‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 305 sur 428 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

et s'employer à les mettre d'accord. Et m'avoit donné charge de leur proposer un moyen de paix infaillible, et aux deux parties expédient et prouffitable, lequel alors il avoit en sa main: et s'il eustpleu à Dieu, ou que ledit sérénissime roy Ferdinand eust icy envoyé autres personnages qui eussent esté ambassadeurs et non parties, ou que, sans m'arrester à eux, je fusse droict allé devers luy je suis bien asseuré que non seulement il ne se feust laissé destourner de la voye de clémence et d'équité où il estoit jà entré. Mais quand il n'y eust encores entré, il l'eust faict alors, la créance ouye que j'avoy à luy dire ; et ne seriez maintenant, ô illustre seigneur duc Chrestofle, en ceste perplexité d'attendre jugement aujourd'huy, duquel entièrement dépend tout vostre bien !

a Mais puisque, de mauvaise fortune, je ne l'ay trouvé, et que, m'estant adressé à ses gens et députés, il leur semble non-seulement ne devoir employer en cest affaire l'auctorité du roy nostre maistre, mais ont rejette insolentement et refusé d'accepter ses lettres, et faict en sorte que je ne suis en mon entier de maintenant pouvoir aller vers ledit sérénissime roy sans commission et ordonnance nouvelle, vous ne prendrez en mal si quanta ce point je n'obtempère à vostre requeste ; car il m'a semblé de pouvoir et devoir faire honnestement et sans offence de recommander une affaire en ceste compagnie de la part du roy mondit seigneur et maistre, ce que j'ay soigneusement accomply et accompliray de bon cueur ; et ne fairay chose pour vous qui soit au préjudice, ou puisse estre justement trouvée mauvaise, dudit sérénissime roy Ferdinand. Le très chrestien roy, mondit seigneur et maistre, s'il le vouloit, Une pourroit par les traittés qu'ils ont ensemble; et si par les traittés il le pouvoit, il ne le voudroit, pour l'alliance du sang qui est entre eux ; mais en toutes autres choses que, sans blesser sa foy , son honneur et le devoir du sang, il pourra faire en vostre faveur, vous le trouverez à jamais vostre allié et bon amy, et ne sera son bien espargné en vostre nécessité. Tousjours a esté la cour de France la plus libérale de toutes autres, sans contredict ; tousjours a esté ouverte et abandonnée, et oncques si libérale ne fut que soubs ce roy, au refuge et repos de tous prin-ces exilés et souffreteux. Par plus forte raison deves; vous espérer qu'elle oe sera close à voi^s

^ai etk eAcÊ aWé ; i tviis (|bi, pour bi jùstim de Tostm tstnse, pavr l*hmocetice de voêlre per^oone» temblecà vosenaeiiiys mésmetestfe ti'ès digne de raiséHconde et eomfMMldiK

« J'ay tontetfoys opinion et ose ton âBgorer que d« fléreftiimme roy Perdfaïaiid Tobs de^ vez enoorps espérer meilleure ehose ^e Tap^ parence josqaes icy ne monstre ; et quand je seroy en cesie noUe assemblée inlarrogé pAr Rrment, J'oserby affirmer qu'il n'a commandé ne scen^ etque jamais il île trouvera bon« qneses agens dessttsdits ayent refulé les lettres du roy mon maistre. Et me laisseray jamais pe^suadeb que luy, qui franehement n'avoit &iet refus d'aeeepter lettres assez b^urieuses du Turc Soliman» ennemy cotnmunde nostre foy» kur eult souffert de refuser lettres fràcieusës et de recommandation d'un roy trèb chrestien , soâàmy , son oonfiMlm» son allié si proche : aussi peu me laisserois persuader que luy» qtii au différent d'un Hche royauine s'est volontaireme&tsoiibmis au jugement arbitraire dudit Soliman son ennemy, refbsast maintenant d'ouïr les moyens qui, de la part d'un roy, eomme je dis, son amy, confédéré, allié si proche, fussent mis avant pour la pacification d'un duché, lequet» eu égard à ses autres Estats, ne luy peult eStrede fbrt grande conséquence. Mais ain que vobs entendiez dont cela procède, oes bonsambaasar deurs ont craint (ce que fust advenu en effeot) que, pour l'ouverture d'iœlles lettres et le récit de ma créance, le moyen leur fust clos d'assouvir leur haine et volonté particulière, en la« quelle ils sont si animés, que, tout ainsi que Dido de Yergile, ils serotent contons de se perdre et ruiner; moyennant qu'ils minassent, qu'ils des^ tniisissent et père et fiisi et toute la race et la mémoire de la maiëcm.

