‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 241 sur 428 · LIVRE t · texte numérisé non relu

LIVRE t

it ipH se fiiifloH^ dépescha douze mille

ts et Quatre mille chevaux poor noos

le passage : mais esians partis un pe-

et airhrans sur la rivière-, trouvèrent'

eofntede Sainet-Pd en bataille dedans

^deià l>aue,de leur costé, vers Valan-

; et le roy, avecqws toutes ses forces,

en grande diligence passoit. N'osans

monsietir de Saine t-Pol, pour eslre en"

et avantageux, délibérèrent leur re-

;iiiAis, avant qu'ils eussent loisir de ce

F^lMvèrent Pavant-garde et la bataille du

, où il pouvoit avoir le nombre de

ilseize cens bommes d'armes et vingt-six

de pied, avec les chevaux légers.

U à cause d'un brouillard qui se leva,

fwiwt bien aisément recogiioistre le

im gms de Fennemy : aucuns de Fa-

^ae furent d'opinion de les charger;

t<i^piois8ans qu'il y avoit sept ou huict

ran des ennemys qui couvroient la

^ des gens de pied, furent d'ad vis, avec-

cois hommes d'armes, de diarger

de cheval ; car, les rompans ou

dedans kursdits gens de pied, on

ti{lvoir h ccmtenance qu'ils feroient :

le seigneur deja Trimouille feit offre

cbarge avecques sa compagnie de

^d'armes et ks guidons de l'avant-

6st le mareschal de Chabannes :

&iel, Fempereur de ce jour là euét

icar et cfaevance. Mais par aucuns

ïat ffÊSt trouvé bon ; par quoy Fennemy,

trois lieues de retrartte et toute [rfarne

f, à peu de peine se retira , et ne per-

tetraitte homme de nom que le bas-

et quelque peu de gens de cheval,

pr» prisonniers. Leur retraitte fiit à

atiquel lieu estoit Ferapeteur e»

r, que la nuiet il se retira en Flan-

rMit chevaux, laissant tout le reste

Et ce jour là Dieu nous avoit

eanemysentre les mains, que nous ne

accepter, chose qui dqniik nous

; car qui refuse ee que Dieu présente

fertimei par après ne revient quand

ce tea^, Farrière-garde estoit pas*

toit le roy, armet en teste, devant le

de ses Suisses, lesquels sans cesse luy

de dooo^ la bataille, pour luy

faire cognoiâtre le désir qu ils avotent de luy faire service; d'autant que, depuis la journée de Marignan , et qu'ils avotent faict alliance avecques luy, ils ne s'étoient trouvés en armée à sa soulde, iinon quand Fenipereur Maximilian vint devant Milan ; mais encorei n'estoit alors leur alliance bien confirmée. La nuict venuCf sans autre chose faire (hormis ^elques coureurs qui donnèrent devant Yalaneiennes), le roy se logea avecqiïes son armée le long de rivière, près du lieu où il avoit passé ; puis, le lendemain envoya monsieur de Bourbon devant Bouchin , laquelle ville se rendit à luy. Aussi envoya monsieur de Yeudosme avecques Farrière-garde à Soomiain, près de la j4vlère dé^ Carpes, laquelle vient de Doury, et va tomber dedans FEscaut à Fabbaye de la Yicongne, entre Yalaneiennes et Saînct-Âmand; laquelle ri^^ vière des Carpes avions délibéré de passer à Fabbaye de Marehiennes, pour aller seeourîf Toumay. Pendant ce temps, arrivèrent les ambassadeurs du roy d'Angleterre, qui estolent lé miilor chamberlandet le grand prieurde Sainet- Jean, pour traitter la paix des deux princes ; lesquels tant travaillèrent qtfll fut accordé que Fempereur relireroit son armée de devant Tournay, la laissant en liberté ; aussi retireroit Parmée qu'il avoit au duchéde Milan et âulrespays; et le roy feroit le semblable : et s'il y avoît quelque place en différend, le jugement en seroit mis sur le roy d'Angleterre.

