‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 148 sur 428 · CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII

beaucoup de François tués et blessés, et, entre aultres, un gentilhomme gascon, cousin de M. de Nemours, qui y feust fort blessé, tellement qu'il en mourut. Et n'en eschappa pas un de tous ceulx qui estoient en ladicte abbaye qu'ils ne feurent haschés et mis en pièces. Et de là, tousjours poursuivant leur fortune, passèrent rempart en dépit des ennemis, lesquels fisrent quelque peu de deffense; et les rompirent et commencèrent à fuir; et eulx entremeslés avec les François entrèrent pesle mesle dans la citadelle, tellement qu'il y eut quarante mille hommes tués, et toute la ville pillée et mise à sac. Et &ult que je vous die que j'estimois Bresse une des plus puissantes villes, des plus fortes et des plus riches qui feust en toute l'Italie* Et y eust tel gendarme qui y flst tel gaing que lui et ses enfans s'en sentirent toute leur vie. M. de Nemours n'avoit point oublié à mettre quatre cens hommes d'armes à la porte de Venise, pour ce que, quand les Vénitiens visrent la journée estre contre eulx, fisrent ouvrir la porte pour fuir ; lesquels feurent tous prins et tués par la gendarmerie qui les attendoit à la porte.

Page 1