M Mais eètant son intention bonne» et ne tendant sa volonté à faire tort à autruy, estant seulement dissuadé par les dessusdits, qui ne sont ne de grand noibbre» ne de grande auctorite, lesquels pour ceste heure luy desguisent les matières, vous pourrez espérer qbe cMe couverture et desguisement ne puisse longue^ ment durer, et que le temps, qui tout déscou^ vre, lui fera cognoistre et descouvrira leurs calomnies, et fauU-donnés à entendre. Alors pourront de luy impétrer vostre susdite innocence et si estroitte parenté, non-seulement ce (|ue vous demandezi niais plus grande cboae^ f

[luq

enCretenaiit le jugement bon et Jtnte, q6i aojoiipd'huy procédera fcur vofttre feict de oeste solen* nelle et saincte assemblée, entre les bras de laquelle vous devez vous tendre et abandonner. Et comme desjà Ils soient par moy suffisamment informés que vostre matière est conjoinete et nnleaveoquesfe prouffit de letir empila, avee^ ques kur devoir envers la patrie qui les a engendrés et nourris, envers ledr s patriotes, envers eux-mesmM «t leurs enfonsv en eus^ après Dieu, vous devez mettre vostre espéranoev et y fbnder vostre appuy et support^ lès requérant humblement qu'As veoHest (èomme il est en leur puissance) aujourd'huy exterminer la conséquence de maijhrais conseil» qu'elle li'oppnme la justice de vostre ûB^àae^ le pruuffit At hw empire, la dignitéde leurpatrie^ l'espëraoeede tous autres, d'eux-mesmeset des leurs! jamais. De vous, Meileigneurs, H mé semble (la cbMft bien entendue) qu'il peult et doit eq>ére)r ee que dessus ; et si vos ancesU^, peur soilatei^ Itt eauses des innocens qui en Héns ne les attouchoient» ont entrepHns phisiéurs loingtahies et difficiles guerres, de combien devez-vous embrasser et prendre en la protection, à tout la moins par vostre jugement, la eause dé CÊituy qui vous attoucbev et qui est insépursbhment conjotncie àvecqties le prodffit ou le dommaf^ de vostre empire» avecqués la bonnébu mauvaise réputatioti veétre. Et entendu raesmes que t^eutuy vostre suppliant estimera qile toui ^ytk alsez grandement £sict.pour luy, si tant étalement vous prenez résolution ^ on de rompis en^ tièrement ceste vostre ligue, ou en larentfoteilant excepter et forolore ceste sienne querete« laqudk n'y comprenant et exceptant^ vous confirmerez les niensonges qu'eux en ont portés au roy Ferdinand, ou vous assiégerez i eest innocent le pas db rentrer à ses bleds; vtmÉ (ddigerez-vous à le priver de vostre bienfulet sans sa coulpe» et à contrevenir à vostre prd^ pre fkict?

