CHAPITRE LXX
s'tti fiM; et fisrwît leurs apprêts pour aller mettre le siégtf dcvanl Viretou. £t y mena ledict Ad- TentoTMison artillerie^ qui estoit fort belle. Etassiégèfetit ledict Yireton, qui est une petite yiUe appartenant à Fempereur, de la duché de Luxembourg. Et debvoient venir devant ladicie fÊe sept mille Suisses, que ledict Advenlureux a w't envoyé quérir par un gent i Ihomme nommé Pierre Boisson. Toutesibis, par l'ambassadeur de Tempereor, qui estoit en cour avecques le roy de France Jequel s'appeloit monsieur Dannet, prévoit d'Ulrecht, feust rompue ladicte entreprise ; en sorte que les Suisses ne vindrent point. Le «ége estant devant ladicte ville de ^ireton, la batterie feust commencée; et feust envoyé un gentilhomme, de par le roy de France et de sa chambre, nommé Lonnéis, qui vint dire à monsieur de Sedan et à T Advenlureux qu'on se retirast, et qu'il y a voit, depuis qu'on n'a voit eu de ses nouvelles, grosses pratiques entre l'empeneoret lui; et espéroient qu'ils viendroient en bonne fin. Et envoya ledict seigneur relarder lesdicts Suisses , que F Ad ventureux avoit faict venir à ceste mesme occasion. Et cela entendu parlesieordeSedan et l'Adventureux, levèrent le siège devant la ville qui se défendoit bi^n et bODoeMement, nonobstant que de première arrivée ils feurent fort esbranlés, et pensoit-on bien qu'ils ne debvoient pas tant tenir ; et toutesfois le siège n'y ieust que deux jours. Et s'en retournèrent avecques leur armée, qui n'estoit qne de quatre ou cinq mille hommes de pied et qniBie ou seiie cens cbevaulx ; mais ils avoient bonne artillerie. Cela faict, ils s'en retournèrent, et feust leur oas rompu pour l'heure. Ce tonps pendant l'empereur ne dormoit pas ; et «woya monsieur de Nassau es pays de Flandres, ï^"^*ateiHaynault, dresser une armée pour •Mer tasAxt messire Robert de la Marche et rAdvcnturem son fils. Or, comme ces choses wfiusotent en Ardennes entre l'empereur et le <ieiir de Sedan, le roy de France despescha une ^niiée, dont estoit monsieur de Bonnivet admirai ehef, et pour lors gouvernoit une partie du rojauoie de France^ pour envoyer en Guyenne pour reconquester le royaume de Navarre. Et £s«t despeiché monsieur de Guise, jeune homme etgaïUI prince, frère de monsieur de Lorraine, pour estre capitaine général des lansquenets. Et commencèrent à marcher avecques toute celte tfmée tout droicteu Gu^renne ; et estoU ladicte ^
armée fort belle et esquipée d'artillerie , et la mieux qui feust long-temps veue. Or, je veulx laisser monsieur l'admirai en Guienne, pour retourner aux guerres qui se fisrent en Ardennes^ et comment l'empereur dressa son armée pour y envoyer, dont estoit chef général mcmsieurde Nassau.