‹ Le luthier de Crémone: comédieChapitre 10 sur 28 · SCENE m · texte numérisé non relu

SCENE m

Infirme et se traînant sur sa patte brisée.

En voyant cette bête ainsi martyrisée, J'eus le cœur soulevé d'un douloureux émoi; Je croyais voir souflfrir un humble comme moi. Bravement je m'élance au sein du populaire ; En demandant pitié, j'excite la colère.

Ah! Ton ne songe plus à la bête^ à présent.

Lapider un bossu c'est bien plus amusant !

Je me mets à courir, les traînant à ma suite, J'enfile une ruelle, une autre, et, sans ma fuite. On m'eût assassiné, cela n*est pas douteux, Mais j'ai sauvé la vie au pauvre chien boiteux!

Il tombe épuisé sur un fauteuil.

CI A K NI N'A, posant son mouchoir trempé d*eau sur le front de Filippo.

Ces vagabonds! Vit-on jamais tant. de malice? Pauvre garçon !

FILIPPO, à part.

Sa main sur mon front ! ô délice !

GIANKINA.

Êtes-vous mieux ?

FIL IBP G, se levant etd*une voix trés-émue.

Merci! Je n'ai plus mal.

SANDRO, àpart.

Vraiment,

ï6 LE LUTHIER DE CRÉMONE.

C'est trop d'émotion pour un remercîment !

Je ne me trompe pas. Il l'aime!

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