N Au contraire, l'y oom|)renanti et sans au^ Ire chose foire pour luy» vous la remettre! sus, fisisant cc^noistre au roy Ferdinand ce qlf*dtt à toujours desguisé, quelle opinibii est la %oê^ tre en ceste cause» et ce que vDusdésIretqoe de sa part ily fÎEme. Finàblembnt, il y a on poioct lequel , à ition advis, ibe reste seul à vous esclaircîr pour m'aquitter envers vous de ma promesse ; je vous ose bien asseurer qu'en oe finsani

LtVKlB ÎV,

vous vous a^pûttet ittvera ledit ■éréDîasime roy Ferdiaçmd de b foy que ^oii& luy pouvez devoir, ei que naiinaeuleiMat ne fn^ cboee qui luy doivf tottroer à desplaiar, m^ift luy ferez chofseagréâUb, eldeût il vousdevra scavoir gré, eii Iny dttnnai\l cef^o^CAsionde reoogiUM^tie ce qpui ^ <fe soa devcâr, tl hiy i^couvraut le» impe6UiiresetdiS9Ûs<»QenBd)saeuix ^i, sans avoir égaBi à sa. réputation, doiment matièfe ai^ monde de mal piurkr de luy , de son ambition et cupidité îBsaliahle ; txms tesqueb prq^a, poot k canye que je vona ay ditfi, je m vueil icy oéciter pM aHipkmtfi(t. Faietes-voua dono anewDk dnûte, mefisîmrsi que vous ne dev^ eateodre vostie misénoardfi sut eestny voatre sur pliant, qui onoquea à mol do yqub, qui onoquea à nu^e, quel: qu'il soil, feist i^al ne deaplaisir; qittODcqiias ne dietne fiât chose cpiidemst de»plaire ny a«z yeux ny auz ovetUfes d'hommea do mofldt; ^li^ a jà si loagrlempa posté si griefvo p^lenee dû. faict d'autruy ; f n ia nneénnonée . duquel, ainsi que je voQa ay iaict apaioistie, la gloire do voaire non, la foy à cekiy qoe voulez végaer sur voua, à vostre eippire, à vosDre patrie, aftx babiianad'ied|e,à vous ec aux vostâea, mtidewm»^ m cooaewe : la ghoîm de voatre Qom, aoii q^ vouadélivrez Finnocent (F oppi«a^ irion, soit que bii munteqeZr veatte bienfidet; h foy à «riui qw voulez régner, auqipei ve«s dieve^ bo»oons«i{ ; à TOslie enpire» à cause à» la protection, de s^a drotta; à vostfe patrie, a cause de la çoûservalioa des-Est^ les uns des autres ; à vos patviotea et à voa enians, à qui voue deve^ la. Version nourseulemeikt d^ dan^ pr, mais de la crainte do tela «Lemptes^ de teHe sorte qpe a'entrepraiant suo un^ mais aussi tQueliMt ^ toufi. Si tomea ees causes, ife voua sont p^ sufOsaflAes (ce qu'çUes: sont) pour voua ^^n^iiyoûr à ce fMffe^ a^c^teasr-y bt re^esle que vQu%em foal tai^t ^ roys», préfets, duca, eomtea» bl|]rpja# Qt dj$. t^^ aularea Sstafts, les^piela, poui^ vous. Biopplxei: Tafieetioa qa!ile portent à eeat^ flaeliàrei qi(4 çivoyé aveoqnea luy par devers v^M» loitr^i; a|f|rt><W^Nfto?l»i pour kilayder et fa^ v^ris^r B(m p<M^ ; W^ paider de ceux là ce-: pm^dwti vAt ppup II briefv^té du temp&ei dis-r ti^oœ des liQu?^ n'oQt peu y envoyer, lesquels iKtiniéft y ^tre d'^sit, combien qu'Us n'j aeientde cq^ Tou&ceux-cy, Mesweurs, eor «embl^ f v^ ceatuy, recevron^t bien et ayde de voua » tous ceu2(rcy> dN^i 9fi-i?Q4fisï>pomt se»

^UffV

lemoit vosdebieulNl, ny obligerez k voUi», mais, comme je puis apercevoir de vos visages et oentem.nfie, les av^ desjà pour jan^ à vous et ^ voa enfluM ohUgéa. «

