SCÈNE PREMIÈRE
MAÎTKE FEKKARI, l%iriinEiit prll de <ia.
Non, Giannina, j'ai faic un serment d'honnéce homme Ec je veux le tenir. Aussi vrai qu'on me nomme
Taddeo Ferrari, maître et patron luthier A Crémone et syndic des gens de mon métier Dont aux processions je porte la bannière, Tu seras mariée et de cette manière...
GIAKNINA.
Mais, mon père...
MAÎTRE FERRARI
J'agis très-raisonnablement.
Notre vieux Podestat, décédé récemment, — Que Jésus le reçoive en ses miséricordes ! — Voulant que le renom des instruments à cordes Sortis de notre vieille et fameuse cité Reste dans l'avenir toujours plus mérité.
Vient de léguer sa chaîne en or à Thomme habile Qui ferait le meilleur violon de la ville.
Le concours est ouvert et se juge aujourd'hui. Et moi, simple artisan, mais m'inspirant de lui. Aux compagnons luthiers assemblés en famille, J'ai promis de donner ma maison et ma fille A celui qui, par son talent dans notre état. Aurait la chaîne d*or du défunt Podestat.
C'est convenu, conclu, réglé ! Donc, point d'affaire !
GIANNINA.
Je vous ai dit que j'ai quelqu'un que je préfère.