Les choses estans ainsi accordées fin* ew causes que le roy rompit son entreprise de poursuivie sa fortune, et que loet chacun pensoit la paix estre fafecte. Mais, sur ces entrefaictes, vîndrent nouvelles que Famiral de Bonnfvet avoH ptiÉ Fontafabie, ville de Biscaye, appartenante â Fcmpereiir , au moyen de quoy ledit empereur ne voulut jurer lesdits traittés, que Fontarabie ne fust rendue ; par quoy tout ce qui avoit esté trailté, attendu que le roy ne la voulut rendre, fiit déclaré nul, et la guerre comme devant. Or est-il que pendant que nous séjôurnasmes cnï<i ou six jours en ce pays d'Austrevant, entre hr rivière de FEscaut et celle des Carpes, les pluieé vindrent si grandes qu'il n'y avoit ordre ie passer les rivières. A ceste cause fut Orcfonné de faire visiter ledit passage de Marehiennes , o* le roy avoit délibéré de passer ; et pour cest effect y fut envoyé le seigneur de Montmorency; lequel ayant rapporté estre impossible, pour ter

crues des rivières, futconclu se retirer aubault pays d'Artois, et aller passer la rivière qui vient de Vy en Artois» et des étangs d'Oisy, et vient tomber dedans TEscautprès de Bouchin, à un passage nommé PEscluse, deux lieues près de Douay. Et estoit la veille de la Toussaincts, audit an 1521.

L'avant-garde et bataille passèrent dès le soir, et une partie de Tarrière-garde ; mais, vers le soleil coucbé, les ponts qui estoient sur la chaussée se rompirent, et y tomba quelque charroy, que mal aisément on pouvoit relever à cause du marais ; de sorte que le reste de Tarrièregarde fut contraint déloger delà l'eaue, devers Douay et Valanciennes, au lieu que Tavant-garde et la bataille ne l'eussent pu secourir. Au poinct ^ du jour, qui fut jour de Toussaincts, il sortit de Douay bon nombre de gens à cheval et de pied, tant des ordonnances des bas pays de l'empereur que Clévois, pour nous venir recognoistre. Mais nostre cavallerie, que menoient le comte de Brienne et le seigneur de Mouy, avecques les autres capitaines, ayans deux mille hommes de pied sur leurs aisles, tindrent si bonne contenance, qu'il ne fiit jamais en la puissance des ennemysde recognoistrele désordre qu'il y avoit sur ladite chaussée à passer le bagage ; car s'ils en eussent eu la cognoissance , et que leurs forces qui estoient tant à Douay qu'à Yalanciennes, fussent sorties, ils eussent taillé en pièces tout ce qui estoit demouré delà de l'eaue.

Après que tout le bagage fut passé (qui estoit sur le midy), l'arrière-garde passa pour suivre la bataille, laissant au bout de la chaussée bon nombre d'arquebouziers et de picquiers pour soustenir l'effort de l'ennemy, s'ils eust voulu donner sur la queue, ce qu'il ne feit. Estant donc nostre armée remise ensemble en la plaine d'Artois, arrivèrent nouvelles que dedans Hesdin il n'y avoit aucuns gens de guerre» et en eut l'advertissement monsieur de Vendosme,et que le lendemain se devoit faire une grande assemblée audit lieu de Hesdin pour faire les nopces de la fille du receveur général d'Artois , soubs opinion que nostre armée fust encores delà l'eaue. Par quoy le roy conclut d'y envoyer en extrême diligence monsieur de Bourbon avecques la trouppe qu'il avoit amenée, et monsieur de Vendosmc avecques son arrière-garde, et le comte de Sainct-Pol avecques les six mille hommes desquels il avoit la charge, lesquels partans d'An-

dinfer, qui est à trois lieues d'Arras.eDcoresqi les pluyes fussent continuelles, feirentteDeiâ gence que ceux de Hesdin, devant gcHlsscei sent le parlement de nostre année, la m devant leurs portes. La ville soudain ht laquelle, après avoir enduré quarante oo quante coups de canon, fut emportée S et y fut trouvé un merveilleux butin, car estoit fort marchande, parce que de t cienneté les ducs de Bourgongne y avoim leur demeure principale.

