‹ Le Lucrèse françaisChapitre 17 sur 33 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

liiNvAiK VOUS m'offririp?, vos coup;it)lcs faveurs, Muses ! qui ne cessez, dans un honteux délire. De vous prostituer aux plus vils imposteurs ; La seule Vérité prendra soin de ma lyre.

Je crois à la vertu. Mon cœur la sent, il l'aime : Tout ce (jui n'est pas elle est étranger pour moi. Elle seule est sacrée, elle seule a ma foi. Exceptez la Vertu, le re?te est un problème.

Trop long-tems on a cru que né pour l'ignorance, Le peuple, vil troupeau, par l'instinct seul conduit j A des travaux grossiers bornant son existence, Végétait sur la terre, indigne d'être instruit.

(1) Ces Tétr astiques furent puilics , pour la premicrc fois en 1786 , à Genève; ils reparaissent ici , augmente's...

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Poyr mieux vous asservir, on vous dit incapables D'iiuiour pour la Raison et [lour la Véritél'fiiples ! rignorez-vous ? ou vous berce de fables; Ou place dans F erreur votre félicité.

Mortels, sortez enfin de Votre longue énonce; Brisez en rouçissant les tables de vos lois. Mortels ! de la Raison le règne enfin-,CDiijjnen,cç VjA^..^7f Apprenez vos deyoirs et connaisse^ vos droii^Sj, , ' ,.[

Que fais-tu, prosterné, vil esclave d'un prêtre'; . . . Debout ! respecte-toi; connais ce que tu vaux. Debout! homme! reprends F at,titude d'un m^itre. K'adore ppipt un Dieu. ïu o'us.(jue,dtis égaux. ,

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