‹ Le loyal serviteur [pseud.] Chronique de Bayart.--Guillaume de Marillac. Vie du connétable de Bourbon.--Antoine de Laval. Continuation de Marillac.--Jacques Buonaparte. Sac de Rome in 1527.--R. de La Marck, sgr de Fleurange. Mémoires du jeune adventureux.--Louise de Savoye. Journal.--Martin et Guillaume du Bellay. MémoiresChapitre 317 sur 428 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

frit de noaveait trob pavtys au vay , en b pré* seoce de Sa Saiuetelé, d« sainet coUége et cb tous les ai^re» aasialaas : ^ont le premier fat de bailler le duché de MUaa à Pua des ealkiia da roy, moyennant que pat là il se tronvast EK>yen d^asseurer une bonne et durable paix, sans laquelle voye îl ne le voudbott audmement flaire; et néanmoin» ne ^eoît point, tandis que le roy persistetoit (ainsi qu'il eninonlvoit avoir la volonté) à demander ce ducké pour le duc d'Orléans son fik, et non pour l'autre, que la dessuadîte voye se puisse trouver, à cause que Texpérienee des choses passées donnoit assez à cognoistre que le roy ne deoiand&ît ce duché pour s'arrester à tant, mais pour luy servir de degré à passer plus outre; d'autant que ledit duc d'Orléans pourroit prétendre aux Estats de Florence et Urbta, comme mary de la nw^ des papes Léon et Clément ; et que si bien on luy mettoit en avant que IcdiJfi duc d'Orléans renoîiceroit à ses querelles, ainsi qu'offinoit le roy de Fifanee, luy empereur ne veojt point que lesdites renonciations fessent phis fortes que ceVe qu'avoît faict le roy du- duché de Bourgogne ; et qu'à oeste raison ce qu'il feroit pour le duc d'Angoulesme avec autant de seureté (monstrant son doigt) il ne le t^roil' pour b duc d'Orléans avecques tant (et monstroit alors son bras), poqr autant que faisant nou^ veau traitté de paix avecques b roy, il voubit que ce fti^t vraye paix, et non moyen d^ nouveUe guerre. Aussi vouloit que le roy, en ce faisant, déclarast en quoy et avec quelles forces îMuy assisteroit à la célébration du concile, età toutes choses qur tendroient à b ré* formation de la république cbrestienne, à Ve^ tirpation des hérésies et à l'entreprinse contreles inftdeHes ; lesquelles choses ne se pouvant accorder sans préalabbment ester toutes offenses, il demandoit que b roy avsmt toute œuvre et que procéder aux articles de paix, révoquast et retirast son armée de Piémont; sens ceb il ne vouloit entendre b paix, et moine pouvoit l'espérer.

L'autre party qu'il oflBroit estoit que, au cas que le roy ne voulust entendre au premier , dont il luy donnoit terme de vingt joursàrespondre^ non ^ur user de braverie, mais pour ce qu'il* pensoit bien qu'environ ce temps là leurs deu;i armées seroient si près Tune de l'autre qu'à peine s'en départtroient-elles sans mesiée, en ce

cas, et pevr éviter ^us grandeelMoii^sang» dont tant et treps'estoit e^anduàoause d'eux, aussi qu'il estent raisonn^bb que oeux semis» sem au danger pour ksqueb estoit excitée eeste tempeste, ib vuidassent entre eux deux burs difiE^nds de personne à personne, et q«e c'es^ toit ce qui avoit autrefeys esté &le|, comme par Bavid çt autres; car, encores qu'ib fessent foys , ib n'esteîent toutesfoys autresqu'bomme», combien qu'Ms fassent in pei| pfais polye et mieux équi];qpéeque bs autres. Dit au socplua, en ceste matière que, pour autant quHl senr*. bbreit à phisbiirs estie chose fott difËcib de mettre oeste t^rte<|Been pvatieque, pow Ita* finit é desdiffieuké^ qui peuvent scMurdre à troii» v^ lieu conveoabb et eomuMinpQttr b eoad)at,. qu'à l9y'nesegiUoit peint estre plus diCBcib dé trouva Ueu propre à cest affiute, que d*eft trov» ver un à een v^r et tiaUter de pan entre eux: et quand or^s il sereU plus difficile^ si estait oe qu'il s'y pooveit trouver moyen, oemme d^ combattre en une ide, ou. sur un pens ou bat^ teau en quelque ri^viàre. Et queet ans. amnes, eux deux se pouvroienit ai^ésaent aeeombp à b» prendre ; qu'elfe» fiissai^ esgatbs, et qve by de sa part bs tKoaver(»ttQ«tee bonnes^ fasMe de l'espée ou du peingnard, en chemise. Mab que venant à ce poinat, ii voubît que cehiy qui obtbndiroit b vicK>ire fuat obligé de baïUer ses forces à nosIreSaind^Fèiie,. pom luydna^ ner ^veur à Findietiei^ et e^lébralion dû oo&t cile>àbréduetiondesrebdles etdésobcîdsansde rÉghsGy à ^obéissance d'icelb, et àb résbfeanfie "du Ture, ennemy de nostj» foy : aassi foe b vninev à foire et accomplir ce que dessus assbrt taat de toutee bs swaaaosfevces avi. vainquemN A quoy ledit seigneur empereur , dès lora comme ^ pooD b ca^ advenant, s'oUigea envens neatre» dit Sainot^Père- et b sainct-siége^ aposialique, recpMraQtdavanlage Sa Majfssté que» b cas aé*. y^n^nt de ce combat, b roy mist en dépost b duché de Bourgongne etlay bducbéde Mibe^ pour estre bs deux dâivrés* au. vainqueur, et quedc tou» bsdtl» pmncts accomplir ib bailK lassent et l'un et l'autre bona et seuraestagesL Le feroîsiesme party fut b guerves à bcfoelle protesta ledit seigneur empereur de jamais, im venir sans contrainte^ disant qu'il sçavoit biea s! on venoit à oeb qn'elb sertît si cruelb que le vainqueury auroit peade pronffi4i, mab^pieb, victoire appaieill^roit au> commun ennemty 4^

