‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 202 sur 428 · CHAPITRE LXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXVIII

pre ; et envoya ambassadeurs vers le roy d'An * gleterre pour rompre ledict voyage ; et quand il vist qu'il ne se pouvoit rompre, se hasta en diligence et vint arriver en Angleterre , là où le roy d'Angleterre luy fist merveilleusement bonne chère et bon recueil. Et ne sceut rompre ledict voyage présent et absent, car le roy d'Angleterre le voullust poursuivre, pour ce qu'il avoit promis ; et en estoit la despense merveilleusement grande d'un costé et d'aultre, et les apprêts trop avant. Et prindrent journée l'empereur et le roy d'Angleterre d'eulx trouver ensemble, après la veue du roy de France ; et se trouvèrent à Calais et à Graveline, et parlèrent de leurs affaires. Et feurentune fois audict Calais d'accord et mal d'accord, et prest le roy Catholique à monter à cheval pour s'en retourner; toutesfois, ils s'accordèrent ensemble, et partirent bien contens l'un de l'aultre. Et ce temps pendant, y avoit tousjours gentilshommes du roy de France et de sa chambre, comme Montmorency et aultres, qui alloient et venoient ; et y avoit beaucoup de gens qui trouvoient bien difficile au roy d'Angleterre de contenter ces deux personnages. Et ce faict, les deux princes se despartirent d'ensemble ; et retourna le roy d'Angleterre en Angleterre, et le roy de Castille en Flandre et en Brabant faisant bonne chère, où luy feust faict merveilleusement bon recueil. Et en feurejit advertis les électeurs d'Allemaigne, et se trouvèrent à Aix pour le couronner, comme est la coustume de faire ; et estoient délibérés de luy faire plus d'honneur qu'ils ne fisrent oncques à ses prédécesseurs. Ledict sieur roy catholique fist'un gros équipage pour aller à Aix, et y feurent appelles tous les princes de ses Pays- Bas et tout plain d'Espaignols qui estoient avecques luy etaultresprincesd'Allemaigne.Eten cet équipage et belle compagnie se partist pour aller à Aix, là où estoit attendu et désiré par tous les électeurs et princes d'Allemnigne. Et estoit avecques luy madame de Savoye, sa tante, laquelle ne l'abandomia point tout le voyage, avecques fort belle compagnie de dames; et feust faict du long du voyage merveilleusement bonne chère, tout par les pays où il alla. Et l'attendoient la pl*ispart des électeuis à Aix: et par un matin vint disner assez près de ladicte ville d'Aix, là où tous les électeurs vindrent au devant de luy en armes et toute sa compagnie et ceulx qui estoient avecques luy ; et ainsi fi;j^ son

entrée m ladieie ville d'Âix, la plua belle qui ilBosI jamais. Son entrée faicte en la ville, de là à quelqoei jours feost couronné empereur, au plus gros triomphe que jamais empereur le feust. N'est là besoing de vous en parler ; car c'est une chose de grande cérémonie; et est contenu 9n la bulle caroUoe que l'empereur Charles IV fist , où est ccmtenue Tordonnanee du couron*nement des empereurs tes successeurs. Et cela laict, flAsdame de Savoye retourna en Brahant, et Tempereur print son chemin à Worns» pour aller venir les AUemaignes.

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