SCENE IV
LES mÊ^ES, m<i4jri{E FET{fI{çi4T{I.
MAITRS FERRARI, un peu plus gris que d'abord et portant un panier à bouteilles.
C'est étrange !
Voilà plus de vingt ans, mes amis, que je range Mes deux sortes de vin en un lieu bien couvert : A droite, cachet rouge; à gauche, cachet vert. Personne n'entre là, j'ai la clef dans ma poche. Eh bien, je viens de voir, soit dit sans nul reproche, Que mes vins, qui sont là de toute éternité, M'ont fait le mauvais tour de changer de côté. Hein ! Mes flacons entre eux font-ils donc la débauche. Ou ne connais-je plus ma droite de ma gauche ?
GIANNINA.
Mon père...
MAÎTRE FBRRARI.
Toi, fillette... Eh bien, je te cherchais.
Tantôt, quand on aura fait grincer les archets Et qu'enfin nous saurons à qui je te marie.
Je reçois à dîner toute la confrérie.
Vieoa donc m'aider à mettre, afin que je sois beau, Ma perruque de fâie et mon habit barbeau.
En manquant de tenue, un homme se dégrade.
Viens!