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MÉMOIRES DE DU BELLiLY,

qu'il ne feit si toât, qa'àvecqnes le mot il ne se jettassent en la rivière jusques à Festoroac; et bien que Teaue fust forte et roide , toutesfoys jamais ne lansquenets ne François ne perdirent leur ordre en la traversant; et commencèrent à s'approcher de Tennemy piar telle fiirie, qu'il n'osa faire contenance de les attendre , ains print le chemin pour se retirer aux grandes alleures à Yercel. Et si tous nos gens de cheval ordonnés à ceste entreprise, ou quelque meilleur nombre d'eux eussent alors esté arrivés , en sorte que nos gens eussent esté les plus forts de cheval, aussi bien qu'au contraire î'estoient les ennemys , pour les escarmoucher souvent et contraindre de marcher en battaille tant que nos gens de pied les eussent acconsuivis, il n'y a point de doubte qu'ils n'eussent esté deffaicts par les nostres avant que jamais ik fussent arrivés audit Vercel. Un légionnaire passa la rivière à nage pour aller quérir un batteau de l'autre costé , lequel il amena en despit des ennemys, encores qu'ils luy tirassent des coups d'arquebouze sans nombre; mais jamais il ne fut touché. Monseigneur l'amiral , pour donner cueur aux autres , luy fit donner en présence de tous un anneau d'or , ensuivant l'ordonnance du roy. Et ce jour alla nostre camp loger au lieu de Savillan, où il séjourna tout le lendemain, attendant les vivres , qui n'estoient arrivés, à cause que le pont, ainsi que j'ay dit, n'estoit encores faict quand ledit camp passa la rivière.

Ce temps pendantne se discontinuoient à Napies les praticques de confirmation de paix et de plus estroittes alliances d'entre l'empereur et le roy. Et d'autant plus les entretenoit l'empereur ( à ce que depuis il a esté cogneu ), pour ce qu'il espéroit, soubs couleur de cesle praticque, moyenner que l'entreprinse du roy a>ntre le duc de Savoye procéderoit plus lentement, et qu'il auroit tant plus de loisir et commodité de se préparer à la guerre, au cas que la paix ne se peust condure à son intention : car il se tenoit à offense du roy, et souvent s'en plaignoit au seigneur de Yeliy, ambassadeur de France. Lesdits seigneurs de Cannes et de Granvelle, principaux entremetteurs des affaires de l'empereur, alléguoient en somme que le roy, sur et pendant les praticques de paix, n'a- Toit deu entrer en guerre ; le seigneur de Yelly , au contraire, leur renumstroit que ceste guerre

ne pouvoit aucunement toucher à l'empereur' et que la praticque mise en avant estoit seulement sur les querelles qui estoient ou avoient esté entre eux, et non point sur celles de Savoye, pour lesquelles ceste armée du roy estoit dressée, mais avecques exprès commandement de ne toucher aucune chose que l'empereur tinst ou possédast, à quelque tiltre et couleur que ce fiist ; que l'on pourroit toutesfoys, si ledit seigneur empereur le trouvoit bon, en vuidant les autres querelles, vuider aussi celle de Savoye par un mesme moyen. L'empereur noonstroit de n'estre du tout hors de volonté de condure les praticques, et tousjours les entretenoit, meslant entre deux vertes une meure, aiijourd'huy doubte, demain espérance, jusques au jour de son partement de Naples, qu'il dist au seigneur de Yelly qu'estant sur son deslogement il ne luy pouvoit donner response résolue, mais qu'à Gaiette les seigneurs de Cannes et Granvelle la luy donneroient.

Ceste remise ne scavoit le seigneur de Yelly s'il devoit interpréter à cérémonie de vouloir faire les choses meurement , ou dissimulation , attendant nouvelles de la levée de ses lansquenets. Et cependant l'empereur ne perdoit temps à presser en toutes manières nostre Sainct-Père de se vouloir déclarer partisan envers luy. Au lieu de Gaiette, le seigneur de Yelly pressa d'avoir response; mais il n'en peut tirer autre , sinon que s'il n'avoit nouvelles du roy, qu'il attendist avoir la response à Romme, pendant quel temps il pourroit avoir nouvelles du roy ; aussi que l'empereur alors pourroit parler du faict de Savoye, lequel il ne pouvoit à son honneur dissimuler. Respondit le seigneur de Yelly que le délayer jusques à ce que l'on eust nouvdles du roy n'estoit sinon perdre temps ; et que le roy n'escriroit riens, qu'il n'eust préalablement response sur les articles dont on l'avoit remis de respondre à Gaiette. Réplicqua le seigneur de Granvelle, qu'il craignoit fort que le traittement que l'on faisoit au duc de Savoye nuisist beaucoup à la conclusion de ceste praticque ; item, que la demande de l'usufruict, et pour le propos que mettoit en avant le roy de ne vouloir abandonner aucun de ses confédérés, desquels propos n'avoit esté parlé auparavant, sembloit à l'empereur que le roy, pour la facilité qu'il auroit trouvée en luy, en baussast d'autant phis ses demandes. Et quant aux cou

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