Cf ate oraîaon parachevée donna grande vigueur à f a^bire du duc Chrastofle de Wittem* bii^ avee TaiEec^uque de^jà plusieurs princes y avaient, l;a^t pour la tyrannie dont l^empereur d W roy Ferdiiuuid son frère usoiem enverii Iwy îDMeenâ, que pour k par^é dont il attoncbpit AWt plus ^^ânda princes de l'aaaemblée; d§ spffl^ qu'en piemîer Ueu k ligue de Suave, Lmp^U? i^ duré foixante et dix ana à Tavuit t^ de k maison d'Autriche, fut dissolvée et aj^n^Hé^ PufaB après, les dujcs de Bavière, hna^ grave de 0cese^ et leurs alliés el confédérés^ eurent phtf ieura parieadena pour k redintégrai^ tim dM àm de Witlemberg dedans ses pays, dé^H cl poaaAdés par force par Ferdinand, Yoy 4^ JiQi»grie> fcèce de F^nporeur. Mais enfin^ VmH 0CH)iidéré et débattu, ne virent autre mpyeKI, stiioad'y aDer par armea, puisque jui^ice 9i'«voH lieu ; clmae qui ne se. pouvoit foire sani «MTge^t. Par quoy ^ a,yant recherché le seigneur de iMi^ey pour ccsl effoct, et pour trouver k seun^de k conéignatioa de cen^ miM(» escua <}0Bt par cy-d'^van t a esté parlé, et kdit seigneur <k i4«gey trouvant qu'il n'y pouvoit mtrer sans directement aller contre k traitté de Canir kn^y (eu ce aeroil baUl^r dei^era pour foire k guerre a l'emfMMreur), trouva un expéiUent qu|^ fi)t t^L, que k dnc de Wiltemberf estok seigneur de k ccMdté de AloalMiard, assise ans ^fmSm da dkché 4^ Bonrgongne, de k Francher ComUé et de la comté de Ferrette ;* kqueMo eom^ de. Unmbeiiard kdit duo da Wittenberg tcndffoit e» roy pour le. prix et sonune de six cens «ûlk esct|«, à omdition toutasfoysde ra^ ebept ! puk ledij. duede Witten^berg^ ay«it les déniera akpsi, en pourroil dispofser à son voik Ipir, ou en yieere on m paix, sans que le roy eontsevinat en aucune chose audit traitté d# Camimy. l^es cbosea ainsi pnq^osées forent exécutée», et forent ka demera livrés èa maiof dndit due d^ WiU^mb^ on de aes députés^ et k ref n^Év en. possession de k comté dp Mimt' bektiMl; i|uqneliUea foi mis pour bailM£et gouverneur le seigneur de Cermos»

Iks^ denieas^de ladite vendition fot prompte» m<mt, et devant que Temperei» et le roy de Hongrie y peuseent, pourveoir, dreaaée une

