‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 157 sur 428 · CHAPITRE XXXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIV

GomiDeot le roy Louis douzièine envoya monsieiir de la Tri mouille , soo lieutenant général ea Italie, avec toute aoo armée.

Monsieur de la Palice retourné en France et toute l'armée, le roy s'en alla à Paris, là où se trouva le sieur Jean-Jacques^ qui estoit son compère, et lui avoitleroy faict tenir un desesenfans. Lequel sieur mist en teste au roy de faire une petite armée et Tenvoyer en Italie, et avecques les parts et intelligences qu'il avoit en la dudié de Milan , qu'elle seroit bientost révoltée, et qu'il espéroit aller jusques dans Milan avecques un esperon de bois. Laquelle chose le roy voulust bien entendre; car ledict sieur JeanJacques estoit d'un bon entendement et esprit, et conduis soit bien une armée. Et ne vis jamais homme qui pourveust mieux au camp et qui feust plus diligent d'avoir bonnes espies, et qui chercholt mieux son advantage, spécialement en Italie , car il congnoissoit tout le pays. Le roy, veu le bon sens qu'il avoit et loyauté qu'il avoit à bien

servir son maistre, Teust plusieurs fois faict son lieutenant général et son gouverneur de Milan, D*eost esté les parts qui estoient en Italie, de quoy il en tenoit, qui estoit la part guelfe. Or vous avez en Italie deux parts, assçavoir guelfe et gibeline; et les Colonnois, et Tault repartie adverse, et toutes les parts d'Italie sont sous ces deux-là, comme vous avez dedans Gènes Adornes et Frégouses, où Fun tient une partie, et raidtre Faultre.

Or, teroy vouUoit bien contenter lesdeux parts et les tenir en son amitié ; et en feisant le sieur Jean-Jacques son lieutenant général qui tenoit la part guelfe, il eust mal contenté les gibelins. Et, pour eschever ce mal, il estoit tousjours c<mtrainct y envpyer un François comme il fist. Et feust regardé une fois que monsieur de Bourbon iroit; mais monsieur de laTrimouille pourchassa tant qu'il eust la charge ; et allèrent avecques luy le sieur Jean-Jacques et le sieur de Sedan. Et incontinent feust Tarmée dressée, et vist-on marcher la gendarmerie qui estoit de douze cens hommes d'armes, assçavoir : la bande de monsieur de la Trimouille, cent hommes d'armes ; la bande du duc d'Albanie, qui estoit capitaine général des gens de pied françois ; la bandejdu sieur Jean-Jacques et du grandeseuyer de France; deux cens hommes d'armes et archers italiens, comme les sieurs Barnabot etauhres ; la bande de monsieur d'Aubigny , cent hommes d'armes que menoit monsieur de Crussol; le baron de Biart, cent hommes d'armes; la bande de monsieur l'admirai Graville; la bande de monsieur la Fayette et plusieurs aultres compagnies nouvelles que ne vous sçaurîons nommer. Les gens de pied estoient onze nuUe lansquenets que menoit le Jeune Adventureux et m<msieur de Jamets son frère ; et en estoit chef monsieur de Sedan, et ledict Adventureux son lieutenant, lequel estoit à pied avecques les lansquenets et son frère le sieur de Jamets. Et n'en avpient avecques eulx que six ou sept mille, et le reste venoit de Guyenne que menoit le sieur de Brandecque, Tavennes et anltres capitaines lansquenets, lesquels ne sceurait jamais venir à temps à la bataille. Et vint en ce temps en France un comte d'Allemaigne nommé le comte de Wolf; lequel se mist à pied avecques ledict Adventureux et feust tousjours avecques luy à une double paye ; et se fist si bomme de bien avecques ledict Adventureux

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