Madame Du Reu, et le seigneur de qui se nommoit Succre, estans en ladite se retirèreni dedans le chasteau, oà,aprèsi' veu Tartillerie en batterie, capitulèrent, eo que ladite dame et ceux qui estoient de it nison ordinaire dudit chasteau sortiroi ques leurs bagues sauves ; mais ceuxdeb qui s'estoient retirés audit chasteau deoMi rent prisonniers ; et fui conduitte ladite dd en seureté où bon luy sembla. Pendaitf fwM sieur de Bourbon et monsieur de ytaimM soient les approches dudit chasteau, k h mis à la ville par quelques saqueàieDs;qri grand dommage, car, devant qu'on eost veu à l'esteindre, il fut brusié une partie ville, et beaucoup de richesses. Tantort ladite pdse de Hesdin, tous les petits des environs, comme Renty, BailleaiW et autres petites places, se mirent en F du roy. Au partir que feit mondit sei, Bourbon d' Andinfer, le roy, avecques le de l'armée, s'estoit retiré par Dourlan à Par quoy se retirèrent audit lieuanoi Bourbon et monsieur de Vendosme, après pourveu audit chasteau de Hesdin de du Biez pour gouverneur, qui pour Ion lieutenant du seigneur de Pontdonny, Pontdormy estoit en Italie. Et luy furent trente hommes d'armes et deuxcer»

payes pour la garde dudit chastean;ei la ville furent laissés mille hommes de quels avoit la charge le seigneur de quel Hutin de Mailly estoit lieutenai^t cens, et la Barre* aussi lieutenant de ci«|

Arrivé que fut monsieur de Bourbon à le roy ordonna de séparer son année; et plus grande part des gentilshommes qui»'' mené la cavalerie de monsieur de donna charge à chacun de vingt-cinq 1 d'armçç, et à quelques uns de monsieur de

!;pireilie charge de ceux de monsieur de

ao comte de Dammartin, qui avoit

MinviUier, au vicomte deTuremie, au

(de Lavedan, à d'Escars seigneur de la

),aaseigneurde Listenay, au seigneur

iron d'Auvergne. De ceux qu'avoit

I monsieur de Yendosme, le roy donna au

(Brienne etauseigneur de Humièrespa-

ijckrgede vingt-cinq hommes; puis licentia

), laissant tant seulement deux mille

\i Abbeville, donnant congé au demou-

fCtlbomissant ses places ainsi qu'il s'ensuit.

!,leseigneur de la Fayette, gouver-

^a^aat charge de cinquante hommes d*ar-

jfik seigneor de Rochcbaron avecques

booimes d'armes ; à Thérouenne, le

! de Moreol, seigneur du Fresnoy , gouver-

: Audit ISeo, avec cinquante hommes d'ar-

[COBle de Dammartin , le seigneur de Lis-

)tf If seigneur de la Vauguyon, avecques

Eie vingt-cinq hommes d'armes chacun.

r-Somme, fat mis le vicomtede Lave-

; vingt-<ûnq hommes d'armes ; à Mon-

deTelligny, séneschaldeRouer-

(sa compagnie; à Dourlan, la com-

ïfliOQieigneur de Yendosme ; à Corbie,

JMnsieur de Sainct-Pol; à Péronne,

ieurd'Humières; àSainct-Quentin,

fttODsieor le mareschal de Chabannes ;

celle de monseigneur de Guise et de

de Brienne; et à Yervin, la com-

monseigneur de Brenne. Après avoir

avisions dessusdites, le roy se retira

pour pourvoir au reste de son

lieu estant environ Noël, ayant

tde la nécessité où estoient les assiégés

\ et ne voyant y avoir ordre de les

Fincommodité de l'hy ver, manda

4b(3ianiperoux, qui estoit dedans

général, de trouver moyen de

la plus honorable composi-

paanoxt faire ; ce qu'il fit ; et sortit

ses bagues sauves, enseignes des-

taboarins sonnans, et fat conduit en

à Dourlan. Les citadins qui vou-

'er en ladite ville farent tenus en

; pareillement ceux qui voulurent

^^rt françoise faire le peurent.

que se faisoient par deçà les cho-

avez entendu, l'Italie n'estoit en

Fempereur^dès l'an précédant 1520,

IVI* siÀCLB f CbroQ. et Mém,

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