ROSE
Leloir cite aussi une statistique personnelle portant sur 312 cas de lupus, observés tant à l'hôpital St-Sauveur de Lille que dans sa clientèle privée. Sur ces 312 cas, 92 étaient localisés aux membres inférieurs.
La localisation du lupus au membre inférieur n’est done pas absolument exceptionnelle, nous voyons même qu’elle est assez fréquente.
La difficulté est plus grande si l’on cherche à savoir quelle est la fréquence de la localisation exacte du lupus au creux poplité. Cette localisation existe pourtant ; l’observation de M. le professeur agrégé Soubeyran, que nous avons placée en tête de ce travail, le démontre. D’autres raisons que nous donnerons tout à l’heure la font admettre aussi. Mais les auteurs n’ont pas pris le soin, dans leurs statistiques, d’accorder une mention particulière à cette localisation, peut-être parce qu’elle n’est, comme nous le “croyons, qu’une étape dans l’évolution et l’extension de la maladie. D’autre part, les statistiques détaillées de Le-. loir et Hahn, citées plus haut, qui à cet égard pourraient nous servir, divergent à ce point de vue spécial dans leurs résultats.
En matière de conclusion sur cette question de la fréquence de la localisation au creux poplité, nous dirons que souvent, cette région doit être le lieu d’origine d’un lupus qui ne tarde pas à en franchir les limites, si une thérapeutique appropriée n’est pas intervenue à temps pour l’en empêcher. C’est pourquoi il est difficile de savoir quelle est la fréquence exacte de cette localisation. En effet, bien souvent on se trouve en présence d’un lupus plus étendu, ayant eu un point de départ poplité.
Causes de cette localisation. — Nous avons dit un peu