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te. Dans bien des cas, il faut l'avouer, le diagnos tic est vraiment impossible.
Une curieuse affection, dont la nature n'est pas connue, doit maintenant nous arrêter : c'est celle que Rayer appelait le pytiriasis des lèvres ; Besnier l’eczéma enfoliant des lèvres, et que Brocq désigne sous le nom de « desquamation persistante des lèvres ». (2) Les lésions sont constituées par la production de squames croûteuses plus ou moins épaisses, qui se détachent progressivement par leurs bords en se recroquevillant et en laissant au dessous un derme rouge, sensible, sillonné de fissures radiées (Ces lésions coïncident fréquemment avec un état opalin de toute la muqueuse interne des joues. Si la desquamation persistante des lèvres peut être facilement distinguée à l'ordinaire, il est à peu près fatal qu'on doive la prendre pour du lupus érythémateux des lèvres s1 elle coïncide avec du lupus érythémateux de la face. Nous ne faisons que signaler cette éventualité, à la rigueur possible.
Tels sont, rapidement esquissés, les différents
(2) Remarque du Dr Fage.
Tir problèmes que l’on peut soulever à propos du lupus érytnemateux des muqueuses. |
S1 l’on envisage la question du diagnostic du lupus érythémateux primitif, on comprend combien elle est ardue. On comprend également combien une manifestation muqueuse très voisine comme aspect objectif du lupus érythémateux des muqueuses coïncidant avec un lupus érythémateux de la peau peut-être difficilement attribué à sa nature étiologique véritable si elle n’est pas lupique. Seuls, les caractères que nous avons donnés en commençant, serviront de guide et l’histologie donnera le plus souvent la clef de l’enigme.
Disons en terminant, pour être complet, que le pronostic du lupus érythémateux des muqueu-
ses ne semble pas devoir être grave.
Nu:
Le Président de Thèse, Dr BRAULT.
Vu, Le Doyen,
GDRTIELET.
Vu et permis d'imprimer, Alger, le 19 Juin 1912, Le Recteur, E. ARDAILLON.