CHAPITRE XVIIL
Goinroent le Jeune Advenlureux , trob mob après qn'O fcnsi marié, priol ooagé du n>y touis, de M. tfànjotiltimw «m maistre, pour aller veoir les guerres ^Italie,
Le Jeune Adventureux vouUust aller de rechef en Italie; et print congé de ses père et mèfo. qui s'en pial contentèrent, et s'eiot vint vers le roy etmonsieurd'Angoulesmeson maistre, leuif demanda congé pour aller eu Italie, lesquels luy accordèrent. Et s'en alla et passa les moQts, ^t tout plain d'autres jeunes gentibhommes qui avoient été nourris avecqueis luy : aussi fist la bande du sieur de Sedan son père, laquelle estoit de cent hommes d'armes que menoit le vir comte d'Estoges, les mieux équippés que jamais je visse, iesqueb passèrent avecques lui et prindrent leur chemin au mont de Cenis et par la Savoye. Et pour vous dire quelles gens estoient les cent hommes d'armes dudict sieur de Sedan, je vous asseure qu'ai:^ passera Lvon ils estoi^t douze cens chevaux de co^ipte faict» et y avQit tds cinquante hommes d'aripes en ladicte bm^ide qui estoient suffisans 'pour mener cinquante hoDpaes d'arme^ aux champs; et prindrent lex^ chepiin par la moptaigne de Cepis et par la Silvoye pour ce que c'estoient les meilleurs logis^^ Et de vous dire de {a façon deç monts, je n^ea déporter^y, pour ce que trop de gens les OQt veus, et pour ce aussy qu'il y a plusieurs pa^ sages, tant par le mont Genèvre, (e mont ^utn Bernard, le pays des Suisses, lemopt Saial-Gotard et Iç pays de la Provence^ JUe Jeune Adr ventureux, passé les monts, v^^t è Tupa oi^ trouva monsieur le grand-maistre Chaumonl d'Amboise son oncle, monsieur de Nemours et aultres qui luy fisrent merveilleusement bomie chère et bon recueil, ^i après avoir esté là um temps, ne s'y^ youUust amuser ; ains ^ partît
CHAPltRE XVin.
iv«cf» to éent hotibnéfl d'armes de la b^nde
de m pire et s'en i^lnl dedàBi^ Yéroniie ttU
isrviftie Peinpei'etlf Maninittian; Ik où trompa
MM MËete TiAe de Véf onne révesqtie de
OMtaflee» tMbtetiàtlt t>oiir l'empereur, lequel
««bail dedans le chasteau de l'empereur et foi-
irt iPttte là mnnttk^ d'atliMeiie, tant de la fon-
ireéOMM depaixlrea. Et eatolt monaîetir d'An
Airiiâtt&t (éniral pour les FràtiçoISf tin bon et
fMttâiVatter, lequel avdit faiet de fbrt bel-
kftdKMi m royantiie de If aples ; et avoit trois
mile lipaipob logés à ta citadelle de la Tille.
£t qoaodl^ itoit fiinlte de payement aux trois
Btttoist MniQlr les François, les Espaîgnols
eilitM|aeBit8j flvoitdegros d^ats entre etlll;
et ayveopoarone semaine la place de Yéronne
trois foispléepar les lansquenets, tellement que
tOQs tesoptaines étoient bien empeschés à y
m^orik* Et n'y avoit pas long-temps qu'a-
friiflff leateoftiit général pour l'empereur un
Mitf toD)»gûon nommé le prince de Anhalt,
i^odaToitfaictde merveilleusement bdles cho-
t&ct entre anltrestine retraite, les François et
NnMyKAetsavecques luy , lesquels il menoit,
H^Msqne je ris jamais faire contre le
llÎMietYé&itiens qui estoient plus forts que
llfffetteftis etneFosèrent oncques assail-
iNMiMh (thine de Yéronne. Et après luy
^teiaÉlttirdeHœttx, lieutenant général pour
Npifr, ieqoel feust prins par les Yénitiens;
•Wtt («té pris ton peu devant le marquis-
Wiltae tt monsieur de Bonivet qui , depuis ,
••ttulial de France et est mort à la jour-
••Pfcvte, ertx estant en chemise de nuit à
•WtFftcafllcgroslKïufg. Et estoif messire
JIS Grtlty à Vicence, qni cstoit lieutenant
PMdâ tèMtiens; lequel à présent est duc,
•WJffifyfcîsoit debellesappertisses d'ar-
■*•<% en ce tems, fi juin 1510, feust
pMHhieatinomméMontcelle, qui est une
^kle assise en hauH lieu, laquelle fëust
P*MN»letisenicnt et à peu de batterie ; et
l*tah les àftlHeries de l'empereur et du
^WMI^ ^JMjuellestiroientdubas enhault;
HÉU Ji^^' ^^^ ^ l'emperetir tiroit plus ^^ff^4!tÉ ttff. Et fctrent mis en pièces
fSé^
S^jit^i- ^stoief^t dcdatis ; e( n'y àvolt point ^^JitefrrfB dedans, fors tous vilains, les- ^t^^^Utt^titn prtndrent. Et huit jcmrs «,^»lé (vrinsLIgoaguei belle petite viile, ^> ^ y leosl laissé dedans, pour ce
qu'eUe estoit d'impottanée, en gamis^a^ monaietir de la Crone, lieutenant de monsieur de DttuolS) avec sadicte bande ; et uii o«pitaine dt piéton, gentilhomme à monsieur de la Palioë, nommé L'erisson, et son lieutenant nommé la Romagière , gentilhomme d' Angoumois , avecques mille hommes de pied, demeurèrent en ladicte garnison* Or, retournons à ce qui se Saict en France, et laissons à parler dp YAt^nne pour lé présent.