MÉMOIRES DE DO BELLilY,

mée par les dùCâ de Bavière, lansgravede Hesse, et le duc de Wittemberg, et autres leurs alliés; tellement qu'en peu de temps ledit duché fust levé hors de la main dudit roy de Hongrie, et le duc de Wittemberg et son Ris remis en possession; et fut chef de ladite entreprise Philippe, lansgrave de Hesse. Et peu de temps après furent lesdits deniers restitués au roy , à tpente ou quarante mille escus près, dont lésdits ducs de Bavière furent respondans,et parce moyen ladite comté de Montbeliard remise entre leurs mains. Je me suis assez longuement tenu sur ce propos : il fiault revenir au roy, qui estoit party d\4vignon, lequel estoit arrivé à la.coste Saioct^ André, environ le premier jour de décembre, prévoyant Tinconvénient qui pourroit advenir de la sentence donnée par le pape : mais le roy avoit obtenu de Sa Saincteté, partant de Marseille, qu'il seroit délayé à la folmination, jusques à ce qu'on eust nouvelles de la volonté du roy d'Angleterre, scavoir s'il se pourroit trouver moyen de le faire revenir à l'obéissance de l'Église romaine ; et pour cest effect dépescha Jean du Bellay, évesque de Paris, pour aller en poste devers iceluy roy d'Angleterre, afin de l'induire d'envoyer ses ambassadeurs à Romme pour le faict de ladite sentence. Ledit évesque de Paris, arrivé qu'il fut, trouva le roy d'Angleterre en grande colère contre le pape et tout le sainct siège apostolique, se plaignant des injustices qvH luy avoient esté faictes, d'autant qu'ils luy avoient refusé d'envoyer commissaires pour Gognoistre de sa cause, le voulans contraindre d'abandonner son royaume pour aller à Romme en personne ester à droict. Mais, après plusieurs remonstrances qui luy furent faictes par ledit évesque de Paris, se condescendit que là où ledit Sainct-Père voudroit superséder en la* dite sentence, jusques à ce qu'il eust envoyé juges députés pour estre ou!, il superséderoit aussi l'exécution qu'il avoit délibéré de £aire, qui estoit de se séparer du tout de l'obéissance romaine ; et parce que ledit évesque de Paris se présenta luy-mesmes pour faire ledit voyage de Romme, luy asseura que là où il luy feroit entendre qu'il auroit obtenu sa demande, incontinent luy enverroit pouvoir suffisant pour confermer ce qu'il auroit accordé, se confiant en luy, attendu la grande amitié laquelle de longtemps il luy avoit portée, pour avoir esté deux ans ambassadeur du roy près de luy.

L'évesque de Paris ayant obtenu ce que dessus du roy d'Angleterre, encore qu'il fust Noël et que l'hyver fbst autant extresme que jamais, n'estima sa peine à riens, veu le bien qu^il cognoissoit pouvoir advenir de sa légation : par quoy partit en telle diligence, qu'il arriva k Romme devant que chose eust esté exécutée contre ledit roy d'Angleterre phis avant que ce qui avoit esté faict au précédent; et ayant eo audience au consistoire, remonstra ce qu'il avoit obtenu pour le bien de l'Église envers ledit roy d'Angleterre. Les choses forent trouvées raisonnables, et luy fut préfix temps pendant lequel il devoit avoir response du roy d'Angleterre. A ceste cause il dépescha un courrier devers ledit roy, lui donnant charge de faire toute diligence pour estre de retour au temps limité. Estant le temps venu, et le courrier non de retour, fut procédé au consistoire à lafulmînation de la sentence. L'évesque de Paris remonstra au pape particulièrement, et en général à tous les cardinaux, Içur suppliant luy donner encores temps de six jours, alléguant qu'il pouvoit être qu'il estait survenu inconvénient au courrier, ou qde la mer avoit esté tempestative (comme souvent iladvenoit) ; que le vent estoit contraire, ou pour l'aller ou pour revenir ; que la diligence dudit courrier auroit esté empeschée ; leur remcmstrant aussi que si le roy (T Angleterre avoit eu patience six ans, ils luy pou voient donner six jours de délay .

Telles furent les remonstrances qu'il leur fdt en plein consistoire. Auxquelles plusieurs des plus voyans condescendirent ; mais la pluralité des autres l'emporta contre le moindre nombre de ceux-là qui avoient bien considéré l'inconvénient qui en adviendroit à l'Église : et fut la chose si précipitée, que ce qui ne se pouvmt Caire en trois consistoires se feit en pn seul, et fut la sentence fulminée. Ne passèrent deux jours après que le courrier arriva, lequel apporta tous les pouvoirs et déclaration du roy d'Angleterre dont ledit évesque de Paris s'estott faict fort -, chose qui estonna merveilleusement ceux qui avoient esté d'opinion de précipiter les choses, et par plusieurs fois s'assemblèrent, pour trouver moyen de rabiller ee qu'ils avoient gasté; mais iPs ne trouvèrent moyen d'y remédier. Le roy d'Angleterre, voyant Tindignîté dont on avoit usé en son endroict , et le peu de respect qu'ils avoient en sa majesté , ayant &ict

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