519, alla de vie à trespas l'empereur Maximilian. Il avoit esté dans son vivant de bonne nature, libéral autant que prince le fat jamais^ et s'il eust esté puissant de biens, eust achevé beaucoup de choses, mais il estoit povre selon son cueur. Le fils de son fils, Charles, roy des Espaignes, fat esleu empereur après luy.

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