SCENE IL
Seule un instant, Giannina pousse un soupir; puis Sandro entre 1 gauche» portant un violon dans un étui en bois noir qu'il pose sur le comptoir a gauche.
SANDRO
Eh bien, signorina?
GIANNINA.
** Sandro !
SANDRO, lui prenant les mains.
Quelle nouvelle ?
Le maître garde-t-il toujours dans sa cervelle
Sa résolution de ne vous marier
Qu'à celui qui sera le meilleur ouvrier?
GIANNINA.
Hélas! plus que jamais.
SANDRO
Quelle folie extrême!
Mais a-t-il su de vous à quel point je vous aime^ Et que, si je n'ai pas votre main, j'en mourrai? Qu'a-t-il donc répondu?
GIANNIKA.
Que je vous oublîfaî.
SANDRO
Le cruel!
GIANNINA, montrant l'étn! & violon.
Avez-vous fini votre chef-d'œuvre ?
Fussé-je paresseux autant qu'une couleuvre.
J'eusse été toujours prêt; car, hélas! c'est en lui Qu'est mon dernier espoir, et l'on doit aujourd'hui, Par la voix des experts, à la maison commune, Décider de ma bonne ou mauvaise fortune,
GIANNINA.
Aumoias, en êtes-vous satisfait?